• glamour-snippet-ysl-blackopium
  • Fashion Week Glamour

Actuellement en kiosque !

GL cover mag Mai 2016 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
joursheuresminutessecondesdécouvrir
joursheuresminutessecondesdécouvrir
Inboard

Mariage pour Tous : des universitaires se mobilisent contre l'amalgame du "genre"

Mariage pour Tous : des universitaires donnent une définition du genre dans une lettre ouverte

Alors que le Mariage pour Tous fait toujours polémique, des universitaires, agacés de l’amalgame fait par les antis à propos de la notion de "genre", ont publié une lettre ouverte sur le site de "Libération" où ils offrent une définition précise.

Malgré son adoption le 23 avril dernier, le Mariage pour Tous fait toujours polémique et l’on entend de plus en plus parler de théorie des "genres" dans l’argumentaire du collectif Manif pour Tous. Selon eux, le Mariage pour Tous serait en fait un complot visant à faire disparaître du droit français la différence entre hommes et femmes. Dans le magazine La Vie, la femme politique Georgina Dufoix déclare : "Le "mariage homo" focalise toutes les attentions, mais dans ce projet de loi, il n’est que la partie émergée de l’iceberg. Ce projet de loi se proposerait de transformer en profondeur notre façon de vivre ensemble en essayant d’effacer de notre droit l’altérité entre hommes et femmes pour la remplacer par la théorie du genre".

En fait de "théorie du genre", les antis-Mariage pour Tous font l’amalgame avec "l’étude du genre", qui s’inscrit comme une science sociale et, comme les professeurs le rappelent dans leur lettre, "est un outil d’analyse employé dans diverses disciplines pour saisir la construction sociale, culturelle, langagière et scientifique des différences entre les sexes. Il permet, notamment, de mettre en évidence et d’étudier les assignations dissymétriques et hiérarchiques des rôles et des fonctions sociales entre hommes et femmes".

Face à ce souci de compréhension, plusieurs professeurs d’université, enseignant des matières allant de la psychanalyse à la sociologie, en passant par la littérature, ont tenu à rétablir l’ordre des choses dans une lettre ouverte publiée lundi dans le journal Libération, intitulée "En finir avec les fantasmes en tous genres". Leur définition du genre, détaillée et précise, met alors en évidence la démagogie dont font preuve certaines personnalités publiques opposées au Mariage pour Tous, et se conclue par l’explication qu’ "il n’y a pas "une" théorie du genre, fantasme entretenu par ceux et celles que la perspective d’une égalité effective dérange ou effraie, mais "des" études de genre".

Voici quelques extraits de la lettre :

"Nous, universitaires, enseignons le genre en philosophie, histoire, littérature, sociologie, anthropologie, économie, droit, psychanalyse, biologie, sciences du vivant, arts, sciences politiques… dans des cours et séminaires de recherche qui existent déjà depuis plusieurs années et attirent un public de plus en plus nombreux. Le genre est un outil d’analyse employé dans diverses disciplines pour saisir la construction sociale, culturelle, langagière et scientifique des différences entre les sexes. Il permet, notamment, de mettre en évidence et d’étudier les assignations dissymétriques et hiérarchiques des rôles et des fonctions sociales entre hommes et femmes.

[…]

En déconstruisant les stéréotypes du masculin et du féminin, en mettant en évidence la dimension culturelle et située des normes sexuelles, les études de genre font apparaître que le lien entre sexe, genre et sexualités n’est pas commandé par une «nature» immuable, l’idée de nature ayant elle-même historiquement varié et n’étant pas universelle. Elles ont ainsi contribué à lutter contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et aux identités de genre.

C’est dire qu’il n’y a pas «une» théorie du genre, fantasme entretenu par ceux et celles que la perspective d’une égalité effective dérange ou effraie, mais «des» études de genre. Tous les champs du savoir sont concernés et notre rôle est de revisiter les disciplines sous cet angle. C’est pourquoi nous avons, pour plusieurs d’entre nous, contribué à la rédaction du rapport «Egalité entre les femmes et les hommes, orientations stratégiques pour les recherches sur le genre». La mission de formation critique de l’université et la demande croissante des étudiants soucieux de comprendre notre monde et de chercher des réponses nous donnent pour tâche de développer ce domaine de recherche. Il en va de la construction d’un avenir plus démocratique pour nos sociétés."

--> Pour lire l’intégralité de la lettre, rendez-vous sur Libération.fr.

--> Retrouvez plus de news Glamour !

LIRE LA SUITE
Amélie Frantelle
Inread
Loginnn

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.