• Minute Crush
  • Calendrier de l

Actuellement en kiosque !

GL cover mag Mai 2016 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
Inboard

Chroniques de Fashion Week : suivez Londres en live !

Streetlooks à la Fashion Week de Londres

Alors que la Fashion Week de New York se termine, Glamour vous embarque sans attendre à Londres, où la capitale, enfant terrible de la mode, nous ouvre ses portes. Défilés, bruits de couloir et vrais reports, tout est là !

Jour 1 - vendredi 12 septembre

A peine remises de nos émotions new-yorkaises, nous voilà, filant dans l'Eurostar qui nous conduira au coeur de la Fashion Week londonienne. Réputée pour être la plus créative, on apprécie déjà son programme, parfaitement ficelé, qui mêle petits créateurs (Eudon Choi, Jasper Conran, Holly Fulton...), labels émergents (NEWGEN by Topshop, Antipodium...) et grosses têtes d'affiche (Burberry Prorsum, Paul Smith...). Pourtant, ce n'est qu'à l'hôtel que l'on commence à ressentir une sorte d'effervescence imperceptible. A l'entrée, presque toutes les voitures sont estampillées "London Fashion Week". Sur le comptoir de l'accueil, un énorme sac en papier Moschino attend gentiment sa propriétaire. On s'approche. "Atn : Jourdan Dunn". Nous sommes donc dans le même hôtel que l'un des tops les plus prisés du moment : une nouvelle qui se confirme dans la seconde, lorsqu'une nuée d'attachés de presse et d'agents papillonnants entourent une Jourdan en total look bleu et nouvelle coupe de cheveux courts. Sublime. Dans notre chambre, des dizaines de cartons d'invitation. L'aventure peut commencer...


15h. Pas le temps de rêvasser. Kirk, notre chauffeur, nous attend déjà pour nous conduire à la Somerset House, le lieu où se tiennent les shows sponsorisés par le British Fashion Council, parrain historique de l'événement. Sur place, un écran qui diffuse en live tous les shows, même secrets, invite le public à découvrir les collections de l'été prochain.


Ici, on court partout. Les photographes poursuivent les modeuses qui poursuivent les attachés de presse qui poursuivent les créateurs. Là-bas, un groupe de mannequins, reconnaissables entre tous à leurs jambes interminables, à leur total look noir et à leur no make up, fument une cigarette, presque en cachette. Plus loin, un chauffeur aide une modeuse à se hisser hors de son cabriolet. Somerset House, conçue comme un groupe de bâtiments partageant une immense cour carrée, abrite de nombreux showrooms éphémères. On y découvre la sublime Catherine Quin, designer basée à Los Angeles et qui y présente sa nouvelle collection, baptisée ultrablack, logiquement composée de noir, et de rien d'autre. Nous restons de longues minutes avec cette passionnée : "J'ai voulu créer une garde-robe aussi chic qu'intemporelle, aussi habillée que décontractée. J'ai travaillé mes coupes jusqu'à obtenir des tombers et des touchers parfaits." Un travail de longue haleine qui ne laisse pas indifférent. Affaire à suivre...


17h30. Entre deux rencontres, une nouvelle présentation se lance. Il s'agit de Shrimps (crevettes, en anglais), une nouvelle marque imaginée par Hannah Weiland, une ancienne élève du prestigieux London College of Fashion. Son créneau ? Des sacs et accessoires composés... de fausse fourrure. Traçabilité maximale, matières de qualité (coton, soie sauvage, fibres de laine...) et design recherché, tout l'opposé de l'idée que l'on se faisait de la fausse fourrure de pacotille. D'ailleurs, ce n'est pas Alexa Chung, conquise, qui aurait pu dire le contraire.


19h. L'heure du crime, mais aussi celle du dernier show de la journée. Pour le printemps-été 2015, le trio de créateurs à l'origine de Christopher Raeburn imagine une femme rebelle, à l'esprit teen vagabond. Drappés sahariens et imprimés all over "mappemonde", juste de quoi se projeter dans un trip étudiant de fin d'études. Frais ! Jusqu'ici, tout va bien...

