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Le gros débat

MySpace peut-il refaire surface ? Doit-on virer nos ex de Facebook ? "Barrez-vous !" : notre avenir est-il hors de France ? Carly Rae Jepsen : sensation pop ou sensation toc ? 58

Parce qu'heureusement, les filles glamour ne sont pas toujours d'accord sur tout.

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MySpace peut-il refaire surface ?

MySpace peut-il refaire surface ?

Depuis lundi soir, l’empire Facebook voit sa côte d’amour tomber au plus bas. Le motif ? A moins de vivre dans une grotte depuis 48 heures, vous avez pu difficilement échapper au plus gros fail du réseau bleu : Facebook aurait subi un bug faisant apparaître les conversations privées d’avant 2009 en public sur les wall de ses membres. Nous disons bien "aurait subi" car à cette heure ci, impossible de vérifier si le Fail est avéré ou s’il s’agit, comme le sous-entend Facebook, d’une hallucination collective dûe à la présence de vieux messages oubliés sur nos murs… Ce sera à la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) de trancher, les dirigeants de Facebook France ayant été convoqués aujourd’hui pour s’expliquer. Mais bug ou pas, le ver est dans le fruit et un vent de panique souffle chez la plupart des utilisateurs, déjà excédés par les méthodes très moyennes du site de Mark Zuckerberg face à la protection des données perso.

Hasard ? Coïncidence ? Alignement des planètes ? Cette bévue arrive à point nommée le jour où tel le Phoenix, le réseau Myspace a décidé de retrouver sa superbe de naguère, perdue à l’arrivée du "Shiny" Facebook en 2006. Oui, MySpace a décidé de revenir en force ! Flashback.
Après ces "Trois Glorieuses" (2004 – 2005 – 2006) et l’herbe coupée sous le pied par Facebook, le réseau social MySpace était devenu le Panthéon des losers, un champ de cendres numérique… Moqué, décrié, has beenisé, être encore dessus passé 2008 équivalait à être ringard et perdre toute popularité, un peu comme une cheerleader devenue obèse, une vieille star de boys band ou ces vieux jeunes qui essaient de nous envoyer des wizz sur MSN en 2012. Bref, devenir un zéro social.

Pourtant, les années MySpace ont été l’écho de nos premiers émois hors IRL : on balbutiait avec nos codes HTML pour personnaliser notre espace, nos premières photos de profil étaient réalisées à l’aide d’appareils numérique 1 millions de pixels et nos téléphones servaient juste à téléphoner. On y prenait des pseudo comme Lolita Ghetto Star pour les plus attention whore ou SamiSam pour les plus quelconques d’entre nous. Etre cool sur MySpace réclamait pas mal d’efforts : de la gestion de notre "top amis" en passant par "découvrir le prochain artiste à percer sur le réseau comme Lily Allen ou Yelle". Et puis, le site  a commencé à décliner… On ne sait pas bien ce qui était devenu le plus dur : supporter les friend request de groupes de musiciens médiocres et d’apprentis photographes libidineux ou bien voir que certains de nos potes gardaient Tom dans le top amis. (Tom, le Mark Zuckerberg de l’époque, premier ami à venir nous saluer dans ce monde virtuel.)

MySpace, notre petite madeleine de Proust numérique, le réseau social qui fleure bon le débit 56K et les players de musique qui se lancent automatiquement ressuscite aujourd’hui et fait la danse des 7 voiles pour nous reconquérir.  A en croire la vidéo de démo, le MySpace pimpé serait un mix de Pinterest, Tumblr et Spotify : belles images, playlists classes…Et Justin Timberlake en égérie. ("Un choix cohérent dans la mesure où lui non plus n’a rien fait depuis 2008" siffleront les plus perfides d’entre vous...) La vidéo donne plutôt envie d’en être… Reste seulement à espérer que Tom aura changé sa Profile Pic.

Et vous, êtes-vous tentées par ce nouvel Eldorado numérique ?

 

--> https://new.myspace.com/

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Doit-on virer nos ex de Facebook ?

Doit-on virer nos ex de Facebook ?

Rester pote avec son ex sur Facebook serait définitivement un mauvais plan, et ce n'est pas que notre vieille copine toujours prête à nous faire un sermon qui le dit, mais une psychologue de la Brunel University au Royaume-Uni. Après une étude sur 464 utilisateurs de Facebook qui mettait en lien leur utilisation du réseau social et leur vie sentimentale, il semblerait donc bien que garder contact avec son ex, même virtuel, n'aide certainement pas à décrocher. Répondant à des questions telles que "À quelle fréquence allez-vous regarder la page Facebook de votre ex ? " ou encore " À quelle fréquence jetez vous un œil à la liste des amis de votre ex" et évaluant à l'aide de notes leur état de détresse, leur sentiment par rapport à leur rupture, leur niveau de désir sexuel envers leur ex, mais aussi leur colère, leur déception, leur confusion et leur haine, les participants ont aussi dû évaluer leurs sentiments en général.
Les deux hypothèses de l'étude du professeur Tara Marshal évaluent tout d'abord que rester ami avec son ex sur Facebook n'encourageait pas une bonne rémission post-rupture, et secundo que la surveillance de son ex sur Facebook avait un effet nocif sur la rupture. Ceux qui n'étaient pas amis avec leur ex sur Facebook s'en sortaient, au final, bien mieux. Il serait donc peut-être temps de se faire violence 2.0 et de mettre un terme virtuel à notre ancienne « complicated relationship ».

Et vous, restez-vous amie sur Facebook avec votre ex ?

 

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"Barrez-vous !" : notre avenir est-il hors de France ?

"Barrez-vous !" : notre avenir est-il hors de France ?

Lundi, le journal Libération a publié un appel citoyen lancé par Félix Marquardt, fondateur des Dîners de l’Atlantique, Mouloud Achour, chroniqueur fidèle de Canal + et le rappeur Mokless, dont le message (et le titre) est pour le moins radical : "Jeunes de France, votre salut est ailleurs : barrez-vous !"

En cette rentrée 2012, un triste constat est fait par le trio : "[Nous vivons] dans une gérontocratie, ultra-centralisée et sclérosée, qui chaque jour s’affaisse un peu plus (...) où une élite de quelques milliers de personnes, dont la moyenne d’âge oscille autour de soixante ans, décide d’à peu près tout". Autre remarque, tout aussi décourageante : "Le roi est nu et la triste réalité est là : pour la première fois depuis bien longtemps dans cette partie du monde, une génération au moins - la vôtre - vivra, vous le pressentez d’ailleurs, moins bien que la précédente."

A leur yeux, une seule solution : partir, voir du pays temporairement,  afin de s’enrichir d’autres cultures : « Votre salut est, littéralement, ailleurs. Non pas dans la fuite, en quittant un pays dont les perspectives économiques sont moroses mais en vue de vous désaltérer et de vous réinventer pour revenir riches d’expériences nouvelles, imprégnés de la créativité et de l’enthousiasme qui fleurissent aujourd’hui aux quatre coins du monde. » Si l’information n’est pas un scoop, disons qu’il est toujours bien de le rappeler.

Quoiqu’il en soit, c’est a priori en fuyant que l’on se donnera la chance d’améliorer son niveau de vie : "Barrez-vous, plus prosaïquement, pour améliorer votre niveau de vie. Car si vous ne gagnerez pas automatiquement plus d’argent en (re)démarrant votre carrière à l’étranger, la probabilité que votre niveau de vie s’accroisse sensiblement au bout de quelques années le cas échéant est statistiquement bien meilleure que si vous restez embourbé en France."

Une sorte d’initiative citoyenne paradoxale pour faire baisser le chômage et redynamiser l’économie française qui risque de faire couler beaucoup d’encre, voire, dans le meilleur des cas, de provoquer quelques remises en question. Elle s’accompagne d’un site militant nommé comme de juste "Barrez-vous !" et accessoirement d’un rap plutôt bien foutu.

Et vous, pensez-vous que la solution pour améliorer notre avenir soit de partir à l’étranger ?
Réagissez ci-dessus !

Lire l’appel en intégralité sur liberation.fr.

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Carly Rae Jepsen : sensation pop ou sensation toc ?

Carly Rae Jepsen : sensation pop ou sensation toc ?

Si son nom ne vous dit rien, vous avez certainement déjà entendu Call Me Maybe. Avec cette chanson entêtante et un peu bêtasse, Carly Rae Jepsen, chanteuse canadienne de 26 ans (mais qui en fait 17) squatte les ondes des radio teens depuis déjà quelques mois. 
Mais comment cette ancienne candidate de "La Nouvelle star" canadienne s’est elle retrouvée numéro un des charts dans quinze pays dont la France et les Etats-Unis ? De passage au Canada début 2012, Justin Bieber entend Call Me Maybe à la radio et twitte: « Call me baby est sûrement la chanson la plus entraînante que j’ai jamais entendue ». Ses 22 millions de followers se mettent d’un coup à écouter le morceau déjà un succès au Canada depuis sa sortie en septembre 2011. Dans la foulée, Scooter Braun, le manager du chanteur, signe Carly Rae Jepsen sur son label Schoolboy Records. Mais c’est surtout une vidéo qui transforme le succès de Call Me Maybe en tsunami médiatique. En février dernier, la chanteuse est en pleine tournée canadienne avec les frères Hanson quand Justin Bieber, Selena Gomez et leurs amis postent une vidéo faussement amateur où ils chantent en playback sur Call Me Maybe. C’est la folie : visionné 44 millions de fois, le lipdub inspire les artistes en mal de promo : Katy Perry, James FrancoAshley Benson, et le groupe Fun reprennent également Call Me Maybe. Même la marque Abercrombie & Fitch fait danser et chanter ses mannequins torses nus sur la chanson.

La vidéo de Justin Bieber, Selena Gomez et Ashley Tisdale :

Le clip officiel de Call Me Maybe est publié le 1er mars 2012 sur Youtube. A mi-chemin entre Baby one more time de Britney Spears et You Belong With Me de Taylor Swift, le clip raconte l’histoire d’une girl next door mignonette qui  tenter de draguer le beau gosse gay du quartier. Rien de bien folichon niveau scénario…. La vidéo a pourtant été vue à l’heure actuelle plus de 137 millions de fois et Carly commence à faire la tournée des prix. Le 17 juin dernier, elle remporte trois MuchMusic Video Awards (les MTV Video Music Awards canadiens) dont celui de la meilleure vidéo de l’année. La chanteuse est choisie pour assurer la première partie de l’énorme tournée de Justin Bieber, qui commence en septembre. Mais dans une époque qui encense des artistes aussi vite qu’elle peut les dissoudre,  pensez-vous que le phénomène Carly Rae Jepsen ira au-delà du buzz ? 

Le clip de "Call Me Maybe" :

Le lip dub d’Abercrombie & Fitch :

 

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Tom Cruise redevient-il fréquentable ?

Tom Cruise redevient-il fréquentable ?

Fini le temps où l’on parlait de Tom Cruise pour sa dévotion à l’Eglise de Scientologie, pour son pétage de plomb en 2005 sur le plateau d’Oprah Winfrey ou pour les caprices de sa petite Suri. Depuis quelques mois, Oprah Winfrey a pris sa retraite et Tom, lui, semble faire un retour en grande pompe dans le cœur du public.

Un retour en grâce qui commence en 2008 avec un second rôle dans le film de Ben Stiller, Tonnerre sous les Tropiques. Tom Cruise y interprète le rôle de Les Grosman, un directeur de studio hollywoodien chauve et odieux. Un petit rôle dans le film certes mais qui marque le public. Tom Cruise sera d'ailleurs nominé aux Oscars dans la catégorie du meilleur second rôle. Ben Stiller, lui, parlera même de faire un autre film centré exclusivement sur ce personnage. Tom continue de surfer sur la vague : aux Grammy Awards, il offre à Les Grosman une petite danse aux côtés de Jennifer Lopez et un sketch avec Robert Pattinson. De quoi redonner un bon coup de jeune à l’acteur qui fêtera ses 50 ans en juillet prochain.

Et Tom Cruise ne s’arrête pas là. Fin 2011, il revient dans Mission Impossible 4 : Protocole Fantôme. Le film fait un carton au box-office et met d’accord les critiques. Il enchaînera le 11 juillet prochain avec Rock Forever, l’adaptation à l’écran de la comédie musicale de Broadway Rock of Ages. Il y interprète le rôle de Stacee Jaxx, une idôle du rock à mi-chemin entre Axl Rose et Keith Richards. Pour être à la hauteur, Tom s’est préparé pendant 6 mois à raison de 5 heures de chant et 5 heures de danse par jour. Le résultat est visible en couverture du magazine W où il s’affiche tout abdos dehors aux côtés de deux belles blondes. Tom veut à nouveau faire rêver les filles et cela à l’air de fonctionner puisque les médias soupçonnent Katie Holmes d’être légèrement jalouse des deux mannequins. Son nom est également évoqué ses derniers jours pour le casting du remake des 7 mercenaires aux côtés de Kevin Costner, Morgan Freeman et Matt Damon. Bref, on ne parle plus de secte ou de sauts intempestifs sur canapé mais plutôt d’humour et de carrière.

Alors selon vous, Tom Cruise est-il de nouveau fréquentable ?
 

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La lose, nouveau girl power ?

La lose, nouveau girl power ?

L’ère Bridget Jones a frappé. Aujourd’hui, pour être une fille cool, mieux vaut être une loseuse ! Une fille un peu larguée et mal dans ses baskets. Les femmes fortes et indépendantes sont les nouvelles has-been de nos écrans. La preuve.

Comme il est loin le temps où les Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda régnaient en maîtresses sur nos télés ! Dans les années 90 et au début des années 2000, la société avait sans doute besoin de ce coup de pied aux fesses censé rappeler au monde entier que les femmes pouvaient réussir seules, être indépendantes et occuper les mêmes postes que les hommes. On note quelques essais ratés comme Cashmere Mafia ou Lipstick Jungle (des titres révélateurs qui évoquent franchement cette revanche à prendre sur les hommes) avec des femmes adultères, qui gagnent beaucoup d’argent et font peur aux hommes. Mais la crise est passée par là, laissant derrière elle une génération désenchantée, plus geek que strass. Les personnages de comédies sont désormais confrontés à des problèmes plus réalistes comme le chômage ou la colocation à plus de 30 ans. Plus réaliste oui, mais pas moins drôle pour autant.

Si la lose est en vogue, c’est en partie grâce à Judd Apatow, ses films - 40 ans toujours puceau (inoubliable interprétation de Steve Carell), En cloque, mode d’emploi avec Seth Rogen qui campe un jeune homme qui n’a d’autre occupation que la glande avec ses potes - ont transformé  la lose en truc cool pour des mecs qui assument leur vie de célibataire, leurs beuveries et leurs jeux vidéos débiles. Depuis peu, Apatow a élargi son concept au genre féminin en produisant le film Mes meilleures amies, un Very Bad Trip de filles, avec l’hilarante Kristen Wiig (figure emblématique du Saturday Night Live aux States) qui est probablement la meilleure comédie de l’année 2011. Les filles vomissent sur leur dentelle, elles sont malheureuses en amour et pourtant… elles sont bel et bien les héroïnes du film. D’ailleurs, on adore détester la  "méchante", l’irréprochable Helen (magnifique Rose Byrn): les valeurs sont renversées et les outsiders deviennent les nouveaux modèles à suivre. Quant au  personnage principal, Annie, elle picole et sa vie amoureuse est un désastre total. La reine de la poisse en série à laquelle on s’identifie toutes (enfin, presque toutes).

