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Chroniques de Fashion Week : Paris, jour 1

Chroniques de Fashion Week : suivez Paris 2015 en live !

Alors que la Fashion Week de Milan se termine, Glamour vous embarque sans attendre à Paris, son fief. Défilés, bruits de couloir et point de vue décalé, suivez notre équipe dans la capitale de la mode !

Jour 1 - mardi 23 septembre

Après une journée harassante, les premiers défilés de la Saint-Germain-des-Prés avait changé : langues étrangères, chaussures conceptuelles ou rédactrices célèbres, les terrasses du Café de Flore ou du Progrès annoncaient la température de la longue semaine à venir. De notre côté, notre planning bien en main, nous révisions nos classiques, excitées à l'idée de recevoir le monde de la mode à Paris. Chez nous, enfin. Dès le lendemain, c'est l'effervescence : il est temps de s'emparer des deux invitations du jour ; Anthony Vaccarello et Jacquemus. Un tandem aux antipodes que l'on découvrira (presque) au même endroit, la Cité de la Mode et du Design, dans le 13ème arrondissement. A 17h, la rédaction s'ébranle. Contrairement à New York, à Londres ou à Milan, cette fois-ci, notre équipe est en force. Dans la voiture qui nous conduit, les discussions vont bon train : que nous réserve le timide Anthony Vaccarello, spécialiste des cuirs noirs et des coupes sexy ? Va-t-on retomber en enfance avec Simon Porte Jacquemus, qui nous avait déjà suprises avec sa dernière vidéo ? Une fois sur les lieux, l'atmosphère se tend. Entre les colonnades recouvertes de graffitis qui accueillent le show Vaccarello, nous repérons Lou Doillon, Caroline de Maigret et les Twins, les danseurs français stars des concerts de Beyoncé qui nous proposent un selfie. Définitivement cool.



A l'intérieur, malgré l'espace gigantesque, l'ambiance est intimiste, feutrée. Les spots s'allument, plongeant en quelques secondes l'assistance dans le silence. Une première silhouette s'avance. Mica Arganaraz, stoïque, parcourt le long catwalk bétonné, les yeux fixant les photographes. Un sweat estampillé "Vaccarello Spring Summer 2015", une jupe en cuir asymétrique... et un déhanché sexy, la signature du créateur. Les looks s'enchaînent. Le designer délivre une collection sexy au possible, presqu'obsessionnelle. Pour la majorité des silhouettes, Anthony Vaccarello impose une asymétrie en deux tons : on dévoile d'abord la cuisse, puis l'épaule. Les chemises s'entrouvrent et les escarpins, très hauts, allongent les jambes, avant de laisser place à une série de robes et jupes recouvertes des mots "spring summer". Un pied-de-nez à ceux qui le trouvaient trop classique ? Peut-être, et c'est réussi.



19h. A quelques mètres du show d'Anthony Vacarello, nous pénétrons dans l'antre de Jacquemus. Comme à son habitude, le jeune créateur parisien réalise un happening aux couleurs de son thème : les Parasols de Marseille. Dans cet espace minimaliste, le catwalk encercle un amoncellement d'objets de décoration... estivale : parasols (évidemment), bouées, bateaux gonflables, transats... Un univers qui colle parfaitement à l'imaginaire débridé du designer. Les lumières se tamisent. Dans la salle, tous attendent de découvrir la collection printemps-été 2015 de celui qui affole le petit monde de la mode. Nous nous installons, à quelques pas de la jolie Jeanne Damas, éternelle muse et amie de Simon. Les lumières froides laissent place à celles du podium, et la bande-son s'enclenche. Le ressac des vagues, un air dansant... Et puis une voix, grave, qui susure un "Monaco... 28 degrés à l'ombre...". Un fou-rire parcourt la salle.



Comme chaque saison, le créateur frappe fort, et toujours là où on ne l'attend pas. Après une longue introduction musicale qui nous donnerait presque envie de danser, Joséphine Le Tutour émerge des coulisses, le sourire aux lèvres. Débraillé, le top français évolue sur le catwalk avec une démarche pourtant lascive, dévoilant un maillot de bain rayé que l'on distingue sous une chemise blanche asymétrique et une jupe mal ajustée, comme enfilés à la va-vite après la plage. La série se poursuit. Les mannequins, toutes en Stan Smith et chaussettes blanches, les cheveux humidifés par l'eau de mer, affichent des dégaines de jeunes femmes étourdies, inconscientes de leur sex appeal, flottant dans des vêtements hostensiblement trop larges, inspirés des tabliers des marchés alentours, comme empruntés à l'hôtesse de caisse ou aux vendeuses de l'enfance de Simon.


Après 16 looks androgynes, Joséphine Le Tutour réapparait, radieuse. Pour sa seconde série, Simon Porte Jacquemus imagine un vestiaire plus féminin, plus sexy, et plus réfléchi. Après la plage, on imagine une virée dans les rues de Marseille... Avec les rayures pour fil conducteur, le designer déconstruit les silhouettes en jouant la carte de l'asymétrie, notamment sur des robes ou des jupes, qui semblent pivoter autour des tailles de leurs modèles. Robes trapèze minimales, empiècements colorés imitant la forme d'un ballon de plage et du soleil, Jacquemus se joue du mobilier urbain et signe une collection forte, décalée, mais tout en mesure.


Un show clôt en musique par une armée de mannequin souriants (et ça fait du bien) sautillants, et applaudissants autour du créateur phénomène. On passe nos vacances à Marseille ?

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