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Self Made Mode !

"J "J "On a monté un sister business !" Madeleine, 34 ans, et ses cinq soeurs "Je suis une slasheuse de la mode." Stéphanie Allerme, 28 ans 4

On peut bosser dans la mode sans forcément avoir fait d’école ni savoir coudre une robe. Rencontre avec des filles «?pas du sérail?» qui ont monté leur fashion business qui cartonne.

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"J'ai inventé un job : manager de créateurs." Alicia Birr, 31 ans, à droite

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Fashion pygmalion Son idée : repérer et épauler de jeunes créateurs grâce à ce qu’Alicia appelle un « bureau de mode ». Une agence couteau suisse qui les aide à se faire connaître, leur donne des conseils en stratégie et un espace de travail. « Il y a quatre ans, alors que je bossais pour une maison de disques spécialisée en musique classique, j’ai réalisé que contrairement aux comédiens ou aux mannequins, les jeunes créateurs n’avaient pas d’agents. En France, si tu n’as pas suivi un parcours très académique, il est quasi impossible de percer. Fin 2009, j’ai décidé de me lancer avec un budget de 23 200 euros, une somme récoltée auprès de 23 actionnaires et associés, dont pas mal d’amis qui soutenaient mon projet. Ça m’a permis de louer un loft de 85 m dans le Xe arrondissement de Paris qui fait office de stock, de showroom et d’atelier. Pour un loyer de 300 euros par mois, les créateurs ont un bureau perso et accès aux tables de coupe avec tout le matériel nécessaire. Je les accompagne, je les conseille et je fais marcher mon réseau. En contrepartie, je me rémunère en prenant un pourcentage sur leur chiffre d’affaires. »


E-shop et système D « J’ai commencé avec une équipe de quatre créateurs slasheurs – vendeurs chez H & M ou stylistes freelance pour boucler les fins de mois : Vincent Schoepfer, William Gendarme, Midnight Rendez-vous et Joki Business. Leur style ? Cool et pointu, c’est-à-dire pas de basiques, uniquement des pièces fortes et colorées. » Et Alicia, devenue dans l’intervalle journaliste à mi-temps, a aussi le sens de la com’. « On a habillé les comédiens d’Airnadette et quatre fois par an, j’organise des ventes à thèmes dans mes locaux. Pendant les élections par exemple, on les a baptisées “Votez looké” et fait circuler l’info sur Twitter et Facebook. C’était intriguant, les gens sont venus. Je viens aussi de lancer un site de vente en ligne en juin, grâce à des dons récoltés via le site de crowdfunding Ulule (3 000 euros au total). On y retrouve une dizaine de créateurs, dans l’esprit Bureau de mode : fashion sans se prendre au sérieux. La suite ? Une nouvelle levée de fonds en 2013. On recherche encore des investisseurs, car on a beaucoup d’idées, mais malheureusement pas beaucoup d’argent. » Avis à la population !

Site : Bureaudemode.com

 

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"J'ai commencé en faisant les marchés." Pauline d'Arfeuille, 36 ans

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La fripe, c’est chic Son concept : l’anti-Guerrisol, soit des fripes qui ne sentent pas le grenier et où les vêtements sont présentés comme dans un corner de créateurs, avec des propositions de looks en fonction des tendances. Le tout baptisé par un bon jeu de mots : Fripes Ketchup. « Etudiante en archi, je me suis découvert une passion pour le vintage. Comme je détestais l’archi, après mon diplôme, je me suis donné un an pour faire les marchés et voir si ça pouvait fonctionner. » Pauline se constitue un stock, met ce qu’elle gagne de côté et saute le pas : à 23 ans, elle ouvre une boutique dans le XVIIIe arrondissement à Paris. « J’avais un capital de 10 000 euros, j’ai fait moi-même les travaux et bossé 15 heures par jour les premiers mois. » Trois ans plus tard, elle ouvre une franchise à Lyon, lance un e-shop ultra-bien fait grâce notamment à ses « Fripettes du jour », des tenues complètes à prix mini.

Ses conseils business « Le réseau, d’abord. Une cliente régulière m’a permis de trouver mon premier local. Et un ami – le fondateur des boutiques Tombées du Camion – m’a beaucoup aidée, en faisant la déco qui est aujourd’hui la marque de fabrique de mes boutiques. Deuxième point : réussir à faire parler de soi très vite. Même avec mon mini-budget, j’ai embauché une attachée de presse. J’ai aussi été très active sur Facebook. Résultat : un chiffre d’affaires de 10 000 euros le premier mois ! C’était inespéré et ça m’a permis de continuer. Depuis, je gagne moitié moins et je bosse en freelance pour boucler les fins de mois, mais 1/ je m’apprête à lancer une troisième boutique début 2013, à Paris et 2/ j’adore ce que je fais. » Une vraie success story !