Le nouveau bébé du producteur : la série Girls, diffusée sur HBO, surfe sur la même vague. Réalisée et jouée par Lena Dunham (qui n’est pas ce qu’on peut appeler un canon de beauté), la série est une sorte d’ovni de la télé, un anti Sex and the City, puisque les héroïnes de la série, Hannah, Marnie, Jessa et Shoshanna  sont des jeunes filles qui découvrent le monde du travail et ses difficultés, dans un New York moins glam et reluisant que celui de Carrie Bradshaw. Dans 2 Broke Girls, série déjà culte après une seule saison seulement, les deux personnages principaux, Caroline et Max, sont elles aussi les reines de la galère avec leur lot de misères quotidien. L’une est une ancienne millionnaire, véritable caricature de Paris Hilton, qui se retrouve à la rue du jour au lendemain, avec un père en prison (référence à Madoff évidente). L’autre est une warrior, reine de la débrouille et du cupcake, qui n’arrive pas à percer malgré une volonté de fer et un sacré caractère. Elles vivent ensemble et bossent dans un diner minable avec pour collègue, un cuisinier pervers.  Vive la lose ?

Et vous, qu’en pensez-vous ? La lose est-elle le nouveau glamour ?

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Faut-il bouder Le Grand Journal à Cannes ?

Faut-il bouder Le Grand Journal à Cannes ?

Cracher sur Le Grand Journal à Cannes est devenu le sport le plus populaire sur les réseaux sociaux. Preuve de ce désamour, la page Facebook "Pour que le Grand Journal reste à Cannes toute l’année" ne compte que deux membres, alors que sur la page officielle de l’émission de Canal +, les chroniqueurs et humoristes de la chaîne en prennent chacun pour leur grade. Dans le désordre, "Ras la frange de l’autosuffisance et de la médiocrité !", "Si c’est ça l’humour, pauvre Stéphane !", "C’est d’un creux vide impressionnant". Même violence sur "la débauche de luxe en temps de crise" et "l’émission aspergée de publicités pour parfum".

Bref, Le Grand Journal à Cannes ne ferait plus rire personne, crisperait ceux qui souffrent de la crise et achèverait les amoureux du cinéma. Auteur de l’article sur-partagé sur le site du Nouvel Obs "L’infâme Grand Journal de Cannes", le journaliste Mathieu Géniole est devenu le guide de cette fronde #anti-Canalàcannes depuis dimanche après-midi. Mais, faut-il s’étonner de la baisse d'audience du Grand Journal à Cannes ? Depuis plusieurs mois déjà, l’émission présentée par Michel Denisot était régulièrement critiquée dans les médias et sur les réseaux sociaux. Le SAV d’Omar et Fred serait devenu out, les sketchs de l’humoriste-ado de 14 ans Stéphane Bak - même écrites par les mecs de Bref - complètement illisibles et les questions d’Ariane Massenet sont jugées stupides : pire qu’un rejet, c’est bien une incompréhension ou plutôt une gêne, qui s’est instaurée entre la chaîne et son public.

Pourtant, c’est toujours en grande pompe, et avec force soutien médiatique et teasing, que la présence de l’équipe du Grand Journal au festival de cinéma a été annoncée. Interviews de Denisot pour France Soir et autres sites people où il annonçait qu’autant de millions d’euros seront dépensés malgré la crise, confidences d’Ariane Massenet sur son intention d’embrasser Brad Pitt, photos de la construction du plateau sur la plage du Martinez… On y était en avance et à fond. Et pourtant, le soufflé aurait vite dégonflé. Est-ce la faute à la prestation embarrassante de Youn et Garcia samedi soir ? Déguisés en "Arabes du Taboulistan" (sic) pour faire la promo de leur prochain film, ils ont organisé une fausse prise d’otage de l’équipe et forcé Massenet à manger du taboulé. La graine de semoule de trop ?

Et pour vous, faut-il snober le Grand Journal ?

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Faut-il arborer un bronzage caramel ?

Faut-il arborer un bronzage caramel ?

L'été approche et la tentation d'un bronzage en surdose est grande. Un phénomène mis en exergue depuis la campagne d'affiche signée H&M où la peau d'Isabeli Fontana s'est faite ultra bronzée pour présenter la ligne de maillots de bain 2012. Sur les blogs et les forums, les avis sont partagés : certaines crient à l'incitation à l'excès d'UV, les autres souhaitent obtenir le même résultat.

Il faut cependant rétablir la vérité. L'image reste une publicité. Les couleurs sont retouchées, le corps maquillé pour un résultat artistique et non réaliste. L'image d'H&M est faite pour rêver, pour nous donner des envies de vacances en pleine grisaille hexagonale. Un tel bronzage, à la fois chaud et au fini satiné n'est pas à envisager au quotidien. Déjà parce qu'il est irréalisable, mais aussi parce que ce qui est beau et inaccessible sur une photo sera simplement ridicule à voir dans le métro ou dans la rue.

Esthétiquement on vous l'assure, il est déconseillé de tomber dans un tel excès, surtout si à la base vous êtes blanche comme un coton à démaquiller. Bronzer, oui, mais en restant naturelle. Le bon dosage ? S'offrir un hâle d'un à deux tons plus foncés que sa carnation sans UV. Au-delà, vous créer un décalage. Et tout cela en protégeant son épiderme pour éviter tout cancer de la peau. Une crème indice SPF 30 ou 50 pour les peaux claires est indispensable à toute séance de bronzage. Le corps a besoin de soleil, mais sous protection. Notre conseil : miser plutôt sur l'autobronzant, absolument sans danger pour un résultat impeccable. Vous pourrez même arborer le bronzage d'Isabeli Fontana à force d'applications si le cœur vous en dit.

Pourtant, les cabines UV ne désemplissent pas. Et au moindre rayon de soleil, les parcs s'emplissent d'accro aux UV désireux de profiter du moindre rayon pour dorer leur épiderme. L'attrait d'une peau caramel n'a jamais été aussi vif, à tous âges. L'effet bonne mine est toujours considéré comme un canon de beauté.

Alors, le bronzage caramel ou zappe ou on craque ?

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Madonna peut-elle booster sa carrière avec son film ?

Madonna peut-elle booster sa carrière avec son film ?

Depuis une dizaine d’années, Madonna déçoit. Les rythmes sont moins entraînants, les clips moins audacieux, l’imagerie moins innovante. La déception est d’autant plus grande que la star pop avait jusque là bâti sa carrière sur le renouveau permanent, montrant une capacité à comprendre, adhérer, jouer avec notre monde contemporain particulièrement exaltante. Bref, la perfection pop.

La sortie de son film, quelques mois après celle de son dernier album, Girl Gone Wild, était donc attendue au tournant. Madonna allait-elle réussir à créer quelque chose de d’irrévérencieux et de totalement hybride, comme à ses débuts ? A écouter son dernier album, passablement sympa, on craignait le pire : la voir entraîner, comme ses (plus jeunes) consœurs, dans la vague, certes jouissive, mais court-termiste, de la rétromania. Du flashy, des plumes, de l’imagerie hyperréaliste : on se croirait dans un clip de Gwen Stefani début 2000. Du faux neuf avec du vieux idéalisé. Une telle flemme de goût érigeait le succès de W.E en question de survie.

Le verdict est surprenant. On attendait "Madonna réalisatrice" sur le style, la mise en scène, la musique, les costumes, elle apparaît en élève sérieuse et appliquée à restituer la moindre référence d’époque avec une justesse un peu carton pâte, des images vieillies façon Super 8 ("coucou Lana Del Rey") et placements d’objets lourdingues. Finalement, c’est sur le propos féministe du film et non sur le stylisme que la chanteuse marque de très bons points. Revisitant l’histoire d’amour tragique entre le Roi Edouard VIII qui a sacrifié son trône pour aimer l’Américaine divorcée et donc non fréquentable Wallis Simpson, Madonna nous jette à la figure notre vision sexiste et mièvre de l’Histoire où les hommes sont toujours les vaillants héros et les femmes, des roturières rêvant d’être sauvées par le Prince Charmant. Les femmes sont-elles heureuses que quand un homme souffre et se sacrifie pour elles ? Anticipant la colère du peuple britannique contre elle (qui leur a volé leur Roi) et la vie de cauchemars qui les attend, Wallis fait tout pour décourager Edouard. En vain. L’indifférence des historiens pour ce que Wallis a pu penser et réellement vivre la flinguera une deuxième fois. C’est cette injustice que Madonna entreprend de réparer. Avec ce propos, elle retrouve son mordant et son audace. Appliquer ces deux qualités à la réalisation lui aurait permis de faire un bon film et de vraiment booster sa carrière. Next time ?

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Peut-on encore ignorer le point G ?

Peut-on encore ignorer le point G ?

La mythique zone du zénith de nos plaisirs, entre fiction et réalité, a été anatomiquement découverte par un professeur Américain.

Le point de Gräfenberg ou zone de Gräfenberg, communément appelé le "point G", d'après le nom d'Ernest Gräfenberg qui le premier considéra la sensibilité érotique de cette zone en 1950, connu son heure de gloire en 1982 avec l'ouvrage Le Point G d'Alice Kahn Ladas, Beverly Whipple et John D. Perry. Depuis, grande nouvelle, après être passé du statut de légende urbaine d'une vie sexuelle ultra épanouie à vérité vraie, mais floue, la présence anatomique du point G a été prouvée ! (Vous pouvez lire le rapport ici.)

Donc, après maints et maints débats, alors qu'on avait compris l'existence possible du point G, on était plutôt encore loin de pouvoir le toucher du bout des doigts en deux secondes. Hélas, la découverte du professeur Adam Ostrzenski, de  l'Institut de gynécologie de St Petersbourg en Floride, sur le cadavre disséqué d'une femme de 83 ans, nous met le point sur le i, comme l'avènement du clitoris dans les années 70 : désormais, le point G existe, il a une place anatomique, biologique. Il n'est plus une zone de flou artistique. Ainsi, alors que certaines craignent par là l'émergence d'un nouveau diktat du plaisir, le docteur Sylvain Mimoun, auteur du récent ouvrage L'antiguide de la sexualité (édition Bréal, 2012), s'inquiète : "J'ai de plus en plus de patientes qui viennent me voir, perturbées par des questions sexuelles qu'elles ne se posaient pas avant. Certaines patientes vont me dire :"Je n'ai eu que quatre contractions vaginales lors de mon orgasme, au lieu de neuf", et cela me fait voir que d'une libérations sexuelle on est arrivé à une pression sexuelle qui s'apparente à la sexualité des hommes, alourdie par des pressions sur la performance, comme l'érection parfaite tout le temps..." Dr. Mimoun insiste :"Il y a ce qu'on appelle souvent une "dictature du plaisi"r à partir du moment où deux inconnus se rencontrent et vont avoir l'un pour l'autre des tas d'attentes. C'est la meilleure façon d'être déçue et de ne pas obtenir justement ce que l'on veut."

Il est vrai que l'on peut se ravir de la découverte scientifique qui nous valide enfin la présence du point G et nous garantit par là même un orgasme vaginal certifié. Plus question d'être des femmes divisées entre vaginales et clitoridiennes, notre corps nous offre désormais un océan des possibles en matière d'orgasmes et la quête n'est plus vaine, le point G existe, il est bien réel, ça occupera bien nos prochains samedis soirs...
Seulement, une question persiste : désormais, que faire du point G ? On continue notre sexualité comme avant, découvrant notre point G au détour d'un  coup de rein ou de main bien placé, ou on l'examine à la loupe pour ne jamais se rater ? "Il faut faire comme avec le clitoris : ne pas perdre de vue l'idée que l'orgasme et la sensibilité dépend de chaque femme. Ensuite, le point G, comme le clitoris, se "cultive". C'est-à-dire qu'on joue avec, on le caresse... Sans pression !" nous répond le Dr. Mimoun... Avant de conclure :"Vouloir jouir, oui, mais sans se prendre la tête... C'est d'ailleurs le meilleur moyen d'y réussir !"

Alors, le point G, on l'ignore ou pas ?

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Alexa Chung doit-elle reprendre 5 kilos ?

Alexa Chung doit-elle reprendre 5 kilos ?

On savait la it girl mince mais le deviendrait-elle trop ? Retour sur les faits : le 16 avril, Alexa Chung poste sur son compte Instagram une photo d’elle, posant à côté de sa mère dans une robe en jean qui laisse apparaître ses longues et…très maigres jambes. Ni une, ni deux, les followers de la it girl réagissent rapidement au cliché, l’accusent de ne rien manger ou encore même d'être une thinspo (= la contraction du terme thin-inspiration, soit les images glorifiant la maigreur). Miley Cyrus et Lagy Gaga sont elles aussi passées par là ces dernières semaines, la première à cause de sa perte de poids récente, l'autre à cause d'un tweet  où elle expliquait manger une salade après la sport même si elle avait fortement envie d'un hamburger. Pour une personne prônant l’acceptation de soi, la pilule est mal passée auprès de ses fans.

Le sujet "Alexa Chung" se hisse alors très vite dans les trend topics Twitter. Pour faire taire les critiques, elle répond immédiatement sur son compte Twitter : "Salut je suis là. Je peux lire. Ok tout le monde merci pour cette discussion sur vos angoisses d'ados. Les gens sont de tailles différentes. Je n'essaie pas d'être thinspo pour qui que ce soit". Une réponse qui n'a pas servi à grand chose : Alexa Chung a fini par retirer la photo.

Il y a quelques semaines, alors que sa maigreur interrogeait déjà, Alexa Chung avait dû s’expliquer sur sa minceur : "Je suis naturellement très mince. Je mincis encore plus quand je suis stressée." Et la présentatrice a de quoi être stréssée en ce moment : une collaboration avec Superga, des clichés pour Lacoste, DKNY ou encore Pepe Jeans en plus de ses émissions télé. Mais au milieu de ce programme surchargé, Alexa Chung devrait peut être prendre du temps pour reprendre quelques kilos.



Et vous, pensez-vous qu’Alexa Chung devrait se remplumer avant de poster de nouvelles photos en mini-jupe ?
 

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Pour ou contre la "skirt over dress" ?

Pour ou contre la "skirt over dress" ?

Commençons par les faits : le 1er février 2012, Blake Lively, dont le style est depuis plusieurs années impeccable, loin des errements stylistiques de ses débuts,  est photographiée portant une jupe droite en dentelle ajourée par-dessus une robe blanche brodée. Bon.
Quelques semaines plus tard, Karolina Kurkova franchit le même cap et se présente vêtue d’une robe semi-transparente sur laquelle elle a choisi de mettre une mini-jupe en cuir grise.  On s’interroge.
Enfin, le 10 février dernier, Diane Kruger, actrice au style pointu et toujours juste, se lance dans la promo de son nouveau film en misant sur un mix d’imprimés forts, des fleurs  sur fond vert et des rayures en noir et blanc, le tout en superposant une robe…et un jupe. Etonnement mêlé d’admiration.

