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Tendance : faut-il oser l'imprimé grosse fleur?

Faut-il oser les grosses fleurs ?

On reproche souvent à l’imprimé fleuri son côté gnangnan. Voilà qu’il se révolte et bourgeonne en grand format. Une bonne nouvelle ?

La grosse tendance de la saison ne donne pas dans la fine fleur. On oublie le bouquet de violettes et l’éclosion de bébés pâquerettes pour donner dans le bouquet XXL. Déjà l’été dernier sur les podiums, on avait vu fleurir de jeunes pousses très en forme. Cette année, bucolique, graphique ou exotique, la fleur explose sur des bombers, robes trapèze, Michael Kors, Valentino, Blumarine, Zara, Marks & Spencer, Mango and Co, on la cueille par brassées foisonnantes. Cette explosion solaire qui revient à chaque décennie nous réjouit autant qu’elle nous intimide.

Faut-il investir ? Un peu/beaucoup…

Tout dépend de ses habitudes vestimentaires. Quand on batifole de tendance en tendance, on a forcément vite envie de passer à autre chose. On a donc intérêt à ne pas mettre plus de la moitié de son budget mode dans une grosse pièce qui nous empêcherait de nous amuser jusqu’à la fin de l’été. On craque sur un T-shirt ou une robe petit prix qui fera la saison sans pâlir en accompagnant les autres tubes de l’été : veste army ou pattes d’eph. Au contraire, si on trouve sa garde-robe trop frileuse, c’est peut-être le moment d’injecter du coquelicot (= une pièce forte) pour lui donner de la saveur. Parce qu’après tout, on peut aussi se lasser des sempiternels T-shirt gris. Alors si coup de cœur il y a, on dit oui à la belle chemise en soie ou au petit blouson qui sauront dynamiser sans effort un vestiaire basique. A condition de les regarder (et de les porter) sans appréhension. 

En dehors d’un pique-nique champêtre, c’est possible ?

Pas envie d’être rattrapée par un essaim d’abeilles moqueuses au bureau (= "heureusement que je n’ai pas le rhume des foins"). Pour importer les fleurs dans la vraie vie, on oublie l’esprit Belle des champs (robe 70’s + talons en bois)  sympathique en RTT, mais hors sujet en réunion de budget. L’imprimé du moment se suffisant à lui-même, on lui épargne volants et rubans. On l’apprécie sur des coupes simples et nettes. Résultat, on ne choque personne en associant un chemisier camélias à un pantalon à pinces, une jupe droite jonquilles à une chemise en soie noire ou un T-shirt hibiscus à un blazer marine. Attention, on se méfie du pouvoir euphorisant des fleurs, on les apprécie avec modération et on n’accentue pas avec des boucles d’oreilles ananas ou un cabas en paille. Pour compenser le côté "show off " de la jardinerie, on compte sur des accessoires classy : escarpins camel, sandales reptile, petit cartable chocolat.

On recycle la nappe de tata Marcelle ?

Pas de demi-mesure. Même si on a toujours droit au Liberty joli, la fashion nous somme de voir plus grand. Impossible de faire dans la discrétion, on y va franco. Les audacieuses misent sur un all over flower power, fleuries jusqu’aux pieds en combi ou en robe longue (effet "waouh"). Les autres commencent en douceur avec un chèche ou un sweat. On fait ce qu’on veut à condition de ne pas se jeter sur le premier bouquet de tournesols géants venu. Au contraire. La grosse fleur demande un certain niveau d’exigence. Si on n’est pas obligé de connaître le nom latin des semis, on doit faire confiance à son (bon) goût. L’imprimé est criard/pâlichon/délavé/mémé ? On passe son tour. S’il fait envie, c’est bien parti, on s’autorise un essayage. En cas de doute, on se fie à la qualité du tissu : s’il est cheap, l’imprimé risque de l’être aussi. On évite donc le vilain synthétique ou le coton bas de gamme qui porte rarement beau les couleurs. Dommage pour des fleurs !

Fleurir, ça fait grossir ?

Peut-être. Ce genre d’imprimés volumineux peut vite prendre toute la place. Si on est un mini format, on oublie le total look pour se concentrer sur des pièces peu encombrantes dans lesquelles on ne risque pas de disparaître (top sans manches ou robe courte). Avec des rondeurs, on évite les formes floues et trop larges (robe sac, blouse mi-longue) pour des coupes structurées (robe à basques, jupe trapèze, top épaulé) qui montrent qu’on a une taille et des jambes. Et bien sûr, on ne porte qu’une pièce fleurie par look. A la rigueur, on mixe avec des rayures fines verticales pour une silhouette arty. Côté couleurs, les fleurs suivent sans fausse note le tempo de l’été kaki, camel et denim.

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Isabelle Thomas
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