• glamour-snippet-ysl-blackopium
  • Fashion Week Glamour

Actuellement en kiosque !

GL cover mag Mai 2016 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
joursheuresminutessecondesdécouvrir
joursheuresminutessecondesdécouvrir

L'agenda pop culture de la semaine du 18 février

Un film poétique : "Syngué Sabour" d’Atiq Rahimi Un concert rétro-futuriste : Jacco Gardner à La Mécanique Ondulatoire Une brasserie chic : Le Richer Une expo silencieuse : "Long Island" de Petra Sedlacsek 5

Cette semaine, on découvre le sublime mythe perse de Syngué Sabour, on s’apaise devant les plages de Long Island, on teste un néo-bistrot et on revient cinquante ans en arrière avec Jacco Gardner et sa pop vintage. C’est l’agenda culture du 18 au 22 février !

LIRE LA SUITE
1 /5

Un film poétique : "Syngué Sabour" d’Atiq Rahimi

Un film poétique : "Syngué Sabour" d’Atiq Rahimi

Syngué Sabour est l'adaptation cinématographique du prix Goncourt 2008, roman écrit pour la première fois en français par l'auteur afghan Atiq Rahimi, adapté par le romancier lui-même à l'écran. L'histoire de Syngué Sabour est à la fois simple et magnifique : "Syngué Sabour" désigne, dans la mythologie perse, une "pierre de patience" magique, que l'on pose devant soi et à qui l'on confie toutes ses peines et ses secrets que la pierre absorbe jusqu'à éclater, nous délivrant enfin du poids des mots. Dans un pays en guerre qui ressemble à l'Afghanistan, mais aussi à tous les pays qui croulent sous les bombes incessantes, une jeune femme veille sur son mari qui est dans le coma. Là, elle va se servir de son inertie comme d'un défouloir et faire de lui sa Syngué Sabour, parlant des dix ans de mariage et de sa condition de femme. Pourtant, sa vie de femme n'est pas achevée et elle va, au milieu du chaos, redécouvrir l'amour et la sexualité… Avec dans le premier rôle la belle actrice iranienne Golshifteh Farahani, installée définitivement à Paris depuis qu'une photo d'elle dévoilant un sein a fait scandale en Iran et l'empêche d'y retourner, ce film est la sortie ciné la plus alléchante de la semaine.
B.K.

Sortie en salles le 20 février.

 

2 /5

Un concert rétro-futuriste : Jacco Gardner à La Mécanique Ondulatoire

Un concert rétro-futuriste : Jacco Gardner à La Mécanique Ondulatoire

Jacco Gardner, jeune Néerlandais de 24 ans, vient-il du passé ou du futur ? A l’écoute de son premier album, Cabinet Of Curiosity, on aurait tendance à choisir la première option, tant sa pop puise dans les codes et les sonorités des sixties. Chœurs omniprésents, reverbs, claviers vintage (un couple de Pianets Hohner, un vieux Philicorda organ et un Optigan "semblable au Mellotron, qui fait appel à des samples enregistrés dont le son est assez effrayant", dit-il), références – le Hollandais cite The Zombies ou Harpers Bizarre -, jusqu’à la coupe de cheveux : tout évoque les années fleuries. Mais Jacco, dont l’imagination doit être proactive, invoque d’autres aïeux plus mystérieux : le film suédois Bröderna Lejonhjärta, les visions de Lewis Carroll et le surréalisme poétique du Studio Ghibli. Un artiste précoce et clairement génial à découvrir vendredi à La Mécanique Ondulatoire.

Jacco Gardner en concert vendredi 22 février à La Mécanique Ondulatoire, 8 Passage Thiéré, Paris 11ème. 10 €. Il sera de retour le 9 avril à L’Espace B. http://www.jaccogardner.com/
 

3 /5

Une brasserie chic : Le Richer

Une brasserie chic : Le Richer

Ancien troquet sans charme, Le Richer s’est payé une seconde jeunesse grâce à l’imagination de Charles Compagnon, propriétaire du restaurant l'Office, juste en face. Murs en pierre, fauteuils en cuir profonds, chaises design et grand miroir, ce bistrot de la dernière heure ne manque assurément pas de cachet. A la carte (compter entre 15 et 18 € pour le plat), de la truite en gravelax, des Saint-Jacques et couteaux poêlés, ou encore, pour les plus téméraires, de la joue de veau accompagnée de chips de légumes anciens. Le tout agrémenté du vin qu’il nous faut, sur les conseils avisés de ce patron passionné. En dessert, on ne parlera que du cheesecake au cantal, la star, et du café, de chez Coutume s’il vous plait.

Le Richer, 2, rue Richer, Paris 9ème.
 

4 /5

Une expo silencieuse : "Long Island" de Petra Sedlacsek

Une expo silencieuse : "Long Island" de Petra Sedlacsek

Plus que quelques jours pour admirer à la galerie Polka les clichés de la photographe allemande Petra Sedlaczek, épouse du photographe Peter Lindbergh. A travers vingt photographies, on pénètre dans l’intimité des nuits des plages de la baie new-yorkaise, témoins silencieuses de l’absence, de la solitude et de la douceur nocturne. De Montauk à Coney Island, l’artiste a braqué son objectif sur une dune désertée, une cabane de plage fermée à double tour ou un rideau métallique baissé. Un beau voyage dans des stations balnéaires que nous ne connaissons souvent que de loin… et de jour.

"Long Island" de Petra Sedlacsek à la galerie Polka jusqu’au 23 février, 12 rue Saint-Gilles, Paris 3ème. http://www.polkagalerie.com/

5 /5

Un livre sans détours : "Dis leur que tu es des leurs" d'Uwem Akpan

Un livre sans détours : "Dis leur que tu es des leurs" d

Dis que tu es des leurs a connu a vif succès quand, après avoir remporté le prix Caine, il a été cité dans la sélection 2009 des lectures favorites d'Oprah Winfrey. Récemment publié en français, on le saura pour la prochaine fois : Oprah a bon goût en matière de littérature. Dis que tu es des leurs nous fait voyager en Afrique et sous la plume d'Akpan, qui est aussi prêtre, ce continent cesse d'être un antre à fantasme pour se décrire dans des contes réalistes et cruels. Loin des clichés des enfants aux grands yeux affamés, on pénètre dans leur cabane de misère et dans leur quotidien à travers leurs voix et leurs points de vue. L'écriture, légère et précise, nous tient en haleine jusqu'au bout. Du Kenya au Gabon en passant pour le Nigeria, Dis que tu es des leurs trace des portraits d'enfants du rien aux destins enfin inoubliables.
B.K.

"Cette nuit-là, la moto me conduisit sur la terre de mes rêves. Je rejetais les Suzuki, les Honda et les Kawasaki, je choisissais la Nanfang et je devenais définitivement riche. Avec elle, je grimpais aux cocotiers, j'apprenais à me garer sur les palmes, j'utilisais le lait de coco comme combustible. Nous traversions l'océan en laissant un énorme sillage derrière nous. La moto, transformée en hélicoptère, me conduisait vers des lieux lointains ; à plusieurs reprises, j'atterrissais dans l'enclos de mon père à Baffre." (p.62)

Loginnn

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.