On doit donc l’admettre : une tendance est née. Et si notre œil a encore un peu de mal à s’y habituer, les anglo-saxons ont évidemment déjà inventé un terme pour la qualifier : SOD, ou skirt over dress (on vous en parle d'ailleurs dans le numéro de mai de Glamour, avec Lana del Rey en couverture)  Si cette tendance semble bien avoir été initiée par des people/fashionistas et ne pas sortir de l’imagination d’un styliste nostalgique des années 90, on doit quand même bien saluer le nez creux (et joli) de Blake, Karolina et Diane, qui ont toutes adopté (ou plutôt lancé) la skirt over dress avant même que ne débute la Fashion Week présentant les collections de prêt-à-porter de l’automne/hiver 2012/13 où l’on a pour le coup observé un certain nombre de superpositions inédites (pour les années 2000, en tout cas) : Marc Jacobs est sans doute l’exemple le plus emblématique de la saison dernière, avec des robes portées sur des jupes,  et même des jupes portées sur des pantalons (gloups).

Mais que faut-il donc penser de ces jeux de superpositions qui posent la question, centrale dans la mode à  chaque émergence de tendance vraiment novatrice, de la frontière entre ce qui est pointu et ce qui est moche ?

Blake Lively, Karolina Kurkova et Diane Kruger en SOD

D’un côté, le résultat observé chez Diane Kruger ou Blake Lively est finalement plutôt convaincant, car la superposition apporte vraiment quelque chose au look, et permet de mixer à la fois des imprimés, des matières et des couleurs radicalement différentes en gardant un look harmonieux.  
D’un autre, il est difficile d’imagine adopter la skirt over dress sans avoir l’impression de retomber en adolescence, quand il était cool de mettre une jupe à fleurs chinée en friperie par-dessus un pantalon en velours côtelé (patte d’eph’, de préférence).

On peut citer des tas d’exemples de tendances dont on a dit : "elle ne passera jamais par moi" et qui ont fini par s’imposer dans nos dressings, comme les couleurs fluos, les mélanges d’imprimés floraux ou les semelles en liège sur nos sandales compensées.  "La jupe sur robe" finira-t-elle aussi par nous amadouer ?

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En fait-on trop avec Marilyn ?

En fait-on trop avec Marilyn ?

2012, année Marilyn ? Il y a de ça… L’effigie du prochain festival de Cannes, 65ème du nom ? Marilyn. La star des librairies où s’amoncellent bouquins de photos et multiples bios ? Marilyn. La dernière personnalité objet d’un biopic ? Encore Marilyn. Pourquoi un tel emballement ? D’abord le calendrier. Le 5 août prochain, cela fera pile-poil un demi-siècle que Norma Jean Baker, 36 ans, a quitté le plancher des vaches, le cinéma, son psy et les Kennedy. L’époque aime célébrer les anniversaires et celui-là en vaut évidemment beaucoup d’autres… Ensuite le bien connu inconscient collectif, titillé depuis des lustres par le destin de LA star. De ces années de gloire à nos jours, Marilyn n’a cessé d’exercer la fascination : les uns s’excitant sur la silhouette et son parcours people complexe, les autres sondant les zones psychanalytiques et les relations troubles qu’entretenait l’actrice avec les émules du Docteur Freud. Une chose est sûre : l’image de la star continue de s’exposer partout (aujourd’hui encore, elle est considérée comme l’icône féminine la plus lucrative !) et sa légende aussi. Preuve de la persistance du culte : dès qu’une nouvelle beauté blonde apparaît sur les radars du cinéma (par exemple Scarlett Johansson), on la baptise illico « la nouvelle Marilyn ». Ne se serait-il rien passé depuis 1962 ?

Dans cette déferlante nostalgique, la sortie dans les salles de My week with Marilyn fait figure d’apothéose. Pour raconter « sa » Marilyn, Simon Curtis, le cinéaste, fait un choix : raconter le tournage en Angleterre, en 1956, du Prince et la danseuse, un film où l’actrice américaine donnait la réplique à Laurence Olivier, acteur british 100 % classique que tout opposait à l’incarnation du glamour made in Hollywood. Marilyn et sa trouille, Marilyn et son ingénuité, Marilyn et ses désirs capricieux, Marilyn et son charme, Marilyn et ses médocs, Marilyn et ses névroses, on en passe… Le film, sagement mais avec grâce, décline le petit Monroe illustré et n’oublie pas une page. Atout principal : la prestation de Michelle Williams, convaincante dans le rôle-titre. Une sorte d’exploit sachant qu’incarner un mythe n’est pas exactement à la portée de la première actrice venue. A part ça ? A part ça, on n’apprend rien de neuf sur le cas Marilyn. On s’en étonne à peine : tout n’a-t-il pas déjà été dit et montré depuis longtemps ?

Et vous, trouvez-vous qu’on en fait trop avec Marilyn ?

« My week with Marilyn », de Simon Curtis, avec Michelle Williams, Kenneth Branagh, Julia Ormond… Sortie le 4 avril.

 

 

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Les Japonaises en font-elles trop ?

Les Japonaises en font-elles trop ?

On en a beaucoup parlé pour la Corée du Sud, mais la chirurgie esthétique fait aussi des ravages au Japon. Si cela fait moins de bruit, c’est parce que le mythe d’une beauté japonaise naturellement sensuelle, voire spirituelle, a la vie dure. Pourtant, comme leurs voisines, les Japonaises ont massivement recours à la chirurgie pour se débrider les yeux ou se faire de seins plus gros.

Moins chères que la méthode lourde du scalpel, des techniques réputées plus douces rencontrent aujourd’hui un franc succès. Ainsi le site internet de vente Japan Trend Shop propose à ses clientes un kit de gadgets pour se remodeler la bouche, les lèvres, le nez ou les yeux…avec bien souvent, un résultat désastreux. Ce goût pour la perfection corporelle étonne d’autant plus que les jeunes Japonais traînent la patte pour se marier et sont frappés massivement par une pénurie de libido. Un vrai bouleversement dans un pays où 95% des personnes étaient mariées. La sociologue française Muriel Jolivet, installée au Japon depuis 1973, rapporte les confidences de Japonais de 40 ans "workaholic" qui n’ont jamais touché une fille. Et des femmes de 35 ans qui, après avoir attendu en vain un mari beau et riche, se lancent aujourd’hui à corps perdu dans des gigantesques « konkatsu », des campagnes de recherche de mari.

La jeune romancière Mieko Kawaki, élue femme de l’année 2008 par Vogue Japan, est l’une des premières à briser le silence en littérature. Son dernier roman, Seins et œufs (Actes Sud) sonde avec intelligence et sensibilité l’origine de ce désir et ses dérives à travers trois générations de femmes. Personnage central, Makiko, la quarantaine fraîchement divorcée, a une obsession : se payer une plus grosse poitrine. Elle est confrontée à l’incompréhension et au rejet de sa nièce et de sa sœur avec qui elle vit.

Souvent, c’est pour coller à l’idéal de beauté européenne, mondialement diffusée, que les Japonaises sautent le pas, dès l’adolescence. Faut-il pour autant condamner ce désir en exigeant des Japonaises qu’elles s’acceptent comme elles sont alors qu’en matière de beauté, TOUTES les femmes du monde ont recours à des artifices ? Pourquoi les Japonaises utilisent-elles une méthode aussi radicale que la chirurgie esthétique ? Les Japonaises en font-elles trop ? Ou est-ce seulement nous qui les regardons en permanence comme des "freaks" ?

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Faut-il aller voir "Cloclo" ?

Faut-il aller voir "Cloclo" ?

Si vous n’êtes pas au courant, c’est que vous hibernez au fin fond de l’Alaska. Ou que vous êtes aveugle. Ou sourd. Ou les trois à la fois… Depuis quelques semaines, sur toutes les chaînes de télé, toutes les affiches de nos villes et tous les www du net, on ne parle que de lui, on ne montre que lui. Lui, Nicolas Sarkozy ? Lui, Jean Dujardin ? Pas du tout… Oubliez l’actu politique, les Oscars, et regardez droit dans le rétroviseur. Lui, c’est Claude François, idole de la french variété des lointaines années 70, devenu aujourd’hui le héros d’un biopic made in France incarné par Jérémie Renier, dont on vante partout (à juste titre) la sidérante ressemblance avec le chanteur électrocuté dans sa baignoire en 1978.
 
Emissions musicales à ne plus savoir où donner de la ritournelle disco, commémorations où les pantalons pattes d’eph sont à la fête, témoignages éplorés de celles et ceux qui ont croisé le blondinet agité… Claude François - sa vie, son œuvre - occupe le terrain et, du coup, on se demande si l’on n’a pas déjà vu le film avant de le voir. Le film, justement, il vaut quoi ? On l’a vu pour de vrai et, bonne nouvelle, il surprend en bien. Les deux fils du chanteur (Claude François Jr et Marc François) ont beau être associés à la production, Cloclo ne ressemble en rien à une hagiographie vantant les multiples mérites de l’auteur d’ "Alexandrie Alexandra". De la jeunesse au Caire à l’électrocution, Florent-Emilio Siri, le cinéaste, examine toutes les facettes du personnage : son ambition XXL, sa maniaquerie vraiment maniaque (un faux plis sur la chemise et c’est la crise de nerfs), ses manipulations diverses, ses rapports avec papa-maman (Dr Freud, où es-tu ?), son addiction sexuelle, son rapport à la notoriété et aux fans, sa passion de jeunesse pour la juvénile France Gall… On en passe, des meilleures et des pires. Mené à un rythme d’enfer et génialement interprété par Jérémie Renier, le film, même si l’on se contrefout du répertoire de Cloclo, embarque sans problème dans sa délirante histoire véridique et ses deux heures vingt de péripéties. 
 
Reste une question… Après Marion Cotillard en Piaf, Leonardo DiCaprio en Hoover, Vincent Cassel en Mesrine, Sylvie Testud en Sagan, Meryl Streep en Thatcher, Audrey Tautou en Chanel et avant Michelle Williams en Marilyn, Naomi Watts en Lady Di et Gérard Depardieu en DSK (entre autres), la mode du biopic, avec son surmoi Musée Grévin et sa promo assourdissante, ne risque-t-elle pas de nous épuiser à force d’agiter la corde passéiste ?
 
Cloclo, De Florent-Emilio Siri, avec Jérémie Renier, Benoît Magimel, Monica Scattini… Sortie le 14 mars.
 
Et vous, irez-vous voir Cloclo ?
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Les femmes, on continue à s'asseoir dessus ?

Les femmes, on continue à s

En pleine campagne présidentielle, une asso féministe, "Le Laboratoire de l'égalité", a décidé d'interpeller les candidats sur les inégalités hommes-femmes avec une campagne de pub maligne. Au lieu de sortir des banderoles vindicatives place de la Bastille avec des filles plutôt remontées, cette association composée de chercheurs, de hauts fonctionnaires et de business women (de gauche et de droite) joue la carte créative et médiatique. Des affiches et pubs dans la presse (Le Monde, Télérama, Libération, Nouvel Obs..), et ce film de 45 secondes diffusé sur les chaînes de télévision (TF1, France 2). Une seule question : comment dénoncer sans être lourd les 17% d'écart salarial qui subsistent, en moyenne, entre les hommes et les femmes à poste équivalent ?
Le Laboratoire de l'égalité a trouvé la solution en racontant l'open space d'une entreprise comme un épisode de The Office ou de Caméra Café, le tout sur une musique sirupeuse de film des années 70. Plutôt efficace.
L'idée ? Sensibiliser les hommes, mais aussi et surtout les candidats à la Présidentielle. François Hollande a d'ailleurs signé aujourd'hui le "Pacte pour l'égalité", que le laboratoire soumet à chaque candidat sur le modèle du Pacte écologique de Nicolas Hulot en 2007.
 
A la rédaction de Glamour, on a tout de suite eu envie de parler de cette question épineuse, qui concerne toute celles qui travaillent ou travailleront un jour en entreprise. Au-delà du simple constat, cette journée est là pour nous rappeler que partout dans le monde, les Droits des femmes en matière de travail sont réduits, oubliés, amoindris. En France, pays des Droits de L'Homme, les statistiques désolantes continuent de parler d'elles-même : les femmes ne sont toujours pas aussi bien loties que les hommes.
En réalisant cette vidéo, le Laboratoire de l'égalité ancre le malaise dans le réel : celui du monde du travail. Espérons que l'initiative sera suffisante pour faire parler de la cause.
 
Pour en savoir plus et découvrir tous les visuels de la campagne, consultez le site du Laboratoire de l'égalité.
 
Et vous, êtes-vous d'accord avec la vision du monde du travail par le Laboratoire de l'égalité ?
 
 
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Rihanna peut-elle pardonner à Chris Brown?

Rihanna peut-elle pardonner à Chris Brown?

Hier, lundi 20 février, Rihanna fêtait ses 24 ans dans un restaurant japonais à Londres et offrait en exclu via Twitter sa dernière chanson, un remix de "Birthday Cake" avec Chris Brown en featuring, une chanson déjà présente en version courte sur son album Talk That Talk. Lui, de son côté, lançait un remix de la chanson "Turn Up The Music" avec Rihanna en guest.

Trois ans après la dispute (2009) qui explosa entre eux deux et mena Rihanna tout droit à la police le visage en sang, l'attitude de la chanteuse est de nouveau contestée. A l'époque, elle était retournée auprès de Chris Brown, son premier grand amour, puis ne supportant pas l'exemple qu'elle donnait à ses fans en restant avec un homme violent, Rihanna l’avait définitivement quitté.

Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts et Chris Brown a même une nouvelle copine au nom bizarre, Karrueche Tran. Lorsque les deux ex se sont croisés dans une boîte londonienne, le Greystone Manor, le 5 février dernier, on savait que Rihanna s’était embrouillée avec la petite amie de Chris (qui s’était moqué de son accent sur Youtube), mais on ignorait cependant s'ils étaient de nouveaux entrés en contact.

Mais, en décembre 2011, quelques tweets d'amour comme " Love U more than u know!" de la part de Chris à Rihanna ont fusé entre eux et, hier, via Twitter encore (ah, l'effet maléfique des réseaux sociaux...), Chris Brown lui a envoyé un message bien personnel "Happy Birthday Robyn" l'appelant ainsi par son vrai nom Robyn (oui, Rihanna s'appelle en vrai Robyn Rihanna Fenty) pour lui fêter ses 24 ans.

Si nous savions depuis un moment qu'ils ont collaboré à nouveau sur deux remix, leur sortie attise toutes les passions. Déjà, franchement, est-il vraiment cool de collaborer avec l’ex qui nous a cassé la figure ? Encore plus contestable, la chanson en elle-même, avec ses paroles torrides : "It's not even my birthday /But he wanna lick the icing off" (c'est même pas mon anniversaire / mais il veut lécher le glaçage), auxquelles le couplet de Chris Brown répond : "Girl I wanna fuck you right now /'Been a long time, I’ve been missing your body." (meuf j'ai envie de te baiser, ça fait longtemps et ton corps m'a manqué).

