Les do's and don'ts du lexique geek

“Lolcat”, “poke”, “geek", Internet possède son jargon et ses mots-clefs. Problème, ces derniers se ringardisent aussi vite qu'ils sont devenus cool. Qu’est-ce qui est bientôt IN et déjà OUT ? Glamour vous présente les mots à utiliser et ceux à oublier.

dictionnaire geek
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DON’T : CE QU'ON JETTE

LOL : est-il besoin de définir le sens de “lol”? Le “Laughing out loud”, comme sa triste traduction “mdr” ou toutes ses complexes variations (PTDR, LMMFAO, LMAO, ROTFLMAO) est devenu si banal qu’il mériterait sa propre touche sur le clavier. Entièrement vidé de son sens avec les années, lol n’est plus aujourd’hui synonyme du moindre rire. Ni même de sourire (on préférera un simple smiley). C’est juste une vague convention écrite signifiant dans un chat, qu’on n’a rien à dire, pas d’opinion ou même pas lu ce que l’autre écrivait.
Exemple :
- Oh la la, ma journée c’est tellement la lose !
- LOL.

Geekette: tentative de féminisation du terme “geek” qui lui a fait du même perdre tout crédibilité. Le geek est pointu, calé, il sert de référence à ses amis pour tout ce qui est high-tech ou branché ou fun. En ajoutant le suffixe “ette”, le terme s’est mis à rimer avec midinette. Derrière la “geekette” on visualise des vidéos de chats kikoolol, un skyblog avec poèmes écrits en magenta et des heures à relooker ses Sim’s .Bref, si vous aimez la SF, les mangas et que vous avez pleuré en apprenant la mort de Steve Jobs, vous êtes une geek, un point c’est tout.
Exemple :
Jenny a déjà mis les photos de son anniversaire sur son blog: quelle geekette, celle-là !

Gameuse: bien sûr il faut se battre pour que certaines professions aient enfin un nom au féminin. Ambassadeur, pharmacien, écrivain... Mais pas “gamer” (peut-être parce qu’aimer les jeux video n’est PAS une profession?) Comme les "geekettes”, dont les “gameuses” sont d’ailleurs souvent une extension, le terme “gameuse” à un je-ne-sais-quoi de méprisant. Soit que les mâles les cantonnent à des versions on-line de Mon Petit Poney, soit qu’elles deviennent des amazones énervées à gros seins dans les jeux “virils”, elles finissent en tout cas comme une sous-catégorie méprisée. Ajoutons que le mot en lui-même est franchement moche et sonne un peu comme “gamine”: bref, refusons-le.
Exemple :
Cette meuf elle passe son temps à jouer à Mario Bros sur la Wii, c'est trop une gameuse.

Poke: un des premiers termes labelisés Facebook (suivront les anglicismes bizarres “tagger”, “adder” ou “liker”). En 2008, le réseau de Zuckerberg, qui ne compte alors que quelques centaines de milliers de membres, permet de s’envoyer des messages ou des... pokes. Des sortes de pichenettes virtuelles vaguement aguicheuses. Personne n’a jamais compris, tout le monde en a débattu: il est grand temps de laisser tomber. Si vous voulez aborder quelqu’un: parlez-lui. Ou likez ses tags après l’avoir addé.
Exemple :
- Steve ne m’a pas rappellée. Je fais quoi?
- T’as qu’à le poker.
- Très drôle.