Jour 2 - samedi 13 septembre

Il est 7h. Depuis notre chambre d'hôtel, le ciel est lourd, gris, inhospitalier. Nous nous apprêtons à vivre la journée la plus chargée de notre calendrier de Fashion Week. Pourtant, malgré l'heure matinale, il est déjà temps de filer. Nous avons rendez-vous à la Victoria House pour nous infiltrer dans les backstages du défilé Barbara Casasola, qui a officiellement lieu à 9h. Sur place, c'est l'effervescence. Les retoucheuses reprennent des ourlets, les maquilleurs se pressent et les mannequins patientent, comme souvent. Entre deux portants de vêtements, nous croisons la belle Hollie May Saker, l'un de nos tops favoris. Evidemment, impossible de se faire une idée de la collection, puisque les essayages n'auront lieu que pendant les quelques minutes précédant le show. Confidentialité oblige... A 9h, il est temps de rejoindre la salle, subitement bruyante et bondée, alors que nous la découvrions si calme à l'aube. Le show peut commencer. Dès les premières notes de musique, les looks s'enchainent. Tailleurs vaporeux, robes bodycon fluides et tops à fleur de peau, Barbara Casasola se réinvente en proposant des coupes et des choix de matières plus réfléchis que les saisons précédentes. Abandonnés, les bords bruts effilochés, et place aux ourlets bien ficelés, plus chic et plus nets. Contrairement à sa collection printemps-été 2013, la designer flatte la cambrure, dévoile la poitrine et des courbes sensuelles avec une subtilité maîtrisée et une palette de couleurs variant de l'orangé au gris perle, rappelant les levers de soleil de son Brésil natal. On peut essayer ?

9h45. Il est temps de se rendre à la présentation de la nouvelle collection d'Orla Kiely. Déco, high-tech, mode, arts plastiques... La créatrice la plus poyvalente de ces 10 dernières années avait déjà donné le ton avec une invitation contenant des graines de vraies fleurs amenées à fleurir au printemps. On aura rarement vu plus chou... A la Vinyl Factory, l'ambiance est détendue. Petit à petit, la grande salle intérieure se remplit, attendant patiemment le défilé de celle dont tout le monde parle. A la clé, un show "fleuri" hors du commun, hommage aux 60's chères à la créatrice. Un moment magique mixant une performance artistique live et une scénographie peu commune, difficile à retranscrire par l'image, et que l'on dévoilera donc en vidéo.

 
Il est déjà l'heure de repartir. Loin des défilés, nous nous rendons au 70 Berners Street, les locaux officiels de Topshop, où nous allons rencontrer Kate Phelan, ex co-directrice mode de l'édition anglaise de Vogue, et depuis 2011 directrice artistique et styliste pour Topshop. Toute l'équipe créative est sur place pour préparer le défilé printemps-été 2015 de Topshop Unique, qui aura lieu le lendemain après-midi. Sur la droite, une dizaine de mannequins attendent leur tour pour essayer leur look et les présenter à l'équipe pour les derniers ajustements. A gauche, Kate Phelan, au naturel, tout à la fois simplissime et d'une élégance rare. Le temps parait comme suspendu...



13h30. Remises de nos émotions, nous fonçons au défilé Hunter Original. Pour sa deuxième collection, Alasdhair Willis (le coup de foudre amoureux de Stella McCartney, entre autres), son directeur artistique, a vu les choses en grand. Cette saison, le catwalk s'articule autour d'un cube gigantesque, entièrement constitué de panneaux digitaux. La lumière est éblouissante. Paul McCartney et sa fille Stella sont d'ailleurs dans l'assistance, entourés par une cinquantaine de photographes déchainés. Mais l'installation, qui a pris du retard pour cause de (très) gros people, est sur le point de commencer. Les écrans s'animent... Vidéos absurdes mais visuellement fashinantes, Alasdhair Willis compose des tableaux colorés sur le thème de... leau, en hommage à la célèbre botte de caoutchouc Hunter, pièce légendaire de la marque. Parkas déperlantes, tops oversize fluides et jambes nues, Hunter Original surprend et confirme une seconde fois son virage mode en démultipliant les possibilités de l'habituel très restreint vestiaire de pluie. Simplement canon.
16h. Le show le plus attendu de la journée. Dans un appartement qui semble minuscule, J.W. Anderson a fait installer de longs bancs qui courrent le long des murs. Une proximité rare dans les univers souvent aseptisés des créateurs. Un peu plus loin devant nous, Anna Wintour met puis retire ses lunettes de soleil, Olivia Palermo rit avec une amie. Un attaché de presse chuchotte : "le front row est réglé au millimètre". Dès les premiers looks, J.W. Anderson place la barre très haut, et s'impose en quelques silhouettes comme l'une des collections de l'été 2015 la plus réussie. Récemment nommé directeur artistique de Loewe, le designer insuffle sa nouvelle passion pour les cuirs dans sa propre collection. La capeline XXL en cuir, pièce maîtresse de sa nouvelle ligne, fait écho aux larges ceintures nouées que le créateur a associé à des vestes de tailleur ou à des robes nuisette. Un chic loin d'être conventionnel qui fait du bien. Ha, et Anna a souri, aussi.