Bref. Les deux artistes pop semblent renouer contact… professionnellement, Chris Brown ayant démenti récemment les rumeurs d'une liaison avec Rihanna, ce qui ne peut que rassurer la petite amie actuelle du chanteur. De plus, les deux anciens amoureux semblent s'amuser de la polémique qu'ils suscitent, Chris Brown ayant argué à Rihanna : "Laisse les devenir fous" sur Twitter.

Qu'en penser ? Peut-on rester amis, et peut-on pardonner s'être fait passer à tabac, pour après collaborer artistiquement avec son ex ? Qu'en pensez-vous?

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L'amour dure-t-il trois ans ?

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A l'occasion de la sortie au cinéma du film qu'on attend toutes, L'amour dure trois ans, réalisé par Frédéric Beigbeder qui adapte son propre livre publié en 1997, on en profite pour se pencher sur ce concept scientifiquement prouvé qui pulvérise nos idéaux amoureux et romantiques.
Beigbeder, défenseur du concept, signe de sa plume cette théorie (inspirée par des études démographiques sur le divorce) et met à mal tous les Parisiens et autres individus modernes en quête d'absolu : c'est mort, pour l'amour toujours repassez plus tard, il semblerait que ce ne soit plus de notre siècle, en vrai ça dure trois ans. L'idée déprimante, c'est que le couple s'échelonne en trois phases, avançant inéluctablement vers son échec. Lucy Vincent, dans son ouvrage Comment devient-on amoureux ? (Odile Jacob, 2004) atteste scientifiquement les principes de cette idée affirmant, contre tout romantisme, que l'amour dure effectivement trois ans, le temps de faire un enfant en bonne santé et en sécurité. La première année, nous serions aveuglés par nos hormones au niveau biologique, avec un pic de dopamine et d'ocytocine; Beigbeder le décrit ainsi, dans son incipit qui semble être un véritable avertissement aux lecteurs : "Pendant un an, la vie n'est qu'une succession de matins ensoleillés, même l'après-midi quand il neige." Ensuite, vient la deuxième phase : "La deuxième année, les choses commencent à changer. Vous êtes devenu tendre." Comme l'affirme Lucy Vincent, progressivement l’activité du cerveau reprend son cours normal, débarrassé de l’excitation de la période amoureuse. Cette phase s'ensuit d'une "désensibilisation", qui intervient quand l'enfant peut se débrouiller tout seul, marcher, alors vers 3 ans. C'est la phase terminale de l'amour, que Beigbeder conclut ainsi :"La troisième année, vous ne vous retenez plus de regarder les demoiselles fraîches qui éclairent la rue. Vous ne parlez plus à votre femme. Vous passez des heures au restaurant avec elle à écouter ce que racontent les voisins de table."

Profondément, notre cœur balance : la théorie sur l'amour qui se lasse et s'efface est criante de vérité, mais pour certains, l'amour dure trois mois, cinq ans, ou deux jours... Et les couples qui durent presque toute la vie vous le diront : il faut faire des efforts pour faire marcher cette vaste entreprise qu'est la vie à deux. Frédéric Begbeider confond-t-il amour et passion ? Serait-ce l'effort qui bloque l'avancée amoureuse ? N'y-a-t-il pas une différence entre être amoureux, rêver ensemble de matins chantants, et aimer, c'est-à-dire construire ?

Qu'en pensez-vous ? L'amour est-il profondément soumis à des lois biologiques ? Après les premiers instants amoureux, ne reste-t-il que l'effort ?

L'amour dure trois ans de Frédéric Beigbeder avec Louise Bourgoin, Gaspard Proust, Joey Starr... Sortie en salles le 18 janvier 2012.

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Faut-il dire oui au bac 0% de Dukan ?

Faut-il dire oui au bac 0% de Dukan ?

L’info est tombée lundi comme un couperet : après avoir perdu 3 kilos (dans la soi-disant bonne humeur) grâce à son régime hyper-protéiné aujourd’hui largement contesté, le nutritionniste Pierre Dukan décide de faire encore parler de lui. Dans son nouveau livre Lettre Ouverte au futur Président de la République, qui paraîtra officiellement jeudi 5 janvier 2012, il propose de s’attaquer au poids de nos chères têtes blondes. Pour lui, la méthode est simple, il s’agit de récompenser les élèves ayant "réussi" à conserver un IMC entre 18 et 25 de la seconde à la terminale. A la clé, des points supplémentaires au baccalauréat. Et l’idée a déjà un nom, puisque Dukan est fier de pouvoir annoncer  son option "poids équilibre".

Alors on connaissait déjà les portiques détecteurs de métaux à l’entrée des lycées américains, il semblerait que Dukan prévoie donc d’y ajouter un pèse-personne. Après la cuillérée d’huile de foie de morue obligatoire dans les écoles françaises des années 50, le bâtonnet de surimi sera peut-être de rigueur en 2012.

Il peut sembler intolérable d’associer si facilement poids, santé, et résultats scolaires. La dérive n’est pas loin : à quand, en entreprise,  une prime de fin d’année accordée aux minces ? Pourtant, certains ne se font pas tant de mouron, puisque, selon le principal intéressé, la réforme est avant tout un activateur de bien-être : "Il n'y a rien de malsain à éduquer les jeunes à la nutrition. Cela ne changera rien pour ceux qui n'ont pas besoin de maigrir. Et pour les autres, cela les motivera". Dommage, l’affirmation sonne comme l’obligation d’adhérer à un idéal formaté et loin d’être universel : le sien.

Après avoir vendu plus de 6 millions de livres, et notamment grâce à son désormais célébrissime Je ne sais pas maigrir, Dukan s’envole (et plane) du côté de la politique et de l’éducation. Au programme, faire perdre du poids aux jeunes, certes, mais pas que. Relancer l’économie fait aussi partie du domaine des possibles pour le médecin. Impossible is not Dukan : les achats massifs de son de blé et de fromage cuit pasteurisé 0% font réellement partie de ses propositions de relance économique.

Mais Dukan ne s’arrête pas là, et proposera aussi lors d’un appel d’offres de développer à ses côtés une chaîne de restauration rapide sous franchise, répondant au doux nom de McDu (et non, ce n’est pas une blague). Entre la crise, le climat, et Dukan, le futur président a intérêt à être bien accroché.

Et vous, que répondez-vous à la proposition de réforme du baccalauréat de Pierre Dukan ?

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Qui a peur des hipsters ?

Qui a peur des hipsters ?

Il porte des Converse pourries, un bonnet tricoté et de grosses lunettes. Il shoppe ses vestes en jean col moumoute dans des brocantes vintage. Pédale comme un fou (malgré son jean slim) sur son fixie, se coiffe années 30. Il est tellement looké que c’est la star des blogs de streetlooks, type the sartorialist ou facehunter. Ses dieux ? Terry Richardson, l’actrice Chloe Sevigny ou le photographe mal peigné et érotomane Olivier Zahm chez nous (voir purple.fr). Lui, c’est le « hipster », ou récente appellation de ce que nous appelons, depuis les années Palace, le « branché ». Le mot « hipster », s’il est désormais mis à toutes les sauces (un récent mémo interne du New York Times recommande même de ne plus utiliser ce terme dans les articles du quotidien), trouve son origine dans le célébrissime livre de Norman Mailer The White Negro (1957), sous-titré « Superficial Reflections on the Hipster »). Pour Mailer, le hipster, c’est l’amateur de jazz, le jeune Blanc déclassé (le « nègre blanc ») qui s’identifie aux Noirs, exclus de la société de l’époque. Aux débuts (pour certains, c’est en 1999 qu’il naît, l’année de l’ouverture du premier magasin American Apparel à New York), le hipster se nourrit de contre-culture. C’est un rebelle fils du punk. Il rejette le capitalisme et la société de consommation.

Cela a bien changé. Multi-connecté (il twitte et passe ses nuits sur Facebook), notre hipster d’aujourd’hui travaille dans la mode ou les médias (ou aimerait bien). Il habite Shoreditch dans l’Est Londonien, Williamsburg à Brooklyn, les quartiers popu-bobo parisiens, mais le hipster est intrinsèquement apatride (Liban, Amérique du Nord, Argentine, Europe, l’Internationale du hipster est partout). Hyper-consommateur, le hipster est émerveillé devant toutes les dernières tendances, c’est un « trendsetter », et même un « early-adopter » (comprendre : il fait siennes les tendances avant tout le monde).
Bref, c’est une cible de choix pour les marques. Du rebelle il n’a gardé que la pose. Il est une nouvelle norme culturelle. Le terme « hipster » est même devenu péjoratif. Ne serait-il qu’un petit prétentieux égocentré ? Après avoir été le dieu du cool, ce petit groupe sociologique, mix folklo entre Derek Zoolander ou les MGMT sont désormais détestés. En 2008, notre collègue de GQ, Arnaud Sagnard dénonçait déjà ce qu’il appelait la « tyrannie des branchés » dans son livre Vous êtes sur la liste (Editions du moment). Aujourd’hui, les blogs anti-hipster se multiplient (latfh, hackneyhipsterhate, unhappyhipsters) de même que les parodies, souvent très méchantes mais totalement défoulatoires, la plus célèbre étant cette hilarante vidéo intitulée « Being a dickhead’s cool », déjà vue plus de 7 millions de fois. Certains vont assez loin, allant jusqu’à caricaturer le hipster modeux et intolérant sous les traits de Hitler. Brusque retour de bâton pour notre ami hipster. Y survivra t-il ?

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Trop de Lady Gaga tue-t-il Lady Gaga ?

Trop de Lady Gaga tue-t-il Lady Gaga ?

Les MTV Europe Music Awards dimanche soir ? Sans surprise. Un fois de plus, c'est Lady Gaga qui est repartie les bras chargés de jolis trophées. Quatre au total, dont celui de la meilleure artiste féminine, du meilleur morceau (Born This Way), du meilleur clip (Born This Way encore) et de la meilleure "fanbase".

Si la plus bankable des divas de la pop a donc une flopée de fans bien entichés d'elle, on est peut-être aussi un peu en train de frôler la "Gagoverdose". D'abord parce que son univers arty, si novateur et décalé en 2009, commence à devenir en 2011 la marque de fabrique de toute une génération de chanteurs en panne d'inspiration. Hier soir, à Belfast, Katy Perry exhibait sa nouvelle crinière rose (va encore), et Jessie J défilait dans trois tenues différentes plus étranges que seyantes. Dernièrement, Nicki Minaj, Rihanna, et même Beyoncé se laissaient aussi largement tenter par l'esthétique "bizarro-polémico-malsaine" Gaga dans leur clips (Run The World de Beyoncé, S&M de Rihanna, ET de Kary Perry...).

Parallèlement, après avoir été bombardées des tubes de la pop star sur les radios depuis trois ans, après que chaque mise en ligne d'un nouveau clip est devenu un évènement commenté à l'échelle planétaire, le phénomène Gaga tout court pourrait bien commencer à lasser. Derrière une succession de provocations, on a souvent eu le sentiment ces derniers temps que l'artiste cherchait plus à entretenir son concept marketing qu'à faire de la musique. Elle aurait probablement pu se passer de la robe en viande qu'elle portait aux MTV Video Music Awards en 2010, plutôt de mauvais de mauvais goût, et en faire un peu moins à la même cérémonie l'année suivante, durant laquelle elle s'est travestie en homme et s'est comportée comme tel pendant deux heures.

Finalement, trop de maquillage, trop de personnages, et trop de trophées ont peut-être aussi rendu la chanteuse un peu trop omniprésente. Et du coup lassante.

Et vous, pensez-vous que le phénomène Lady Gaga commence à s'essouffler ?

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Faut-il éradiquer "Mademoiselle"?

Faut-il éradiquer "Mademoiselle"?

"Madame ou Madame ?"
Les associations féministes françaises Osez le féminisme et les Chiennes de Garde lancent ensemble une nouvelle campagne intitulée "Mademoiselle, la case en trop" pour rappeler que la distinction Madame/Mademoiselle est le fruit du sexisme ordinaire, puisque cette distinction de statut (qui insinue un statut marital) n'a pas de valeur légale, simplement usuelle. La polémique est donc lancée : entre celles qui voudraient être toute leur vie appelées "Mademoiselle" en signe de jeunesse, et celles qui ne supportent pas cette appellation alors qu'elles sont mères de familles, ou tout simplement parce qu'elle est discriminante en elle-même, la case fait rage. Surtout que Monsieur, lui, n'a jamais le choix de cocher "Mondamoiseau", ou autre.
Or, cette question est-elle vraiment urgente, parmi la défense du droit des femmes? "Oui !" nous répond Noëlle Bas, présidente des Chiennes de Garde : "Il faut toujours mener le combat contre le sexisme ordinaire, bien qu'il paraisse accessoire, il est le reflet de l'inégalité homme-femme de notre société". Ainsi, les deux associations assurent qu'elles ont reçu des plaintes de femmes qui peinaient, face aux institutions, à changer leur statut de "Mademoiselle" à "Madame" si elles n'étaient pas mariées. Elles ont donc mis à disposition un kit pratique pour changer de civilité en bonne et due forme en téléchargement ici.

Et vous, qu'en pensez-vous, Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs ?
 

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Faut-il se moquer d’American Apparel ?

Faut-il se moquer d’American Apparel ?

Pour sa nouvelle ligne Grande Taille pour femmes, la marque provoc a lancé cet été un casting afin de recruter son top plus-size. Pas de bol : Nancy Upton, une candidate de 24 ans, est en passe de ridiculiser le concours.

La morale de cette histoire ? Tel est pris qui croyait prendre. American Apparel pensait sans doute bien faire en lançant The Next Big Thing au mois d'août : un casting visant à recruter le modèle de sa première collection taille XXL. Voilà qui changeait des baby dolls et autres actrices pornos (souvenez-vous, Sasha Grey). Des centaines d'Américaines, plus ou moins fortes, ont candidaté, postant leur profil le plus généreux-sexy. Parmi toutes, Nancy Upton, une artiste-actrice de 24 ans, originaire de Dallas. Par sa faute (et son audace), le concours a perdu sa crédibilité et se retourne comme une crêpe fourrée.

Nancy a eu vent du casting via l'excellent website féminin alternatif jezebel.com. L'article sur The Next Big Thing n'était pas tendre, accusant la marque de pur foutage de gueule marketing. Et dénonçant un passif qui pèse lourd sur la balance : American Apparel, on le sait, a toujours privilégié les mannequins sinon skinny, au moins fluettes. Et puis, il y avait eu cet antécédent en mai 2010, qui avait buzzé et fait scandale : l'actrice X April Flores, une Bizarre Girl comme on dit dans le milieu (très ronde, couverte de tatouages), après avoir demandé à une boutique se trouvait le rayon XL, s'était vue répondre « Désolé, ce n'est pas notre cible » (ça sonne pire en anglais, « That's not our demographic »). Son post sur Twitter avait ému la planète des rondes... Pas surprenant, un an après, que ce concours « Next Big Thing » suscite quelque méfiance, et un brin de moquerie aussi...

