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Rencontre avec Charlotte Chesnais, chic fille du bijou

charlotte chesnais

Si elle a remporté le nouveau Prix Accessoires de l’Andam, Charlotte Chesnais n’en est pas à ses premières armes. Cette créatrice qui a œuvré aux côtés de Nicolas Ghesquière s’est lancée en solo. Rencontre avec une fille qui a sa place dans la joaillerie.

Mai 2015, Maïwenn pose au Festival de Cannes lors du photocall de son film Mon roi, le bracelet Eden de Charlotte Chesnais au poignet. C’est le buzz. Quelques jours plus tard, Laetitia Casta est aperçue sur le tapis rouge du Global Gift Gala avec les B.O. Saturne. Même succès. Deux mois ont donc suffi à cette créatrice parisienne pour se faire une place dans la joaillerie. Et pourtant, Charlotte Chesnais n’est ni une fille de, ni une styliste des stars, ni une it girl qui fait jouer ses relations. C’est avant tout une bosseuse : 10 ans passés à travailler avec Nicolas Ghesquière chez Balenciaga, épaulée par Julien Dossena (aujourd’hui designer de Paco Rabanne), ça ne s’oublie pas. Et ça permet d’apprendre à maîtriser les arcanes du secteur. Première leçon : considérer son travail de façon globale. La deuxième : proposer à un people avec qui l’on a déjà travaillé de porter l’une de ses créations. La troisième : trouver l’accord entre job et discrétion. Aujourd’hui, Charlotte est la seule employée de son entreprise où elle gère à la fois la création, la production et la commercialisation. Pour la communication, elle a fait appel aux conseils avisés de Lucien Pagès. Cette capacité à tout faire lui vient aussi de son C.V. : responsable des V.I.P. et des bijoux chez Balenciaga de 2002 à 2012, de la maroquinerie et des bijoux chez Paco Rabanne, styliste free-lance chez Kitsuné, Mayet et Kenzo. "Depuis dix ans, je partage mes envies avec les marques, il me fallait un espace personnel où m’exprimer", résume-t-elle.

Des bijoux qui épousent le corps

C’est en mars 2015, au tout début de sa grossesse, qu’elle lance sa ligne de bijoux. Elle hésite sur le nom puis "Charlotte Chesnais" apparaît comme une évidence. "C’est une collection qui me ressemble beaucoup", nous explique cette jolie blonde de 30 ans pendant qu’elle nous montre ses créations. Une ligne qu’elle veut épurée mais aux accents graphiques, où chaque pièce, bien que compliquée au premier abord, est avant tout pensée pour le confort. Une traduction de son mode de vie. "Enceinte, on n’a pas besoin d’entrave", sourit-elle. Pas de collier lourd ni de bracelet qui empêche nos bras de bouger, mais au contraire des bijoux qui épousent la silhouette. Comme pour appuyer cette volonté, Charlotte emploie des mots issus du vocabulaire du corps – "articuler", "sens"… – pour les décrire. Un bon exemple : ses bagues Three Lovers reliées entre elles que l’on enfile aux trois doigts ou encore son bracelet Bond qui entourait son poignet ce vendredi 3 juillet, jour où l’Andam a récompensé son travail en lui remettant le Prix Accessoires de mode, doté d’une enveloppe de 30 000 euros qui lui permettront de se structurer. Un prix dont elle ne se doutait pas. "Je me suis sentie prise au dépourvu quand j’ai vu que les créateurs Annelise Michelson et Hugo Matha, avec qui j’étais en lice, étaient accompagnés de mannequins, alors que moi, je n’avais que mes plateaux de bijoux", avoue-t-elle. Encore une fois, Charlotte a appliqué sa philosophie de vie : conjuguer travail et discrétion. Les jurés ont apprécié. Son prochain projet ? "Accoucher", éclate-t-elle de rire.

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Ilaria Casati
Inread
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