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Chroniques de Fashion Week : Paris, jour 2

Jour 2

Après une première journée mouvementée, la Fashion Week se poursuit. Suivez la team Glamour à Paris dans nos chroniques de Fashion Week !

Jour 2 - mercredi 24 septembre

Christophe Lemaire, Cédric Charlier, Guy Laroche, Dries van Noten... La journée qui s'annonce filera, comme les précédentes, à vive allure. Et au petit matin, ce sont les claquements de nos talons sur les dalles du quai François Mauriac, au cœur du 13ème arrondissement, qui résonnent en face de la Bibliothèque Nationale de France, espace historique qui accueillera pour l’occasion le défilé christophe Lemaire. Tels deux mastodontes, les deux tours de la bibliothèque, dont l’architecture reprend la forme des pages d’un livre, semble geler l’espace, laissant le temps suspendu. Face à ces monuments de la culture, les streetstylers, aguerris, n’hésitent pas à héler les modeuses, dont toutes les silhouettes se découpent étrangement face aux centaines de marches de pierre de l’esplanade.


Photo : Jonathan Paciullo / FrenchyStyle.fr

A l’intérieur, le soleil qui filtre au travers des immenses baies vitrées inonde la pièce, miroitant avec paresse sur les bancs restés vides et le catwalk, insensible à l’agitation ambiante. Avec une palette de couleurs restreinte - bleu nuit, noir, gris, blanc, une unique silouhette carmin – le duo de créateurs, composé de Christophe Lemaire et de Sarah-Linh Tran, délivre un vestiaire de Parisienne au chic sans effort par excellence. A chaque passage, c’est Caroline de Maigret, Lou Doillon ou Jane Birkin que l’on s’imagine, tout en chemises fluides, pantalons d’hommes raccourcis et trenchs virevoltants. Tout ce que l’on aime.



Après Cristophe Lemaire, c’est maintenant au tour de Cédric Charlier. A un feu rouge, nous levons le nez de notre téléphone : nous sommes place de la Bastille. L’espace d’un instant, nous réalisons la chance que nous avons d’habiter Paris, capitale sublime dont le cœur semble résider ici, au cœur du Génie de la Liberté. Quelques minutes plus tard, nous arrivons rue Yves Toudic, dans le 10ème arrondissement. Cette saison, c’est ici que défile Cédric Charlier, dans cette rue que l’on connait bien, puisque c’est ici même que l’on organise notre désormais célèbre Vide-Dressing des rédactrices. Pour le printemps-été 2015, le designer s’essaye au layering, cette tendance consistant à superposer plusieurs étoffes de différentes longueurs les unes sur les autres, technique que l’on avait notamment aperçue chez Fendi pour l’été 2014. Avec une démarche lente, les mannequins se succèdent, révélant des pièces qui semblent vivre indépendamment des corps qui les portent. Entre deux allées, nous flashons sur les chaussures nouées du show, dont les cuirs ou les tissus satinés habillent la jambe avec un chic fou.


A 15h, après un passage éclair à la rédaction, il est déjà l’heure de filer chez Dries van Noten, spécialiste des shows magistraux. D’ailleurs, son invitation donne le ton : loin des habituels lourds cartons imprimés, le label du créateur belge a expédié par coursier de petites pousses de lichen scellées dans une boîte en Perspex. Une poignée de naturel qui fait déjà rêver.


Aux abords du Grand Palais, les rues sont noires de monde. De nombreux passants, simples curieux ou badauds, observent la scène, amusés. A l’entrée, il faut dire que la scène peut être cocasse : les vigiles, patibulaires, en lunettes et costumes noirs, ne laissent entrer que celles qui brandissent leur mystérieuse petite boîte. Et une fois à l’intérieur… c’est la stupeur. Seul le catwalk est éclairé. Un podium mousseux, végétal, vivant. De plus près, nous nous rendons compte qu’il s’agit en réalité d’un tapis reproduisant à la perfection la litière d’une forêt luxuriante. A posteriori, nous apprendrons qu’il s’agit d’une pièce réalisée à la main par la très talentueuse artiste argentine Alexandra Kehayoglou, spécialisée dans la création de sols artistiques inspirés des végétaux.

Petit à petit, les invités ébahis gagnent leurs sièges, impatients de découvrir la suite. Dès les premiers looks, les couleurs sont chaudes, animales. Impressions ocres, soie satinée, empiècement "plumes de paon"… Les tops défilent à allure constante sans aucune musique, si ce n’est le chant des oiseau et le gazouillis de l’eau. Une collection bohême et arty ultra rafraichissante incarnée par des mannequins venant s’asseoir à même le podium dès la fin du show.

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