Nancy Upton a donc eu une idée diabolique de génie : s'inscrire au casting pour mieux le torpiller de l'intérieur. Et c'est parti pour un shooting pas comme les autres dans la maison de maman. Sous l'objectif de sa copine photographe Shannon Skloss, Nancy prend des poses « alt porn » du meilleur mauvais goût (façon American Apparel) et... s'empiffre. Gloutonne. Ici, à dévorer un poulet entier dans une piscine, , à se barbouiller de pizza ou à se tartiner de mayo allongée dans une baignoire. Elle poste le tout sur le site-concours, avec ce message second degré en post it « Je fais un 44. Je ne peux pas m'arrêter de manger. » Quelle est l'idée derrière ? D'une pirouette, elle lâche : « C'est ce qu'ils pensent, non ? Qu'on est « extra large » parce qu'on bouffe trop et tout le temps. Comme si faire du 44 était une maladie... »

Ce qui a énervé Nancy par-dessus tout ? Le ton du concours. Abusant de jeux de mots (« Booty-full », genre), alternant le mépris faux-cool et « la volonté trop visible de montrer qu'on fait quelque chose de bien ». Elle rajoute : « Ça me rend malade que « Fat » (gros) soit un mot dégoûtant. Une insulte. On peut être en bonne santé et avoir un peu de graisse. Être en surpoids, n'est pas forcément synonyme de paresse, quel préjugé ! Et puis surtout, on peut être foutrement belle et ronde en même temps. Je suis comme je suis, ça ne me gêne pas, ni les mecs avec lesquels je date... » Son avis semble être partagé par beaucoup. En attendant les résultats du concours (d'ici une semaine), Nancy Upton arrivait en tête des votes, sur les 991 participantes ! Son mail (nancyupton@gmail.com) croule de messages de soutien, et un groupe Facebook American Apparel Sucks s'est constitué. Bien sûr, si elle gagne, notre voluptueuse refusera l'offre. Pas question de retourner sa veste XXL.
A consulter : http://extrawiggleroom.tumblr.com/

Et vous, êtes-vous aussi partantes pour tourner en dérision la communication d’American Apparel ?

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Faut-il adopter le rouge à lèvres violet ?

Faut-il adopter le rouge à lèvres violet ?

Cette saison, la tendance est aux rouges à lèvres foncés. Chez Yves Saint Laurent, on pousse la mode jusqu'à lancer un lipstick violet. Violet. Drôle de couleur pour nos lèvres. Et pourquoi pas. Cette teinte est chic, troublante, mystérieuse et féminine. Elle apporte en un clin d'œil de la profondeur sans tomber dans l'extrême du noir qui nous plombe le teint.  

Dans l'idée, le violet pourrait donc être une couleur superbe pour les lèvres. Ou pas. Car si la teinte est magnifique sur un visuel publicitaire ou sur une photo de Mario Testino, dans la vraie vie c'est une autre histoire. Imaginez-vous dans la lumière chirurgicale du métro avec vos lèvres foncées. Look de Taylor Momsen assuré. Pire, il semblerait que cette teinte riche et profonde jaunisse les dents par effet d'optique. On a vu plus glamour.

Le rouge à lèvres violet est donc un vrai risque. Faut-il le prendre ?

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Faut-il zapper les sodas light?

Faut-il zapper les sodas light?

En apprenant que les sodas pourraient être taxés, on s'est rassurées en pensant se rabattre sur leurs versions light. Mais cela ne serait finalement pas une bonne idée. D'après une étude récente, la consommation de sodas allégés ferait grossir.

Les sodas light ne seraient pas si bons pour notre silhouette qu'on le pense. D'après une étude menée par the University of Texas Health Science Center de San Antonio sur plus de 10 ans, les buveurs réguliers deviendraient plus gros que les autres. Leur tour de taille aurait subi une augmentation supérieure de 70% à celles des buveurs d'autres boissons.    

Les consommateurs de deux sodas light (ou plus) par jour auraient un tour de taille de 5 cm plus large que les autres. Pour compliquer encore plus la chose, l'étude a montré que les buveurs de soda light étaient plus gros au bout d'une décennie que les buveurs de sodas "classiques".

Que l'on se rassure, ce ne sont pas les sucres de substitution ou les sodas light eux-mêmes qui feraient grossir. L'explication est un peu plus complexe. L'aspartame, utilisé pour sucrer les boissons light, a un goût 100 fois plus prononcé que le sucre normal. Les buveurs de light, habituent donc leur palet à ce goût très fort et veulent donc retrouver cette sensation lorsqu'ils mangent d'autres aliments à base de sucre. Par conséquent, ils auront tendance à mettre 2 sucres dans leur café, à manger plus de sucreries, gâteaux, glaces... Cette surconsommation serait alors la conséquence directe de cette prise de poids et donc de l'augmentation du tour de taille.

Les accros au Coca Light ont donc du souci à se faire pour leur ligne dans les 10 ans à venir. Seule solution : adopter une consommation mesurée des boissons à l'aspartame. Ou mieux, se mettre à l'eau (et au pain sec).

Et vous, êtes-vous prête à zapper les sodas light ou resterez-vous accro?
 

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La Miss Météo de Canal + vous inspire-t-elle ?

La Miss Météo de Canal + vous inspire-t-elle ?

C'est hier soir que le Grand Journal de Canal + a fait sa rentrée. Dans cette nouvelle formule, exit le Petit Journal, qui possède désormais son émission bien à lui du lundi au vendredi à 20h10, et bonjour les nouvelles recrues : Ollivier Pouriol, China Moses et surtout Solweig Rediger-Lizlow, la nouvelle Miss Météo, dont Canal+ avait jusqu’à la dernière minute refusé de diffuser le nom mais que tout le monde connaissait depuis longtemps.

Pour ce premier bulletin, rien de très neuf (en sachant que le concept de Miss Météo de Canal+ existe depuis 1989). Des blagues qui font doucement sourire, un (très) joli minois pas franchement innovant, un super look composé d'une combinaison à sequins et de bottes frangées Isabel Marant et un léger accent belge qui rappelle celui de la Québecoise Charlotte Lebon...  Seul changement visible depuis longtemps, Solweig Rediger-Lizlow récite la météo avec assiduité. Le concept du canon qui fait marrer la galerie créé par Canal + pourrait avoir atteint sa date de péremption.

Si l'on veut en savoir un peu plus sur cette mannequin franco-belgo-russe de 20 ans dont le rêve est de faire de la comédie et de se marier à Las Vegas, on peut visionner la première vidéo de son casting postée hier par la nouvelle Miss en personne sur son blog. Même constat que pour l'émission d'hier soir : Solweig est une fille touchante et pétillante, mais pas vraiment poilante. 

Sur Twitter, les critique vont bon train : "Euh... J'ai le droit de dire que la nouvelle Miss Météo Canal est creuse, tout comme sa poitrine ?" (@alicemkr), "#suicidesocial en cours au Grand Journal" (@Catnatt), "Okay donc la nouvelle Miss Méteo de Canal pèse 32,5kg" (@Melp).

Et vous ? Vous en pensez quoi ?

27 /58

Faut-il laisser pousser sa frange ?

Faut-il laisser pousser sa frange ?

La rentrée arrive, et l'éternelle question de la coupe de cheveux post-vacances aussi. Ca fait des années qu'on nous sort que la frange est has been, et pourtant, une fois de plus, on a cédé à l'appel du ciseau avant l'été, "histoire de changer".
Sauf que maintenant, septembre approchant, ladite frange nous arrive bien en dessous des sourcils et nous empêche de plus en plus de contempler la beauté du monde qui nous entoure. Plusieurs questions s'imposent désormais à nous : doit-on la laisser pousser au risque de ressembler à Iggy Pop (jeune) pendant plusieurs semaines, ou doit-on lui redonner sa fraîcheur des premiers jours, impliquant le prolongement du CDD frangé sur plusieurs mois ?

D'ailleurs, c'est quoi les tendances coiffures de la rentrée ? Comme d'habitude, toutes les coupes sont un peu à l'ordre du jour. Reste plus qu'à décider toute seule comme une grande de l'avenir de notre front.

Alors, on la garde cette frange ou pas ?

28 /58

Le cul en série, créneau facile ?

Le cul en série, créneau facile ?

Les pornos à la papa, diffusés quand les enfants sont au lit, c’est fini. Les séries hard sont désormais dites "familiales".

La mode des séries chaudes est appelée à durer et la liste commence à indiquer une vraie tendance : Du Hard ou du cochon, Mes Chères Études, Pigalle la nuit, Maison Close, Xanadu, Hard 1 et 2

L’argument officiel pour justifier cette déferlante de porn-series plus ou moins soft ? Il faut dépoussiérer les séries traditionnelles… 60 ans de flics en chemise bleue et des kilomètres de toges d’avocats trop respectables, c’est trop… Les sexodromes, strip teaseuses (Pigalle la nuit) et les godemichets (épisode 1 de Maison close) sont donc pour amorcer une modernisation de la télé française. Mimie Mathy n’a donc qu’à se rhabiller. Ou pas.

A priori, le milieu du hard est plus vendeur que le décor d’un commissariat de police ou d’une PME de province. Alors si PME il doit y avoir, PME sexy il y aura. Ce pitch se retrouve partout explique Valentine Milville, scénariste : "Même storyline pour les deux séries phares de Canal (Hard) et Arte (Xanadu). Comment faire quand on a sur les bras une PME pas très catholique (c’est-à-dire une boite de film de cul) ? Dans les deux cas veuve ou progéniture se retrouvent à la tête d’un business familial qu’il va falloir renouveler pour rester aware  à l’heure des sex-tapes sont balancées gratis sur You-tube…"

L’érotique fonctionnalisé à toutes les sauces est en plus légitimé à chaque fois par un argument béton : la fiction française de qualité le porno est présenté comme simple décor ou arrière plan. C’est le cas de Maison Close face à laquelle le téléspectateur est vite déçu s’il ne vient que pour du cul, explique Fabrice de la Patellière, directeur de la fiction de Canal +.  Idem pour Xanadu produite par l’excellente maison de production de films Haut et court. Raison suffisante pour ne pas interdire ces séries au moins de 18 ans. Le porno serait-il en train de devenir affligeant de banalité ? Et le spoon, le fist, l’éjac, un phénomène cul-turel ?

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C'est la fiesta dont tout le monde parle.

C

C'est la fiesta dont tout le monde parle : la "divorce party" de Jack White, leader des White Stripes, et de sa future ex-femme Karen Elson. Afin de célébrer leur 6 ans d'amour et leur séparation, le couple a décidé d'organiser une grande fête le jour de son anniversaire de mariage. "En l'honneur des moments partagés, on organise une divorce party : une soirée ensemble à Nashville pour réaffirmer notre amitié et célébrer le passé et le futur avec nos amis proches et notre famille", ont-ils déclaré dans les médias. Chouette ? Glauque? Bizarre ? Quoiqu'on en dise, les "divorce parties" ont la côte.

Venu des Etats-Unis, ce phénomène commence depuis quelques années à gagner l'Europe. L'idée ? Officiellement, enterrer dans la joie et la bonne humeur son mariage histoire de vraiment repartir du bon pied. Mais officieusement ? Se défouler un bon coup ? Robe de mariée déchiquetée ou brûlée, pièce montée où le marié (ou la mariée) se retrouve décapité, souvenirs matériels au bûcher et alcool en grande quantité... Dans la plupart des "divorce parties", tous les ingrédients semblent être réunis pour diaboliser l'être jadis aimé et désormais haï. De plus en plus d'agences d'évènementiel ont d'ailleurs fait de cette tendance leur spécialité et proposent aux particuliers leurs services pour organiser une "divorce party" digne de ce nom. En bref, on a un peu le sentiment que ce genre de célébration douteuse est une jolie façon de fuir sa souffrance. Et qu'une fois de plus, la détresse des uns et des autres peut rapporter de l'argent.

Mais dans le cas de Jack White et de Karen Elson, qui feront donc la fête ensemble et non chacun de leur côté, pas question de maltraiter leur histoire passée. "Nous restons des amis sincères et des parents pour nos merveilleux enfants Scarlett et Henry Lee. Nous nous sentons très chanceux pour le temps que nous avons partagé et le temps que nous continuerons de passer seuls ou ensemble, à regarder nos enfants grandir", ont-ils ajouté. Et quand on y réfléchit, fêter sa séparation quand on l'a bien digéré des deux côtés peu avoir du bon. A condition de s'être vraiment laissés le temps de faire son deuil. Histoire d'éviter que la super party tourne au vinaigre ou au calvaire si l'on voit son ex-moitié clairement s'éclater...

Alors, pour ou contre le fait de célébrer sa rupture ?
 

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Peut-on regarder les films pornos de papy?

Peut-on regarder les films pornos de papy?

Parce que maintenant qu’on s’est autorisées à regarder des trucs cochons à la bonne occasion, on se pose de nouvelles questions.

Il y a cent ans, lorsque l’on évoquait les films où l’on montrait  des couples en train de faire la bagatelle, on ne parlait pas encore de porno mais de films "grivois". Un nom mignon et quasi innocent pour désigner des films à caractère totalement pornographique, tout aussi chauds-la-bite que le dernier des Rocco Siffredi. Jugés totalement scandaleux, ils furent par conséquent très vite interdits par la censure, et voués à une circulation clandestine.
Pourquoi vous parler de porno vieux comme une tortue centenaire me direz-vous ? Parce que l’excellente société Lobster Films, connue pour sa restauration et sa préservation de films anciens, édite un Dvd reprenant une série de films "de bordel", œuvres polissonnes que l’on projetait dans certaines salles d’attente des maisons closes ou dans les salons privés du début du XXème siècle, avant que le porno soit légalisé dans les années 70. Des petits trésors anonymes aux titres souvent comiques (Sœur Vaseline, Dernière Cartouche), voire un peu chelous (Messe Noire) qui posent les jalons du genre (peu voire pas de préliminaires, dramaturgie proche du néant…). Mais ne vous attendez vraiment pas à voir du papa dans maman gentillet car ces curiosités érotiques sont interdites au moins de 18 ans et restent absolument pornographiques. Alors, pour ou contre le porno d’antan ?
 
 
Les films de Maisons closes, dvd Lobster film, 15,90 euros

 

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Les filles sont-elles les reines du monde ?

Les filles sont-elles les reines du monde ?

Si on en croit la pop américaine, le 21ème siècle sera féministe ou ne sera pas. Aujourd'hui, finies les bouches en cœur et les battements cils polis, on ne demande plus la permission mais on tient des hyènes en laisse et on mort la poussière. Alors les filles, ayé, on s'y croit ?