 

A 18h, le monde de la mode ne dissimule plus sa fatigue. Pour autant, une dernière présentation s'impose. Il s'agit de Whistles, le label cool et pointu, dirigé par Jane Shepherdson, une ancienne de Topshop. Le lieu, atypique, fait déjà très envie. Après avoir emprunté un mystérieux escalator, nous parvenons à un souterrain de métro... Difficile de faire plus original. Plus bas, Hanneli Mustaparta nous donne une bonne idée look : une robe girly très échancrée, portée avec une brassière de sport Nike blanche. Après plusieurs minutes d'attente, les mannequins sont enfin là. Entre chic, street et naturel suédois, Whistles imagine une mode plus intemporelle que fast fashion qui fait aussi du bien en cette période de semaine de la mode frénétique... Bon, allez, on peut souffler.



Jour 3 - dimanche 14 septembre

Avec une dizaine de shows et près de cinq présentations, la journée qui s'annonce présage sans aucun doute possible de belles émotions (et, éventuellement, de belles ampoules). Dès 10h, nous approchons du défilé Margaret Howell, sur Upper Ground. La créatrice, comme à son habitude, délivre un show boyish, où le masculin et le féminin se confondent en des lignes brutes, loin du corps. La gamme chromatique, réduite, se concentre sur les gris, les blancs et les nude. Une dégaine androgyne mais raffinée qui, si elle ne crée pas la surprise, ne déçoit pas.

A 11h30, c'est à Sophia Webster de nous immerger dans un monde... surnaturel. Peintures phosphorescentes, lumières noires et imprimés animaliers, une ôde à ce que l'on a de plus animal et de plus débridé. Go jungle !

Après un show mitigé (mais très people) chez Matthew Williamson, où l'on a pu approcher Poppy Delevingne, nous voilà parachutés entre les allées sinueuses du défilé d'Alice Temperley. Cette saison, on y découvre une collection moins girly, où tous les tops défilent en Stan Smith. Les costumes masculins se superposent à des shorts 7/8ème et à des jupes mi-longues vaporeuses, avant de laisser place à une série de silhouettes très largement inspirées du vestiaire traditionnel japonais. Vestes de kimonos imprimés et strass surfilés, un mix inattendu... mais qui fonctionne pour la plupart des silhouettes.



Topshop, Topshop, TOPSHOP ! Il est 14h30, et nous nous sommes précipitées à l'intérieur de l'immense espace Topshop, un hangar réhabilité en catwalk entièrement illuminé.

Découvrez ici l'intégralité de notre reportage sur la collection printemps-été 2015 de Topshop Unique !

18h. Sur la grande esplanade que nous traversons aux abords du défilé de Mary Katrantzou, une myriade de photographes nous dépasse. C'est Olivia Palermo, marchant au pas de course, qui s'apprête à entrer. Pour la it girl, tout est une question de timing. Nous pénétrons à notre tour dans une immense salle traversée par de hautes colonnades. Au centre des allées, des graviers pailletés recouvrent le sol et serpentent entre les bancs des invités. La musique se lance, hypnotique. Un premier look entre en scène. Un top découpé, suivi de silhouettes satinées, de jupe volantes, de broderies fourmillantes et de cheveux humides. Peu à peu, le thème prend forme : c’est la naissance du monde. Mary Katrantzou, qui nous avait habituées à ses imprimés psychédéliques, avant de changer complètement de registre pour le printemps-été 2014, renouvelle l'essai avec brio en imaginant une ligne forte, calibrée, vivante, où ses looks débutent par la tectonique des plaques avant de réinterpréter la formation de la vie maritime. Du fond du catwalk, les modèles apparaissent, comme naissant d'un autre monde. Mais la créatrice n'a pas encore abattu sa dernière carte. Telle une apparition, c'est le top Audrey Marnay, figure star des années 2000, qui émerge des coulisses. Impassible face au murmure qui anime la pièce, le modèle de 34 ans évolue sur le podium comme dans un monde parallèle. Il y a fort à parier que même sans guest, ce défilé serait resté dans les annales.


 

Jour 4 - lundi 15 septembre

En cette avant-dernière journée de Fashion Week, le timing est serré. Entre les shows et les présentations, il va surtout falloir s'assurer de tenir le coup. Notre journée commence à 9h avec Antonio Berardi, le designer sicilien qui a toujours traditionnellement défilé à Paris plutôt qu'à Milan. Connu pour ses robes sexy sans être vulgaires, on s'attend donc à une nouvelle collection aussi précieuse qu'intemporelle. Et c'est désormais chose faite... Cette saison, le créateur aborde le thème de la transparence et des volumes et fait un focus sur la couleur orange pour des looks vitaminés.