Site : Fripesketchup.com. Boutiques : 8, rue Dancourt, 75018, et 25, rue Sergent-Blandan, 69001 Lyon.

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"On a monté un sister business !" Madeleine, 34 ans, et ses cinq soeurs

"On a monté un sister business !" Madeleine, 34 ans, et ses cinq soeurs

ADN mode Sixsœurs, c’est le nom d’un dépôt-vente en ligne lancé en avril dernier. Avec un atout de taille : l’œil de modeuses averties des six sœurs qui sont derrière les manettes. Bref, le spot idéal où dénicher des petites robes Isabel Marant et autres escarpins vintage Chanel. Du second hand à prix abordables et sélectionné dans le dressing de filles stylées. « Chez nous, la mode, c’est dans les gènes, raconte Madeleine, 34 ans. Notre mère était couturière, on a hérité de sa passion. Depuis toutes petites, on chine. C’est un réflexe, partout où on va, en France et même en vacances à l’étranger. » L’an dernier, elles sont rattrapées par cette madeleine de Proust et créent ensemble un business à douze mains. « Suzanne et moi, on a quitté nos jobs pour s’occuper du site à temps plein, les autres (Angèle, Jeanne, Lucie et Alice) nous donnent des coups de main en fonction de leurs compétences et de leur temps libre : l’une prend les photos, l’autre joue les mannequins ou rédige les textes du site. On s’est lancées avec un capital de 5 000 euros et pour l’instant, on travaille de chez nous, sur un coin de bureau, pour économiser un loyer. On tourne en moyenne avec 120 commandes par mois, ce qui est déjà pas mal. Notre objectif : le triple d’ici cet hiver, et une nouvelle version du site début 2013. »

Sacs en stock « Quelques mois avant de lancer l’e-shop, nous avons commencé à fabriquer des sacs à partir de vieux blousons et de pantalons en cuir, découpés, retaillés puis recousus. C’était un passe-temps à la base, mais plusieurs passantes nous ont arrêtées pour nous demander d’où ils venaient, alors on a décidé de les commercialiser. Nous avons quatre modèles différents, disponibles à la demande, et vendus sur notre site bien entendu ! »

Site : Sixsoeurs.fr

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"Je suis une slasheuse de la mode." Stéphanie Allerme, 28 ans

"Je suis une slasheuse de la mode." Stéphanie Allerme, 28 ans

Un job à double entrée Stéphanie a plusieurs cordes à son arc. D’un côté une marque de bijoux, Ma Demoiselle Pierre, lancée en 2010. De l’autre, Pierre qui Roule, une agence de com’ et d’événementiel spécialisée en mode et en beauté. « Quand j’ai commencé à créer des bijoux, j’étais salariée. J’ai donc monté mon auto-entreprise. Je mettais une partie de mon salaire de côté et je réinvestissais tout ce que je gagnais dans ma marque. Quand ça a commencé à bien marcher, début 2011, j’ai quitté mon job et j’ai créé ma propre agence avec 2 000 euros de capital initial. » Sa spécialité ? Repérer de jeunes entrepreneurs qui lancent un concept innovant, comme JolieBox.com, le site de coffrets beauté livrés à domicile, qui cartonne. »

Une boutique concept Et Stéphanie n’est pas près de s’arrêter en si bon chemin. Elle va ouvrir une boutique mi-octobre, baptisée Ma Demoiselle Pierre, Paul et Jacques. « Un mini-concept store de 30 m2 qui accueillera mes bijoux mais aussi les accessoires d’IRMDesign et les sacs d’Amélie Pichard, des créateurs que j’ai connus en travaillant sur leur com. Pratique, chacune de mes activités nourrit l’autre ! »

Ses conseils business « Connaître les bons réseaux, notamment les blogueuses, incontournables dans ce milieu. J’ai un comptable et un conseiller en gestion. Ce n’est pas parce qu’on travaille dans un domaine créatif qu’il ne faut pas être hyper-carrée ! Et enfin, ne pas compter ses heures ! Mes journées durent de 12 à 16 h, parfois un week-end sur deux ! »

Sites : Mademoisellepierre.com et Pierrequiroule-communication.fr. Boutique : 155, rue Amelot, 75011.

 

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