Ambiance mad-max, esthétique warrior, des filles qui se relèvent de leurs croix et sortent de leurs cages, le dernier single de Beyoncé, reine de Saba enragée, prête à "construire une nation" par la seule force de sa "persuasion" fait recette : près de 20 millions de vues en moins d'une semaine, pour un hymne à l'indépendance et à la prise de pouvoir purs. "Qui mène le monde ? Les filles !" Le slogan, martelé sur un rythme roots, rappelle la "fille du 21ème siècle" de Willow Smith, celle qui "fait ce qu'elle veut" et qui "vit sa vie", sans se soucier des codes et des "barrières", et sans même chercher à faire la guerre aux mecs, tellement ils sont à la ramasse. La preuve : un peu plus tôt, dans un genre plus accouchement cosmique, licornes roses et glitter, Lady Gaga nous exhortait à "garder la tête haute" et à "sortir les griffes", parce qu'on est toutes des "superstars". Et pourtant, sur notre bon vieux plancher des vaches, il est dit qu'une  "vie de meuf " aurait tout d'une "vie de merde".  Alors, voilà, c'est bon, on y est, on tient toutes notre destin en main et le monde est à nos pieds, ou même pas en rêve ?

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Seriez-vous pour un retour du poil ?

Seriez-vous pour un retour du poil ?

Des hipsters de plus en plus barbus et des tendances bobos à moustaches à gogo, le poil est plus que de retour. Et nous ? On continue le ticket de métro et les aisselles toutes lisses ?

Rebelles, nos hommes ? A croire que plus le porno se fait hygiéniste et s'épile, plus l'homme de la rue se porte au naturel. Un beau geste, certes, rassurant dans sa résistance à contre-courant. Pour nous, c'est la même ? Si la tendance de l'été 2011, c'est les jupes longues, la question peut se tenter : a-t-on le droit aux poils aux jambes, au maillot seventies et aux aisselles brunes ? La mode hippie oui, mais apparemment, les filles en mode hippie c'est non. Sûr ? L'épique geste de Julia Roberts, suivi par Hilary Swank et grillé chez Beyoncé nous semble aux portes de l'impossible... Vous avez dit diktat ? Alors, se laisser les poils sous les bras, ou simplement se désintéresser de la psychose épilatoire, cap ou pas cap ?

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Sextoter, c'est tromper ?

Sextoter, c

C'est mesquin, un sexto. Pire, c'est kantien : faut voir si vraiment, c'est l'intention qui compte.

Mater dans le téléphone de son mec, c'est déjà pas le geste le plus éthique de l'année; mais qu'il drague une collègue ou la frangée d'à côté dès qu'on a le dos tourné, c'est la débandade de la morale. "J'ai très envie de toi." : on fait quoi, on le quitte ? Pourtant, le soir, c'est avec nous qu'il est, et comme il le crie si bien, "pourtant j'ai rien fait !"... Grande question que celle de l'acte, à l'heure du virtuel : on sait bien qu'en vrai, on n'a pas 564 amis sur Facebook, que notre adresse, c'est pas Gmail, et qu'un texto, c'est pas du corps-à-corps. Mais réfléchissons-y franchement : la dernière fois que vous avez envoyé "j'ai envie de croquer ton torse tout doux", vous en êtes vraiment restée au texto ? Le sexto n'a pas d'avenir ? Genre.

Donc sextoter, c'est forcément tromper, à un moment donné. Ou pas ?

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Faut-il se forcer à faire l'amour ?

Faut-il se forcer à faire l

On dit que l'appétit vient en mangeant.. Mais qu'en est-il sous la couette ?
La question est délicate, car on oscille entre deux idées fortes : celle de respecter ses envies, et son corps, et donc de dire" non" sans complexe les jours où la libido s'est cachée dans le programme télé, et celle de cultiver un effort de séduction dans notre couple. L'histoire de la migraine ça ne prend plus depuis un bail, désormais on dit ce que l'on ressent vraiment, ses envies comme ses non-envies. Pas question de se sentir obligées les jours où faire l'amour est la 10ème de nos priorités, même après se faire les ongles...
Et pourtant, on le sait : « après l'effort, le réconfort », et parfois il faut se mettre un peu sur les rails pour s'éclater ensuite. On se souvient de ces fois où, hop, un petit coup de pouce suffisait à transformer la tortue en tigresse.
D'ailleurs, on s 'autorise le plus souvent des pertes de libido avec un homme qu'on pratique depuis longtemps, justement.  Avouons-le : c'est aussi notre façon à nous de ne pas trop faire d'efforts : il y a du relâchement et aussi un manque d'affection, quand on se retourne de notre côté du lit, décidée à seulement embrasser notre oreiller, alors que notre mec a envie de nous aimer. Et pourtant, il arrive aussi qu'on n'ait pas du tout envie, et insister serait hyper limite. Le dilemme est donc grand  : alors, on se force ou pas ?

 

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A t-on encore le droit d'écrire LOL ?

A t-on encore le droit d

"LOL", ce petit mot généralement traduit comme étant l'acronyme de "laughing out loud" ("rire aux éclats" ou "rire à gorge déployée" en français) divise l’opinion : à la fois bien pratique pour dire en un minimum de lettres (et donc d’efforts) qu’on apprécie une vanne, il est aussi ce qui se fait de plus ringard dans le langage internet. Et pourtant, le LOL ne passe pas de mode, à l’inverse de ses copains MDR, Kikoo sa va et Koi 2 9.
Pire, on se rend compte que des gens très bien continuent de l’utiliser, alors qu’on s’y refuse catégoriquement depuis, disons… au moins 6 mois.

Alors, a-t-on encore le droit de ponctuer nos mails, commentaires Facebook et autres SMS de cet diminutif bêtifiant mais pratique ou doit-on une bonne fois pour toutes le laisser au moins de 14 ans ?

Et vous, pensez-vous qu'on puisse encore LOLer ?

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Peut-on se permettre d'acheter des chaussures à 600 € ?

Peut-on se permettre d

On a sûrement toutes déjà fantasmé sur des chaussures hors de prix : une paire d'escarpins Louboutin, des bottines Jimmy Choo, des compensées Chloé...
L'espace de quelques minutes, on a peut-être tenté de faire de l'auto-conviction : "Oui, elles sont chères, mais c'est parce que c'est de la qualité", "En même temps, je les garderai toute ma vie" ou "J'ai bien le droit de me prendre pour Carrie Bradshaw de temps en temps quand même".
Sauf que rapidement, on est revenue à la réalité : 600 € pour une paire de chaussures, c'est vraiment exagéré. D'autant que les modes passent et ne repassent pas forcément et qu'on pourra se consoler avec une autre paire six fois moins chère.

Ou au contraire, on s'est peut-être déjà jetée à l'eau (ou plutôt notre carte bancaire) et on est repartie avec la belle boîte où repose l'objet du délit sous le bras. Histoire de faire sa star rien qu'une fois. Ou deux...

Et vous, seriez-vous prête à dépenser 600 € pour une paire de chaussures ?

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C'est ringard de fêter la Saint Valentin ?

C

Bien que la plupart des restaurants affichent complet ce soir-là, on a l'impression que la Saint-Valentin  est souvent perçue comme un jour "cul-cul", " commercial" ou "absolument sans intérêt"... Hop hop hop les filles. Faisons un peu le point sur la question.

Faites le test : un soir cette semaine, lors d'un dîner par exemple, lancez la question : "Et sinon, vous la fêtez la Saint Valentin ?" Vous risquerez de déclencher une discussion aussi vive qu'un débat entre jeunes du PCF et de la droite chrétienne.

Bien sûr, il y a les filles en couple qui assument pleinement de la fêter : talons, yeux doux, resto, cadeaux, dodo... La soirée est bien rodée et surtout parfaitement cliché. Et alors ?

Il y a aussi les filles en couple qui abordent la question d'une manière faussement assumée, celles qui "s'en fichent éperdument" mais qui secrètement, -même si elles ont rabâché à leur petit ami qu'elles trouvent cette fête archi naze-, espèrent avoir un cadeau. Ou un petit dîner au resto d'en bas. Ou rien qu'une rose à moitié fanée achetée au vendeur de rue du quartier. Et puis s'il n'a rien fait rien d'autre que de regarder docilement Top Chef avec elles sur le canapé ce soir là, elles pourront toujours se consoler en se répétant qu'il a suivi leur précepte : la Saint-Valentin, c'est pour les ploucs, hein.

Il y a aussi les célibataires, pour qui cette fête "futile" peut - tiens, donc - s'avérer être une épreuve difficile. Elles auront beau se dire qu'elles n'en ont rien à faire, elles se débrouilleront toujours pour se faire une "soirée improvisée entre copines" (que des célibataires bien sûr) pile ce soir-là par pur hasard bien sûr, ou se fixeront dans leur for intérieur, même le temps d'une demi-seconde, l'objectif d'avoir un mec au 14 février de l'année prochaine. Et il faut l'avouer, même celles qui peuvent sincèrement penser que la Saint-Valentin est une fête bidon auront un petit pincement au cœur ce jour là. Même un tout petit.

Et puis il y a celles qui auraient aimé se coucher le 13 février et se réveiller le 15, celles qui n'en peuvent plus de voir des cœurs rouges envahir leur champ de vision, celles pour qui la fête des amoureux rime avec fête à nœud-nœud...

Et vous, quel est votre "profil Saint-Valentin" ? Réagissez ci-dessous !

Devenez le couple le plus glamour, élu par la rédac' : envoyez-nous vos photos ici !

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Berlusconi doit-il démissionner ? Votez !

Berlusconi doit-il démissionner ? Votez !

"Vous êtes fous ? Je suis absolument serein, je m'amuse". C'est ce qu'a répondu Silvio Berlusconi à des journalistes à la question "Comptez-vous démissionner ?".

Apparemment, le "Rubygate" fait marrer le chef du gouvernement italien. Le "Rubygate", c'est ce nouveau scandale qui entache une fois de plus la réputation du Cavaliere, soupçonné d'avoir profité des services d'une prostituée mineure, une jeune marocaine surnommée Ruby âgée de 17 ans au moment des faits (c'est à dire entre février et mai 2010) et de 18 ans aujourd'hui. D'après la loi italienne, Berlusconi risquerait donc six mois à trois ans de prison. Et comme si ce n'était pas suffisant, la justice veut aussi vérifier s'il a abusé de sa position pour faire libérer la jeune fille en mai alors qu'elle venait d'être interpellée pour vol présumé.
C'est donc peu dire que les juges milanais ont du pain sur la planche. En ce moment même, ils tenteraient de perquisitionner plusieurs locaux rattachés à ses activités de député. Et pour appuyer leur requête, ils auraient déjà sous la main quelques petits documents compromettants : pas moins de 389 pages d'écoutes téléphoniques et  de témoignages de dizaines de jeunes femmes sur leurs orgies très privées dans la villa d'Arcore du chef du gouvernement, près de Milan.

Dans ces documents, les conversations téléphoniques de Ruby avec son père son claires : Berlusconi l'appellerait  sans arrêt pour la supplier de ne rien dire aux magistrats ni à quiconque, et lui demanderait de se faire passer pour folle en l'échange d'argent. La demoiselle l'aurait donc fait chanter à son tour en lui demandant la modique somme de 5 millions d'euros.

De son côté, le Cavaliere crie au complot bien sûr. Mais depuis qu'on a connaissance des enregistrements réalisés par l'escort girl Patrizia D’Addario de leurs diverses rencontres, des visites à Noemi Letizia (la jeune fille mineure avec qui il avait fricoté en 2009 et dont il s'était rendu à la fête d'anniversaire des 18 ans) ou encore des déclarations de son ex-femme Veronica Lario ("Je ne peux plus rester auprès d’un homme qui fréquente des mineures"), on a moyen envie d'y croire. Et on a même tendance à penser comme le quotidien Il Fatto Quotidiano, qui a parlé de "tragédie" pour l'Italie et décrit le pays "comme un bordel gouverné par un vieux satyre obsédé de sexe".

D'après vous, un Silvio Berlusconi trempé jusqu'au cou dans une histoire de prostitution peut-il encore rester au poste de dirigeant de l'Italie ?

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Peut-on encore censurer la nudité ?

Peut-on encore censurer la nudité ?

Oliviero Toscani, le photographe réputé pour ses campagnes de pub scandaleuses, choque de nouveau les bien-pensants.

Après les pub Benetton et la choquante campagne de sensibilisation à l'anorexie où il faisait poser nue la comédienne désormais décédée Isabelle Caro en 2007, Toscani a divisé les Florentins avec de nouvelles photos. A la demande de l'association toscane Vera Pelle (Cuir Véritable), il a réalisé un calendrier où il photographie en gros plan les pubis de femmes.

Les associations féministes italiennes crient au scandale : "Nous sommes scandalisées par cet énième exemple de corps de femmes utilisés pour faire de la pub", déplore Roberta Gavagna, de l'association anti-violence Artemisia. "Est-ce que Toscani suggère que l'essence des femmes se trouve dans leur sexe?" 

Toscani, lui, le voit d'un tout autre œil, et affirme qu'il voulait "déglamouriser" les traditionnelles photos de mode, "où les femmes déambulent en talons aiguille en arborant des lèvres rouge vif et où tout est montré excepté le triangle du sexe féminin, le vrai cœur de la séduction".

En attendant la sortie du calendrier, déjà tiré à 76.000 exemplaires en supplément de l'édition italienne de Rolling Stone, le conseil municipal de Florence a toutefois voté cette semaine à l'unanimité une résolution demandant l'interdiction du calendrier sulfureux...

Face à ce scandale de minous qui a divisé les Florentins, on se demande : peut-on encore censurer la nudité ? Montrer un pubis, est-ce plus dégradant pour les femmes qu'une pub pour autobronzant ?

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Peut-on encore manger les animaux ?

Peut-on encore manger les animaux ?

Star des lettres new-yorkaises, Jonathan Safran Foer (Tout est illuminé, Extrêmement fort et incroyablement près...)  vient de publier l’essai polémique du moment, Faut-il manger les animaux ? (éd. L’Olivier). Végétarien par intermittence jusqu’alors, il s’est lancé dans une enquête effarante de trois ans qui l’a mené d’élevages industriels en abattoirs. Désormais, sa réponse est "non", principalement en raison de la souffrance infligée aux animaux. "En attendant les lois, la seule façon de s'attaquer aux dérives des fermes industrielles, c'est de ne plus manger de viande", déclare l'auteur.

La comédienne Natalie Portman, de son côté, a publié une critique positive du livre sur le site The Huffington Post, déclarant que cette lecture l’aurait convaincue de devenir végétalienne après vingt ans d’activisme.

Et vous, pensez-vous que nous devons tous devenir végétariens ?

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Peut-on sortir avec un bi ?

Peut-on sortir avec un bi ?

Et peut-on se poser la question ?
Sortir avec un bi... A priori, ce qui s'est passé auparavant ne nous concerne pas vraiment. Sauf que la bisexualité, les mélanges à outrance, c'est so 2000. Désormais en 2011, on a une autre idée sur la question, bien plus pragmatique : s'il aime les filles ET les garçons, comment dormir sur nos deux oreilles ? Lui ficher la paix en soirée ? Tout semble alors motif à se méfier, du bellâtre latino au blond pâle, en passant par la rousse outrageuse et la petite sournoise. Bref, on nes'en sort plus... Et en même temps, c'est un préjugé un peu limité : on aime quelqu'un en particulier, pas tous les représentants de son sexe, non ? (C'est comme les hommes hétéros persuadés, à tort évidemment, que les homos vont leur sauter dessus à la moindre occasion.) Enfin, ça peut poser problème sexuellement : une sexualité hétérosexuelle lui semblera-t-elle complète ? Sans parler de l'affreux doute : que préfère-t-il ? Les figues ou les bananes ? Enfin, on n'est pas à l'abri de la crise identitaire... Si déjà il peut à tout instant nous quitter pour une autre, le voilà capable de partir avec UN autre... Et si c'était non pas Judith, notre meilleure amie, mais Pablo, notre meilleur pote ? Double peine, surtout si on a flirté avec Pablo en quatrième.

