• Minute Crush
  • Calendrier de l

Actuellement en kiosque !

GL cover mag Mai 2016 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
Inboard

Chroniques de Fashion Week : suivez la team Glamour à Milan !

Chroniques à Milan

Alors que la Fashion Week de Londres se termine, Glamour vous embarque sans attendre à Milan, où la capitale de la mode italienne nous ouvre ses portes. Défilés, bruits de couloir et point de vue décalé, tout est là !

Jour 1 - mercredi 17 septembre

Dans la voiture qui nous conduit au centre de Milan, nous observons de près le planning qui nous attend pour la journée. Comme chaque saison, nous commencerons avec Gucci, sur la Piazza Oberdan. Une fois arrivées, nous avons à peine le temps d'enfiler une paire d'escarpins à l'hôtel : bienvenido a Milano ! Sur la place, tout le monde est là : les photographes, plus nombreux qu'à Paris, mitraillent tout ce qui bouge, et l'atmosphère, plus détendue qu'à Londres, se fait chantante. "Ciao bella", "come stai ?" : des intonations qui, en réalité, nous manquaient depuis la dernière saison. A l'intérieur, deux larges rangées de bancs se font face, séparées par un podium surélevé, illuminé. Les mannequins vont bientôt faire leur entrée... Au front row, on devine Anna Wintour, mais aussi Kate Moss et Charlotte Casiraghi...



Un premier look immaculé porté par le top Carolin Loosen entre en scène, suivi de près par un manteau d'été en daim naturel. Les coupes sont nettes, courtes, sportives. Les sacs, que l'on croirait classiques, affichent des détails sportswear innatendus avec des lanières tricolores façon ceinture de sécurité, avant de laisser place à une nouvelle série, ultra denim. On craque immédiatement pour la robe en jean lacée que porte la belle Vanessa Moody. Une pièce au chic indicible et au tombé impeccable qui s'intercale de manière surprenante avec des silhouettes aux couleurs vives, bordées de fourrure. Ce n'est qu'après plusieurs silhouettes que l'on perçoit une nouvelle signature de Frida Giannini, plus japonisante que jamais. Kimonos revisités, cuir ceinturé et impressions façon estampes, la designer invite un vestiaire traditionnel à sa collection chicissime avec des robes lamées fluides et faciles à porter. C'est frais, maîtrisé, on aime !

18h. Le défilé printemps-été 2015 d'Alberta Ferretti nous a mis en retard. Pourtant, pas question de manquer celui de N°21, l'une de nos maisons coup de coeur. A peine installées (avec difficulté), les lumières se tamisent. Pendant près de dix minutes, l'assistance retient son souffle. Pour la belle saison, le label italien impulse une nouvelle manière de concevoir la mode avec une collection spectaculairement millimetrée. "Rococo militaire", écrira Tim Blanks, rédacteur pour Style.com. "Bourgeoise punk" laissera filtrer le designer en backstage, Alessandro Dell'Acqua. Mais au final, peu importe la manière de le dire ; il s'agit bien d'un mix monumental entre des mondes opposés. De notre côté, pas de doute possible : "c'est l'armée qui a rencontré Elizabeth II". Les pierreries se juxtaposent à des parkas militaires, elles-mêmes portées avec des jupes, des pantalons 7/8ème ou des bloomers satinés. Une collection sans faux-pas orchestrée d'une main de maître dont on partage totalement la vision éclectique d'un dressing où les codes du masculin, du féminin ou du luxe se confondent sans jamais virer bling ou androgyne. Définitivement notre coup de coeur.