11h. Notre voiture approche du siège et du showroom officiel Mulberry, sur Kensington Church Street. A l'intérieur, c'est la stupeur : tout a été décoré pour rappeler un jardin à l'anglaise. Gerbes de fleurs gigantesques et service irréprochable, il n'y a plus de doute : nous sommes bien dans les locaux de la plus british des marques anglaises. Entre deux photos Instagram, on y découvre un nouveau sac entièrement réversible, de jolis sabots, un sac bourse effet poulain, et... un jus vert vraiment, vraiment bon (ok, ça, ça ne faisait pas vraiment partie de la présentation) ! C'est simple : tout est beau. Pourtant une question reste sur toutes les lèvres ? Après le départ de Emma Hill il y a plus de 2 saisons, quel designer va reprendre la direction artistique de la maison ? To be continued...



A quelques minutes à peine, au coeur des jardins de Kensington, LE show le plus important de la Fashion Week londonnienne est sur le point de commencer. A l'entrée, l'organisation n'a plus rien à voir avec ce que l'on avait pu voir lors des défilés précédents. Une file de voitures ininterrompue, déposant une à une leur lot de modeuses, se presse le long de l'allée principale, privatisée pour l'occasion. Et une fois dehors... C'est la cohue. Une journaliste court après une attachée de presse, un photographe se précipite vers une voiture aux vitres fumées, une masse indistincte de personnalités lookées s'agglutine devant les marches les séparant des entrées. Au centre du jardin, une construction éphémère se dresse devant les invités, presque blasés. De notre côté, impossible de détacher les yeux de cette impressionnante bâtisse qu'il faudra démonter dès le show terminé. Pour autant, difficile de prendre le temps de la réflexion, puisqu'une nuée de vigiles, eux-mêmes entourés d'une dizaine de photographes, approche des arches de l'entrée. Entre deux oreillettes, on aperçoit Malaika Firth fait son entrée. Veste en jean ultra cintrée portée sur une jupe crayon ornée de larges cercles colorés, un look très néo 70's confirmé par les silhouettes suivantes. Les tailles, toujours très marquées, séparent les corps en deux tronçons distincts, comme pour signifier le jour et la nuit. Les trenchs font leur entrée. Déclinés des éditions automnales du défilé hiver 2014-2015, chaque pièce est unique, et ceinturée par un large morceau de tulle noué. Plus épurée, cette ligne signe un véritable retour à l'essentiel pour Christopher Bailey, qui imprime définitivement sa marque de fabrique à la maison anglaise. C'est bien la première fois que l'on pourra shopper des baskets Burberry...



Jour 5 - mardi 16 septembre


Ca y est, nous y sommes : notre dernier défilé de Fashion Week. Avec ses longs cheveux noirs et sa démarche mal assurée, Simone Rocha s’extirpe timidement des coulisses pour saluer ses invités. Dans la salle, tous scrutent du regard celle qui, en seulement 9 saisons, s’est imposée comme l’une des figures majeures de la Fashion Week londonienne. De notre côté, après avoir assisté aujourd’hui à son dernier défilé, on fait le point sur sa collection printemps-été 2015.

Alors que son précédent défilé automne-hiver 2014-2015 avait eu lieu à la Somerset House, là où se produisent de nombreux créateurs, Simone Rocha surprend en donnant rendez-vous à ses invités dans l’église de Saint Andrew Holborn. Un choix d’espace inattendu et hors du commun qui prendra tout son sens lors du défilé…

A l’entrée, la foule se presse. En ce matin du mardi 16 septembre, dernier jour de la Fashion Week de Londres, plusieurs ont fait le choix de ne s’attarder que pour elle. Nous en faisons partie. A l’intérieur, le lieu impose le respect. Loin du classique défilé au fond blanc et aux lumières aseptisées, ici, les invités se répartissent le long de la nef, peu éclairée sauf en son centre, où les mannequins vont faire leur entrée. Un orgue résonne, théâtral. Depuis le fond de l’église, une première silhouette émerge des coulisses. Les cheveux ondulés, encollés pour un rendu mouillé et ramassés sur la nuque, le regard sombre, le top s’avance dans la lumière et nous laisse découvrir une robe noir d’encre, cintrée à la taille et aux détails bouffants qui nous rappellent ses travaux des deux dernières saisons. Le long du col et des chaussures, une mince ligne de fourrure noire ondule au rythme de la démarche nonchalante de son mannequin. Un deuxième look entre en scène, presqu’identique. Des découpes au niveau de la cuisse guident le regard le long des jambes, rendant l’ensemble étonnamment sexy. Une première partie ultra dark, qui, sur fond de musique d’église remixée, ne peut qu’évoquer le deuil et la perte d'un amour.


Retrouvez l'intégralité de notre reportage sur la collection printemps-été 2015 de Simone Rocha !

LIRE LA SUITE
Inread
Loginnn

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.