Arf, on s'en sort plus. Autrement, on peut penser ce faux  problème très simplement : on a confiance en lui, et le passé, c'est le passé.

Alors : on sort avec un bi, ou pas ?

*Gavin Rossdale, le mari de Qwen Stefani, a admis avoir eu une relation homosexuelle il y a quelques années... Il fallait assumer.

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Devrait-on ralentir le rythme en 2011 ?

Devrait-on ralentir le rythme en 2011 ?

Le petit déjeuner ? Pas le temps. A présent, on avale son café-latte et son croissant (acheté avec le café dans une grande chaîne, plus à la boulangerie du coin). Les infos ? Maintenant, c'est sur son smatphone qu'on les consulte, en moins de 5 minutes bien sûr puisqu'il reste la boîte mail pleine à craquer à décortiquer. Le déjeuner ? C'est un vague sandwich, avalé entre l'ascenseur et l'écran d'ordinateur. Le shopping ? C'est sur une boutique en ligne qu'on fait désormais chauffer sa carte bancaire, sans même essayer le vêtement en question et en se disant qu'il y aura toujours le facteur en cas de retour à l'expéditeur (même si bientôt, on pourra compter sur son dimanche après-midi pour dépenser son salaire de la semaine dans les boutiques ouvertes et bondées).  Et le soir ? Après avoir zappé pendant une demi-heure, on regarde finalement le zapping, tout en se faisant les ongles et en tentant de finir le polar qu'on a commencé il y a six mois. Au bout du compte, on s'écroule devant l'écran, tout en sachant pertinemment qu'on commencera la journée de la même manière : devant un écran sur lequel l'heure s'affiche en gros.

En 2010, plus que jamais, on est allé vite.

Mais en 2011, on dirait bien qu'une envie d'appuyer sur le bouton stop se fait sentir à l'heure où notre langage est saturé de "buzz", "speed" ou "new". Maintenant, le mot "slow" va peut-être enfin se refaire une place dans notre vocabulaire. On commence déjà à parler de slowfood et de slowlife, ces concepts qui prônent un retour au mode et au rythme de vie de nos aïeux. A une époque où l'on prenait encore le temps de prendre son temps et où des sonneries agressives n'étaient pas là pour nous rappeler notre rendez-vous avec l'amie qu'on a plus jamais le temps de voir justement.

Le mouvement slowfood a déjà fait plus de 80 000 adeptes dans le monde. Né en Italie en 1986, il rassemble une génération de gens qui veulent prendre le temps de manger des produits locaux de qualité tout en discutant et en débattant autour des enjeux de l’alimentation. Le concept plus général de slowlife est lui aussi originaire d'Italie, associé à la première città slow ("ville lente"), Levanto, une petite ville touristique de Ligurie. Là-bas, les voitures ne circulent plus dans le centre-ville, les habitants ne consomment plus que les aliments des producteurs du coin et des conteurs ont envahi les supermarchés pour distraire les enfants pendant le pénible moment des courses. Le village de Segonzac (Poitou-Charente) est d'ailleurs la première ville de France à avoir signé le traité de "Città Slow" en mai dernier. Et aujourd'hui, dans le monde, 140 communes ont choisi de rejoindre cette communauté où la lenteur et la convivialité sont des règles d'or. A San Francisco, le collectif Reboot a édité un manifeste populaire et propose un "shabbat technologique" en éteignant téléviseurs, ordinateurs et téléphones un jour par semaine. Enfin, un peu partout dans le monde, une "journée sans achat" (le dernier vendredi ou samedi de novembre) et une "journée sans écran" (la dernière semaine de mars) ont aussi fait leur apparition.

En réalité, après avoir tourné beaucoup trop vite, on dirait bien que le monde commence à avoir le tournis.

Et vous, pensez-vous que 2011 devrait être l'année de la vie plus cool ?

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Peut-on ne rien faire pour le Nouvel An ?

Peut-on ne rien faire pour le Nouvel An ?

S’il y a bien un soir dans l’année où tout le monde – amis, parents, grands-parents, enfants, chiens – fait la fête, c’est bien le soir du 31 décembre. Et c’est justement le problème.

D’abord parce que le poids des années et de la tradition ont fait de ce soir un moment clé pour les adeptes du mauvais goût. Chapeaux pointus en carton qu’on nous oblige à porter un bon quart d’heure dans la soirée, boules de papiers qu’on se prend forcément une ou deux fois dans l’œil, foie gras dégueu parce que Noël, c’est fini, mec alcoolisé qui sent plus très bon et qui s’est fixé comme objectif de choper une fille seule (nous) pour bien entamer la nouvelle année… Bref, tous les trucs qui font de la soirée du Nouvel An un moment de fête intense et magique, on n’en peut plus.

Ensuite, et c’est sûrement ce qui s’avère être l’élément le plus rebutant de cette festivité hivernale, parce qu’on a toujours l’impression d’être obligée d’y participer gaiement chaque année.

Et si cette fois, on arrêtait de se dire qu'on ne fait rien cette année tout en sachant pertinemment qu’on ira de toute façon à son "plan de dernière minute" (du genre la soirée du meilleur pote de la copine d'une pote dans une maison à Gif-sur-Yvette) ?
Et si cette fois, on prenait son courage à deux mains pour enfin passer une soirée cool sous sa couette devant Daniela Lombroso et ses coquilles Saint-Jacques réchauffées ?
Et si cette fois, vrai de vrai, on la boycottait pour de bon cette soirée ?

A moins qu’il n’y ait une petite pointe de snobisme là-dedans ? Non ?...

Et vous, le Nouvel An chez soi en pyj', vous en pensez quoi ?

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Y a-t-il quelque chose sous la neige ?

 Y a-t-il quelque chose sous la neige ?

Même si voir de jolis flocons n’est pas franchement exceptionnel pour un mois de décembre, on a bien compris qu’une nouvelle offensive neigeuse était prévue cette semaine. Pour cause, pour affronter cette terrible attaque, François Fillon a présidé ce matin une réunion sur l'organisation des pouvoirs publics et sur les mesures à prendre lors de fortes intempéries. Convoqués à ce conseil de guerre : tous les ministres concernés. Rien que ça.

A se demander si la « neigeophobie » du gouvernement n’aurait pas été volontairement contractée pour détourner l’attention des Français. Parce qu’on se dit qu’il n’y a rien de mieux que quelques perturbations très « esprit de Noël » pour faire passer des faits d’actualité un peu dérangeants sous le manteau (blanc, donc).

A part la neige, quoi de neuf ces derniers jours ?

Des dérapages policiers en tous genres
Entre un tir de flashball fatal à un homme de 43 ans dimanche dernier à Marseille, les passages à tabac de civils lors des manifs contre la réforme des retraites récemment mis au grand jour, et les propos de Brice Hortefeux, jugeant « disproportionnée » la condamnation à de prison ferme infligée à des policiers de Seine-Saint-Denis (reconnus coupables d'avoir établi un procès-verbal mensonger accusant un automobiliste d'avoir renversé l'un d'eux - alors que ce  policier avait été touché par une voiture de police), on avait l’embarras du choix du côté des petits scandales occasionnés par les forces de l’ordre.

De la loi Loppsi
Loppsi, ou « loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure », c’est un peu le projet « fourre-tout » du moment. La « surveillance des ordinateurs », « l’équipement du policier du futur », « les sanctions lourdes pour les squatteurs » ou encore « l’expulsion et la destruction des campements illégaux » en sont les thèmes chouchous. Que des trucs qui font une de fois de plus un peu peur, en fait. Et ce qu’on ne sait pas, c’est qu’il a été présenté ce matin à l’Assemblée. Heureusement qu’il va neiger M.Hortefeux, un projet pareil aurait vraiment pu faire du bruit.

De l'échec de la Parité
Pendant qu'on parlait du temps et qu'on jouait de la luge, l'heure était au bilan. Aux vrais bilans, pas seulement la somme de mensonge divisée par la somme de promesses non -tenues par les ténors de notre gouvernement. Les ténors, justement, portent bien plus la culotte que la jupe : Nouvellesnews.fr, le site spécialisé dans les nouvelles concernant les femmes, dresse un bilan accablant pour la parité en 2010. Ainsi, du 18éme rang mondial en matière de parité, la France est passée au 46ème rang. Moins qu'une légère avancée, c'est carrément une immense régression. Heureusement qu'en Moon Boots, on est tous égaux.

De la hausse du SMIC
Le SMIC augmente, mais le minimum syndical légal, comme ces cinq dernières années. Depuis la dernière hausse au 1er janvier 2010, le salaire minimum s'élève à 8,86 euros de l'heure, soit 1.343,77 euros bruts mensuels (1.056 euros nets environ) pour 35 heures hebdomadaires. La revalorisation attendue aujourd'hui est de 1,6%, et porterait le SMIC net à environ 1.073 euros. Pas de "coup de pouce" cette année, comme le déplorent les syndicats (tandis que les charges augmentent, les loyers augmentent, tout augmente, même les bénéfices du CAC40...). Le gouvernement suit "les experts (qui sont-ils ? mystère) qui affirment qu'une hausse plus importante du SMIC valoriserait les salariés mais handicaperait les plus démunis, qui risquent de ne pas se faire engager du tout. L'idée simple de l'économie qui se relance avec une hausse du pouvoir a fondu... Comme neige au soleil.

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Peut-on pratiquer le "sexe par surprise" ?

Peut-on pratiquer le "sexe par surprise" ?

Un immense malentendu pourrait remettre en cause le meilleur de nos pratiques intimes...

Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, s'est rendu à la police de Londres hier, pour faire face aux accusations de viols lancées par deux suédoises avec qui il a eu des rapports lors de son dernier séjour à Stockholm. Les médias se sont déchaînés sur le chef d'accusation : Assange était accusé de "sexe par surprise", selon son avocat.  Si l'on accorde toutes sortes de bizarreries aux Suédois, peuple si proche et pourtant si loin, et qu'on leur reconnaît  surtout beaucoup de modernité dans leur rapport homme/femme, n'empêche, le "sexe par surprise" n'est pas un crime en Suède. Et heureusement. Apparemment, cette appellation vient d'une mauvaise traduction, trop littérale, du terme "överraskningssex", qui, bien que traduit "sexe par surprise", reste un synonyme vulgaire de viol.

Tout ça, en un sens, nous rassure: si Assange reste plutôt mal barré, en revanche, on est soulagé de savoir que le sexe par surprise, au sens large du terme, reste autorisé. Sinon quoi : prévenir d'une fessée, de se faire renverser dans la foulée, d'une position bien placée, serait passible de poursuites.  De quoi non seulement tuer l'amour, mais rendre le sexe hyper ennuyeux. Heureusement pour nous, la loi a repris ses droits.

Alors le sexe par surprise, on est pour. Non ?

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John Lennon aurait-il été trop idéaliste pour les années 2010 ?

John Lennon aurait-il été trop idéaliste pour les années 2010 ?

30 ans après sa mort, on se dit que John Lennon n’aurait pas peut-être pas bien vécu l’époque actuelle, s’il faut en juger par la teneur de ses chansons, l’idéalisme qu’il avait en lui et véhiculait en chantant. “Imagine there's no countries” chantait-il ainsi que “And no religion too” : plus de nation, plus de religion. On est tenté de lui dire que tout cela, en 2010, est impossible à imaginer. La seule chose qu’il aurait peut-être bien aimée c’est le fait que l’idée de possession (“Imagine no possessions”) soit si chahutée ces dernières années, surtout en ce qui concerne la musique. John aurait sans doute aimé l’idée de la gratuité et de l’échange sans vergogne des mp3. Après tout, s’il était vivant, mp3 ou non, il aurait continué à toucher bien plus de royalties à la minute que vous et moi gagnons d’argent en une année, surtout maintenant que toutes les chansons des Beatles sont disponibles sur iTunes... Alors, Lennon aurait-il survécu aux années 2000 ?

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Cantona, président ?

Cantona, président ?

Qui l'eut cru ? L'ancien footballeur a inspiré malgré lui un mouvement contestataire.

Alors que Sarkozy insinue sa prochaine candidature à la présidence et que Royal s'affirme haut et fort bien en avance, il semble qu'une troisième alternative émerge autour d'une figure charismatique inattendue : Eric Cantona.

Le 8 octobre 2010, devant la caméra de "Presse océan", il a dévoilé sa théorie simple et précise pour réussir une révolution sans armes, ni sang : retirer l'argent des banques. Selon Che Cantona, c'est la seule façon de faire vaciller le système. Plutôt que d'aller manifester dans la rue (ce qui ne sert plus à grand-chose), on serre la ceinture aux banques.

Inspirés par la déclaration de Cantona et avides de révolution, deux internautes, Yann Sarfati et Arnaud Varnier ont créé un évènement Facebook et un site, Bankrun2010. L'envie de casser le système par son assise, les banques, se concrétise autour d'une date fatidique au mouvement : le 7 décembre 2010. Ainsi, le mot d'ordre lancé à la cantonade a été pris au pied de la lettre, et les Français se voient encouragés à retirer leur argent de leur compte en banque à cette date précisément.

A partir de l'idée de l'ancien footballeur, originale et novatrice en matière de révolution pacifiste au XXIème siècle, une question se pose : le 7 décembre, allez-vous retirer votre argent de votre compte?

Cette question s'adresse bien sûr à celles qui ne sont pas à découvert. Cantona, quant à lui, a déclaré à Libération hier : «Je constate comme tout le monde cette étrange solidarité qui est en train de naître, alors, oui, le 7 décembre, je serai à la banque.» Chiche.

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Doit-on prendre le risque de fouiller dans le portable de son mec ?

Doit-on prendre le risque de fouiller dans le portable de son mec ?

C'est confirmé : si Eva Longoria et Tony Parker divorcent, c'est bien parce que la comédienne a trouvé des SMS (très) compromettants dans le portable de son infidèle de mari. Le basketteur aurait en effet échangé des centaines de message avec une dénommée Erin Barry (la femme d'un de ses anciens co-équipiers dans l'équipe des San Antonio Spurs), prouvant leur liaison extra-conjugale.

L'occasion de se demander si fouiller dans le téléphone de son copain/fiancé/mari est toujours une mauvaise idée. Parce que fouiner, c'est forcément risqué : on aura toujours tendance à mal interpréter certains messages, on pourra évidemment se faire pincer, mais surtout, on risquera de ne pas trop savoir comment agir en cas de découverte "gênante mais pas dramatique".

Ceci dit, on a aussi un peu le sentiment qu'à chaque fois qu'une fille a ressenti le besoin de se la jouer détective privée, le propriétaire du téléphone avait des choses à se reprocher. Il n'y a pas de fumée sans feu, non ?