 

Jour 2 - jeudi 18 septembre

7h30. La nuit a été courte. Aujourd'hui, notre premier show débute à 9h tapantes, avec Max Mara. Notre mine renfrognée d'un réveil trop matinal est pourtant vite oubliée lorsque l'on nous apporte un café "à l'italienne". A croire qu'il n'y a qu'ici que l'on apprécie vraiment son amertume. Dans la voiture, notre chauffeur s'inquiète : le trafic risque d'être perturbé. Pourtant, nous parvenons au défilé sans encombres, secouées comme chaque saison par les klaxons omiprésents et autres jurons inaudibles des chauffeurs voisins, nous faufilant habilement parmi les photographes et les attachés de presse, carton d'invitation en main. A l'intérieur, l'ambiance est feutrée, étrangement allanguie. Les bancs séparent l'espace pour former un podium en U. Une organisation ultra classique qui correspond bien à l'univers Max Mara. Dès les premières notes de musique, Roxy Kiscinska émerge des coulisses. Avec une dégaine qui pourrait être casual, le top, également visage de la marque pour l'automne-hiver 2014-2015, réinterprète des codes que l'on pensait dépassés. Bob imprimé, robe mi-longue et bottes hautes ; une nouvelle vision du chic en version print total look. Les silhouettes suivantes impriment définitivement cette mi-longueur comme l'un des must de la prochaine saison : pantalon 6/8ème, manteaux d'été, robes ou jupes... Un joli pied de nez au mini et au maxi que l'on avait beaucoup vu durant l'été 2014.



9h45. Le défilé vient tout juste de se terminer. La foule s'agite, nerveuse. Nous n'aurons qu'un petit quart d'heure pour rejoindre la Via Bergognone, lieu rituel du défilé Emporio Armani. Le designer, véritable légende vivante en Italie, fait aujourd'hui défiler tous ses mannequins dans un univers ultra sombre, où seuls quelques spots éclairent des silhouettes d'un bleu électrique, vif, fulgurant. Une couleur que le créateur ne choisit pas au hasard, puisque c'est elle qui domine la majorité de ses 20 dernières collections... On croirait presque à une rétrospective...



Durant le reste de la journée, les shows s'enchainent : les attitudes preppy et fleuries de Fendi (à gauche), où l'éternelle Cara Delevingne ouvre la danse, les couleurs pétillantes de Dsquared² (au centre) ou l'ethnico-chic de Just Cavalli (à droite) nous donnent le tournis...



A 18h, la pression monte... Nous pénétrons dans l'antre de Miuccia Prada. Comme chaque saison, la directrice artistique installe un décor monumental. Cette année, c'est l'agence AMO, en charge de l'espace, qui a imaginé des sièges encerclant de hautes dunes de sable mauve, presqu'irréel.

Retrouvez ici l'intégralité de notre décryptage du défilé printemps-été 2015 Prada !
 

Jour 3 - vendredi 19 septembre

Sportmax, Blumarine, Giamba, Versace... La matinée s'annonce mouvementée. A midi, nous découvrons Giamba, la nouvelle ligne du créateur Giambattista Valli. Plus simple, plus épurée, plus jeune aussi, le designer délivre un show enchanteur, où la précision des coupes rivalise avec celle des détails : transparence, broderie et empiècements. A l'image des lignes bis d'autres créateurs italiens (Versace et Versus, Prada et Miu Miu...), Giambattista Valli complète son offre avec des robes trapèze, des collants à pois 60's et de très beaux imprimés floraux. C'est réussi... et facile à porter.

20h. Le soir venu, comme chaque saison, la sphère mode se rassemble devant les portes du défilé Versace. L'ambiance y est étrange, presque religieuse. Avec la nuit, l'abscence de photographes libère l'espace et permet de se concentrer sur l'essentiel. A l'intérieur, un long podium surélevé sépare le lieu en deux zones d'ombre bien distinctes. Les people à droite, la presse, à gauche. Au premier rang, Anna Wintour est la seule à s'être déjà installée, comme souvent. Nous prenons place, quelques minutes à peine avant le début du show. Dès les premières silhouettes, Donatella impose le style Versace : du noir, du blanc, du métal doré. Pourtant, après quelques looks, son univers évolue, se fait plus doux, plus sucré. Des crop tops color block, des robes droites... Un retour au naturel mis en exergue par des accessoires toujours très travaillés : mules ouvertes, sacs compartimentés XXL et autres talons en Perspex complètent des looks forts et empreints de vie. C'est oui !


 

LIRE LA SUITE
Inread
Loginnn

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.