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Rencontre avec Derek Lam

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Depuis sa première collection, Derek Lam ne cesse de renouveler la définition du luxe moderne. Couronné de récompenses, il est aussi directeur de création de Tod's depuis 2006. A quelques jours de l'ouverture de la première boutique de sa marque, Rachèle Bevilacqua l’a rencontré à New-York.

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Rencontre avec Derek Lam

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Cinq après avoir lancé votre marque, vous ouvrez une boutique. Quelles ont été les étapes qui vous y ont mené ?

Nous avons toujours eu l'intention d'ouvrir notre boutique car nous savions que pour inscrire une marque dans le temps, il faut impérativement contrôler le message qui est délivré et la façon dont les vêtements sont présentés. On a donc attendu le moment où je me suis senti à l'aise dans la création de vêtements comme dans celle des accessoires.  Avoir un magasin en nom propre est la meilleure façon d'exposer notre philosophie : avoir des matières de qualité, être formel mais informel, dessiner des pièces qui permettent à la femme de créer son propre style. C'est de cette façon que nous avons eu envie d'aborder notre tribu. Nous ne sur intellectualisons pas le vêtement.

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Rencontre avec Derek Lam

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Quelle est votre définition de la qualité?
Il s'agit de la qualité des matières. Ce sont des tissus italiens, français, anglais. Je travaille avec une usine en Italie et parfois une en Chine, qui effectue un travail remarquable. La qualité, c'est aussi créer des vêtements qui vont durer plus d'une saison, voire plus d'une génération. Il faut se rendre à l'évidence, le luxe ne suit pas le rythme des saisons. Enfin, c'est dessiner des vêtements légers que l'on peut porter dans des occasions diverses.
 
Comment définiriez-vous la femme Derek Lam?

C'est une femme indépendante, de ma génération - 35-40 ans-, active, qui aime la mode mais n'en fait pas sa priorité. C'est une femme qui vit avant tout pour ce qu'elle est.
 
En deux mots, il s'agit de la New-Yorkaise!
Les Françaises s'y retrouvent aussi ! Mais c'est vrai quand je vais à Los Angeles, à Dallas ou en Floride, je me dis que les femmes Derek Lam sont New-Yorkaises. Elles travaillent, elles n'aiment pas l'oisiveté, elles ont des vies très bien remplies et elles ne cherchent pas forcément à avoir la dernière pièce à la mode car elles préfèrent déguster un bon repas ou partir en voyage ...

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Le cabinet d'architecture japonais Sanaa a dessiné votre boutique (on leur doit le magnifique Musée d'Art contemporain de Kanazawa, le New Museum à NYC, le Pavillon de verre du Musée de Beaux-Arts de Toledo dans l'Ohio et deux boutiques Christian Dior à Tokyo). Comment les avez-vous rencontrés?
 
J'ai rencontré Kazuyo Sejima, l'une des deux associés, via mon partenaire avec qui il travaille depuis longtemps. J'aime son esthétique et nous sommes devenus amis. Je voulais un espace qui donne une sensation de légèreté, de fluidité, qui donne l'impression de vivre un rêve éveillé, qui soit un peu retiré de la folie de NY tout en gardant ce sentiment d'être unique. Ils ont créé un espace défini mais non défini grâce à la mise en place de murs transparents, très fins en acrylique, et à l'absence d'angle droit. Le cabinet Sanaa porte une grande attention aux proportions des espaces et cela rejoint mon travail.

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Vous avez été également très attentif au quartier...
Nous nous sommes en effet installés sur Crosby dans l'Est de Soho, un coin très particulier car c'est le seul cul de sac qui existe à Manhattan et c'est ici que Ted Muehling, De Vera, Jil Sander et BDDW se sont installés. Je tenais également à avoir des voisins dont je me sente proche. J'admire leur magasin, leur design, leur façon de travailler, ils représentent le luxe d'aujourd'hui. Opening Ceremony est un autre excellent exemple du genre mais eux sont un peu plus haut.
 
A quoi ressemblera la prochaine collection?
Je suis tombé sur un livre photos sur les anciennes devantures de magasins à NYC. Ces images m'ont frappé. Elles m'ont donné envie de me plonger dans le graphisme américain d'autrefois. J'ai donc passé du temps à Coney Island, à Rehoboth Beach et à Asbury Park, des villes de bord de mer qui ont eu leur grande époque et qui, aujourd'hui, sont abandonnées. Ces humeurs mélancoliques, nostalgiques, ces couleurs passées et ces graphismes vont inspirer mes imprimés et mes couleurs  mais je n'ai aucune intention d'idéaliser le passé.

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