Alors, en cas de doutes, on ose scruter le portable de son mec ?

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WikiLeaks : peut-on mettre des gens en danger au prix de la vérité ?

WikiLeaks : peut-on mettre des gens en danger au prix de la vérité ?

Le site star en matière de révélations politiques a encore frappé. Pas moins de 250.000 documents du département d'Etat américain qui égratignent méchamment la diplomatie américaine ont été communiqués par Wikileaks.org ce matin à cinq grands journaux mondiaux (Le Monde en France, le New York Times aux Etats-Unis, le Guardian en Angleterre, El Pais en Espagne et Der Spiegel en Allemagne). 

Au programme des révélations de la matinée, on a appris que Nicolas Sarkozy était perçu par les diplomates américains comme un "empereur nu, susceptible et autoritaire", la chancelière allemande Angela Merkel comme une dirigeante "qui évite de prendre de risques et qui manque souvent d'imagination" et le premier ministre italien Silvio Berlusconi comme un "incapable, vaniteux et inefficace".
De nombreuses révélations sont aussi faîtes sur l'Iran et le nucléaire, sur la classe dirigeante russe, sur le dictateur lybien Kadhafi, sur le président afghan Hamid Karzaï et même sur Barack Obama. En clair, personne n'est épargné.

Face à de telles fuites, les autorités américaines - et sûrement celles des autres pays concernés - vont évidemment ouvrir la chasse à la taupe et punir les gaffeurs. Certaines sources et personnes citées dans ces documents pourraient donc se retrouver au mieux virées, au pire condamnées pour divulgation de documents secrets. C'est déjà le cas de Bradley Manning, un soldat gay américain de 22 ans et petit génie de l'informatique, actuellement détenu à Quantico en Virginie après avoir donné en mai dernier à WikiLeaks la vidéo des soldats américains abattant des civils irakiens comme dans un jeu. Cette fois encore, le jeune homme est suspecté d’avoir passé au site les dizaines de milliers de rapports internes de l’armée. Et risque aujourd’hui 52 ans de prison.

« Ces documents, même illégalement transmis à Wikileaks, risquant à tout moment de tomber dans le domaine public, le quotidien a considéré qu'il relevait de sa mission d'en prendre connaissance, d'en faire une analyse journalistique et de la mettre à la disposition de ses lecteurs », a déclaré le journal Le Monde dans un communiqué. Apparemment, les journalistes du quotidien auraient effectué un gros travail d'occultation des noms pour protéger les sources et les personnes citées. Mais pour combien de temps ?

D'après vous, la vérité mérite-t-elle de tels sacrifices ?

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Doit-on avoir peur des régimes ?

Doit-on avoir peur des régimes ?

« Evaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement » : voici le nom du rapport qui fait trembler les nutritionnistes célèbres depuis aujourd'hui. Pendant un an, une équipe de médecins chargés par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a en effet planché sur la question des régimes. Et c'est cet après-midi que celle-ci devait rendre public son rapport.

Jean-Michel Lecerf, chef du service nutritionde l’Institut Pasteur de Lille et président du groupe de travail, en a dévoilé les grandes lignes en exclu dans les colonnes du Parisien. Grosso modo, le bilan des médecins n'est vraiment pas très glorieux pour ces régimes pleins de promesses, et particulièrement pour le régime hyperprotéiné Dukan, star du moment.

Inefficacité, effets indésirables (mauvaise haleine, trouble du transit, douleurs musculaires...) carences, dérèglements des cycles chez les femmes, reprise de poids quasi inévitable... Autant de critiques qui accablent ces diètes à la mode, et qui prouvent que rien ne vaut une bonne alimentation équilibrée. On apprend que "chaque régime est moins efficace que le précédent et que la reprise de poids toujours plus importante", ou que "le régime Dukan est vraisemblablement associé à un risque accru de cancers ou de maladies cardiovasculaires, même si aucune étude ne peut encore le démontrer scientifiquement." Un seul régime est relativement épargné, le régime "Weight Watchers", apparemment "pas si mal équilibré".

Et d'après vous, les régimes peuvent-ils vraiment être nocifs au point de les bannir ?
 

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Lionel Jospin est-il un bon acteur ?

Lionel Jospin est-il un bon acteur ?

Lionel Jospin aurait-il enfin trouvé le chemin de sa reconversion ? L'ancien Premier ministre socialiste a pu en effet montrer à la France entière ses talents d'acteurs (ou pas) grâce à un petit rôle dans Le Nom des gens, sorti en salles hier. L'homme-aux-cheveux-plus blancs-que-neige fait en effet une brève apparition dans cette comédie de Michel Leclerc qui traite de politique avec humour.

Le pitch ? Bahia Benmahmoud (Sarah Forestier), une jeune femme de gauche très engagée n'hésite pas à coucher avec des hommes de droite dans l'unique but de les convertir. Elle jette bientôt son dévolu sur Arthur Martin (Jacques Gamblin) et pour tenter de le séduire, lui offre une rencontre avec Lionel Jospin. C'est donc là que Jojo intervient, dans son propre rôle. Pour l'instant, ce qui ressort le plus de sa prestation se résume en une phrase qu'il aurait lâchée au moment du tournage de la scène : « Un jospiniste aujourd'hui, c'est aussi rare qu'un canard mandarin dans l'île de Ré. » Belle improvisation, mais surtout belle autodérision.

D'après vous, Lionel Jospin doit-il persévérer dans cette voie ?

 

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Faut-il vraiment renvoyer Audrey Pulvar ?

Faut-il vraiment renvoyer Audrey Pulvar ?

A l'annonce de la très probable candidature d’Arnaud Montebourg aux primaires du PS, sa compagne Audrey Pulvar s'est vue retirer son émission sur i-Télé ce lundi 22 novembre.

On la surnomme la "jurisprudence Sinclair" depuis qu'en 1997, Anne Sinclair avait décidé de quitter 7 sur 7 au moment de la nomination de Dominique Strauss-Kahn au ministère des Finances. Depuis, les cas de femmes évincées de leur journal à cause de leur vie privée se font plus fréquents : en 2007, Béatrice Schönberg du 20h de France 2 avait été temporairement écartée alors que son mari, Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, était en campagne pour Sarkozy, et Marie Drucker, compagne à l'époque de François Baroin (UMP), avait préféré quitter Soir 3 lors de la campagne présidentielle.

C'est donc depuis quelques années une coutume instaurée aux noms des belles valeurs : déontologie, éthique, intégrité. Sauf qu'il semblerait que la tendance se soit durcie. En effet, alors qu'à l'époque Sinclair s'évinçait d'un gros journal pour un mari ministre, Pulvar se voit suspendue d'une une chaîne moins importante, i-Télé, et ce pour un concubin avec qui elle est depuis un an à peine. L'équation n'est plus la même, et si certaines femmes sont prêtes à tous les sacrifices pour leur mari, doivent-elles en faire autant pour leur amoureux ?

Enfin, il y a de l'hypocrisie dans l'air. On reproche d'avance le manque d'objectivité dont Audrey Pulvar risque de faire preuve dans son journal ; hors, qui peut croire qu'elle allait prendre le risque d'afficher une opinion clairement favorable envers son propre mec ? Ce dernier, d'ailleurs, déplore son renvoi et ironise : "J'ai compris que je suis le principal défaut d'Audrey Pulvar."

Alors, Audrey Pulvar privée d'antenne, c'était vraiment nécessaire ?

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Jean Rochefort

Jean Rochefort

Même le cinéma s’affole à cause de l’affaire Bettencourt. Mais heureusement, ce nouveau rebondissement est plutôt caustique : Jean Rochefort va sans doute tenir le rôle de Liliane Bettencourt dans un film en projet sur l’affaire. Rochefort ? Jusqu’à preuve du contraire, il n’a pas encore changé de sexe. Mais qu’à cela ne tienne, ce n’est pas parce que Liliane Bettencourt est une femme que son rôle ne pourrait pas être tenu par un homme. Et pas n’importe lequel : après tout, c’est bien Jean Rochefort qui prononce le slogan publicitaire la plus tenace dans nos têtes depuis celui de l’Oréal : « à ma guise ». Et on est persuadé qu’il saura dire avec autant de conviction l’entêtant « Je le vaux bien » de l’Oréal, à condition de se raser la moustache qu’il commence à avoir longue.

Et vous ? Trouveriez-vous Jean Rochefort crédible dans le rôle de Liliane Bettencourt ?

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Britney Spears

Britney Spears

Et si c’était un nouveau stratagème pour faire parler d’elle au moment où elle semble moins intéresser les gens ? Toujours est-il que Britney s’affiche, entre deux séances d’enregistrement, avec ses enfants, comme pour donner le signal d’une vie nouvelle. Une vie de maman ? On voit mal Britney en train de préparer les layettes de ses gamins, mais on ne sait jamais. Alors une question : vous y croyez, vous, à la nouvelle vie de Britney ?

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Il est l'heure de faire le point sur l'un des principaux protagonistes de l'affaire.

Il est l

A 61 ans, ce photographe connu du tout-Paris fait l'objet d'une enquête pour avoir été gâté par Liliane Bettancourt, la femme la plus riche de France. Un peu trop gâté pour la fille de cette dernière, Françoise Meyers-Bettencourt, qui  l'accuse d'avoir abusé de la faiblesse psychique de sa mère pour lui soutirer 1 milliard d'euros en chèques, tableaux, assurances vie ou île déserte...

Pourtant le dandy insaisissable, passé maître dans l'art des amitiés et des mondanités (il compte Johnny Depp et Vanessa Paradis parmi ses meilleurs copains tout de même), clame sa bonne foi : «Je suis devenu l’homme à abattre (...), l'otage de trois conflits qui me dépassent entièrement. Le conflit mère-fille, parquet-juge du siège et magistrature-pouvoir politique».

Arnaqueur pathologique ou un fiston en mal de maman (généreuse)?

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Condamné à 5 ans de prison avec sursis (dont 2 fermes) et à rembourser la modique somme de 4,9 milliards d'euros à la Société Générale, le trader voyou divise plus que jamais l'opinion quant au sort sévère que lui a infligé la Justice.

Condamné à  5 ans de prison avec sursis (dont 2 fermes) et à rembourser la modique somme de 4,9 milliards d

A priori, à moins de vivre et de reverser son salaire mensuel à son ancien patron pendant 177 536 années, Jérôme (depuis le temps, c'est presque un intime maintenant) aura du mal à rembourser sa dette. Mais selon les avocats du trader, la banque aurait trouvé un moyen de récupérer ses sous sans compter sur son espérance de vie : tirer profit des droits d’auteur de Kerviel sur la publication de son livre et de ceux qui proviendraient d’une éventuelle adaptation cinématographique.

Alors Kerviel, anti-héros bien puni ou bouc émissaire un peu facile ?

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Amazon et son Kindle, Sony et son E-Reader et surtout Apple et son iPad... Avec toutes ces nouvelles recrues technologiques destinées à envahir nos tables de chevet, les livres en papier ont de quoi se faire du souci.

Amazon et son Kindle, Sony et son E-Reader et surtout Apple et son iPad... Avec toutes ces nouvelles recrues technologiques destinées à envahir  nos tables de chevet, les livres en papier ont de quoi se faire du souci.

Actuellement aux Etats-Unis, les ventes d' "ouvrages dématérialisés" (les livres quoi, dans le jargon des tablettes et autres écrans) représentent déjà 8 % du chiffre d'affaires des éditeurs. Autant annoncer la couleur : d'ici 2014, ce marché aura triplé au niveau mondial, avec 34 millions d'exemplaires vendus dans le monde

En tous cas, à la rédaction de Glamour.com, le sujet déchaine presque les passions : doit-on s'équiper de ces merveilleux joujous, vraisemblablement pratiques et bon marché ( le prochain "Fnacbook" aura accès à une bibliothèque de 80 000 titres pour moins de 200 €) et faire devenir nos bibliothèques de simples objets déco ?

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L’exposition de l’artiste japonais Takashi Murakami s’ouvre mardi 14 septembre à Versailles. Et entraîne une polémique à la mesure de l’événement.

L’exposition de l’artiste japonais Takashi Murakami s’ouvre mardi 14 septembre à Versailles. Et entraîne une polémique à la mesure de l’événement.

Retour sur un débat qui pose des questions touchant au genre, à la politique et à ce que c’est qu’être un « artiste ».

Murakami est-il un artiste ?
Au cœur de la polémique, il y a la question de la légitimité et la définition même de ce qu’est un artiste aujourd’hui. De la même manière que Jeff Koons et Xavier Veilhan avaient subi un lynchage lors de leurs expositions respectives à Versailles, les foudres s’abattent sur Takashi Murakami, artiste japonais connu pour ses sculptures monumentales inspirées des mangas, ses motifs de champignons, de fleurs et d’yeux.
Ses détracteurs remettent en cause son statut d’artiste et sa légitimité aux côtés des portraits des rois de France. Ce qui soulève un problème typique de la France le mot « Artiste » définit un spectre limité à quelques activités comme peintre, sculpteur ou plasticien. Mais, Murakami est au-delà de ce statut d’artiste restreint. Son travail touche plusieurs univers et investit plusieurs domaines, détournant le monogramme Vuitton (depuis 2004), fabriquant des jouets, des peluches et produits dérivés, déléguant son travail à de nombreux assistants : il est autant une marque qu’un artiste. Au micro du 7/9 de Patrick Cohen, le Président de l'Etablissement public du musée et du domaine national de Versailles Jean-Jacques Aillagon l’a défendu en soulignant une pratique déjà présente au XVème siècle : « Murakami a une centaine de personnes  à son service mais c’était également le cas pour Rubens ou pour Van Dyck qui avaient leurs ateliers ou pour Titien qui travaillait pour l’Europe toute entière. »

 

Quand les détracteurs dépassent le politiquement correct
En écho à cela, mardi matin sur France Inter, l’historien Marc Fumaroli dénonçait plusieurs personnalités : Cindy Sherman, Damien Hirst, Jeff Koons et Murakami qui selon lui, ne sont que des buisnessmen aux œuvres achetées par « des milliardaires chinois ou japonais ».
Parallèlement, plusieurs pétitions circulent contre Murakami à Versailles. Les intitulés en sont plutôt drôles ; « Versailles mon amour » ou « Non aux mangas aux Chateaux de Versailles »… Mais leur contenu est réactionnaire, appelant à la censure. Une manifestation est d’ailleurs prévue mardi soir lors du vernissage à Versailles…
Par ailleurs, Jean-Jacques Aillagon a été accusé par un auditeur de France Inter de gérer à la fois la collection de François Pinault – qui est le principal acheteur français de Murakami et Koons - et le château de Versailles. S’il est vrai, qu’il a un jour travaillé pour le collectionneur, il s’en défend aujourd’hui et dénonce cette nouvelle polémique à la limite de la calomnie.
Quelle que soit l’issue de ce débat, on se doute bien qu’il reviendra sur le devant de la scène dès l’année prochaine, au moment Versailles exposera un autre artiste contemporain. A suivre ?

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