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On y était : le défilé printemps 2015 prophétique de Prada à Milan

Milan Prada

Véritable institution, le défilé Prada fait partie de ces shows monumentaux qui marquent la mode chaque saison. Glamour décrypte pour vous la collection printemps-été 2015 de notre coup de cœur milanais.

Il est 18h, et la pression monte... Nous pénétrons dans l'antre de Miuccia Prada. Comme chaque saison, la directrice artistique installe un décor monumental. Cette année, c'est l'agence AMO, en charge de l'espace, qui a imaginé des sièges encerclant de hautes dunes de sable mauve, presqu'irréel. En juin dernier, la même agence installait une piscine au centre du podium, lors des collections Homme. Le passage de l'eau au sable se vit ici comme un épilogue catastrophique. Une mise en scène impressionante qui confirme le statut de ce show hors-norme, certainement l'événement le plus attendu de la Fashion Week milanaise.


Nous prenons place. Certaines modeuses, en retard, paniquent en cherchant leur siège. De notre côté, à peine installées, nous dégainons notre smartphone et notre carnet de notes. Pas question d'oublier le moindre détail de ce défilé grandiose. Les lumières s'éteignent une à une, n'éclairant plus que le podium. Dans l'assemblée, toutes chuchotent, nerveuses. Un premier look s'avance. Fidèle à la ligne Prada, c'est un manteau, noir, parfaitement coupé : celle qui inventait le manteau d'été au printemps-été 2014 confirme donc l'essai. Les looks sont sombres, bourgeois, délicats : manteaux ceinturés, robes longueur genou et empiècements luxueux tout en sobriété.


Petit à petit, les manteaux noirs font place à une série plus colorée. La collection reprend vie... mais se départit de son style "grand train de vie". Les matières, moins lourdes, moins nobles, et les cols, moins hauts, dévoilent des impressions animales ou végétales. Un retour à la simplicité, mais aussi à l'humilité. La noblesse revient à des aspirations plus simples.


Enfin, les desseins de Miuccia Prada prennent finalement forme avec une ultime série. Les robes sont rapiécées, les étoffes assemblées entre elles, les ourlets complètement décousus. On devine la chute d'une fortune, la descente aux enfers de toute une dynastie : une aventure épique que l'on pouvait (presque) deviner grâce à son décor désolé. Une collection chronologique et bien ficelée qui fait appel aux sentiments, mais aussi à nos propres habitudes. Encore une fois, bravo, Miuccia.

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