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L’agenda de la semaine du 13 mai spécial Cinéma

Un film angoissant : "Mama" d Un programme TV en or : le cycle spécial Cannes d Un livre : "Des livres et une Rolls" de Francis Scott Fitzgerald Une expo hommage:  "Musique et cinéma, le mariage du siècle ?" à la Cité de la Musique 4

Le nouveau film angoissant de Jessica Chastain, la programmation spéciale Cannes d'Arte, le livre sur la vie de Francis Scott Fitzgerald et une très belle exposition sur les bandes-originales... C'est l'agenda de la semaine du 13 mai spécial Cinéma !

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Un film angoissant : "Mama" d'Andy Muschietti

Un film angoissant : "Mama" d

Scoop : Jessica Chastain est brune et, du coup, elle ressemble comme deux gouttes d’eau à l’icône rock P.J Harvey, dans sa période électrico-punk. Mauvaise nouvelle ? Pas du tout, puisque dans Mama, un film d’épouvante qui relève le niveau très moyen du genre, l’actrice U.S la plus douée de sa génération prouve qu’elle sait décidément tout faire. Tout bien faire… Dans cette fiction 100% anxiogène produite par Guillermo del Toro, une référence en la matière, Jessica est Annabel, une fille un tantinet paumée qui se retrouve embarquée dans une sombre histoire horrifique. En compagnie de son boy-friend, l’héroïne héberge chez elle deux gamines qui, suite au décès de leurs parents, ont survécu pendant des années dans une cabane délabrée perdue tout au fond des bois. Evidemment, le retour à la réalité des deux mômes n’est en rien guilleret et Annabel, dont l’instinct maternel n’est a priori pas le principal atout, doit apprendre à… tout apprendre. Une mission d’autant plus rude qu’une présence maléfique rode dans les parages, sans quoi d’épouvante il n’y aurait pas.

Les gamines ravagées sont-elles d’innocentes victimes ? Le passé va-t-il violemment ressurgir ? Le danger est-il niché un peu partout ? S’il convient de ne pas répondre aux deux premières questions, un « Oui » franc et massif s’impose pour la troisième. Et l’on s’en félicite car Mama, habilement écrit et mis en scène, prouve que le film d’horreur, à l’occasion, peut encore donner d’excellentes raisons de frissonner avec joie. La prestation de Jessica Chastain, comme toujours impeccable, est à l’image du film : étonnante, frémissante, déstabilisante. Alors que le festival de Cannes s’apprête à déployer son tapis tout rouge et à aimanter tous nos regards, le détour par la case Mama n’a rien de punitif. Trembler avec Jessica ? Ça se tente.

"Mama", d'Andy Muschietti, avec Jessica Chastain, Nikolaj Coster-Waldau, Megan Charpentier... Sortie le 15 mai.

Olivier De Bruyn

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Un programme TV en or : le cycle spécial Cannes d'Arte

Un programme TV en or : le cycle spécial Cannes d

Comme chaque année, Arte honore le Festival de Cannes et programme, du 8 au 28 mai, des films et documentaires en compétition lors des précédentes éditions. A l'affiche, on retrouve les trois magnifiques Palmes d'Or de 2007, 2008 et 2009, avec  4 mois, 3 semaines et 2 jours de Cristian Mungiu, Entre les murs de Laurent Cantet et Le ruban blanc de Michael Haneke. La programmation met également à l'honneur Steven Spielberg, cette année président du jury de la sélection officielle, et son film Sugarland express, ainsi que la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion, présidente du jury du court-métrage et de la Cinéfondation, avec son brillant Bright Star et l'habitué des tapis rouges, James Gray, et son torturé Two Lovers. Pour finir, sont aussi programmés Les chats persans de l'Iranien Bahman Ghabadi et le documentaire Un voyageur de Marcel Ophüls et Vincent Jaglin, en compétition pour la Caméra d'Or et présenté lors de la Quinzaine des Réalisateurs de cette 66ème édition. De beaux plateaux télé en perspective.

Entre les murs, de Laurent Cantet, diffusé le 8 mai.
Bright Star, de Jane Campion, diffusé le 12 mai.

Two Lovers, de James Gray, diffusé le 13 mai à 20h50.
Les chats persans, de Bahman Ghobadi, diffusé le 13 mai à 22h30.
Le ruban blanc, de Michael Haneke, diffusé le 15 mai à 20h50.
4 mois, 3 semaines et 2 jours, de Cristian Mungiu, diffusé le 15 mai à 23h55.
Sugarland express, de Steven Spielberg, diffusé le 20 mai à 20h50.
Un voyageur, de Marcel Ophüls et Vincent Jaglin, diffusé le 28 mai à 22h20.

Cycle Arte spécial Cannes, du 8 au 28 mai.

Amélie Frantelle

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Un livre : "Des livres et une Rolls" de Francis Scott Fitzgerald

Un livre : "Des livres et une Rolls" de Francis Scott Fitzgerald

1940 à Hollywood. Dans une indifférence imméritée et une déchéance teintée d’alcoolisme et de folie, Francis Scott Fitzgerald mourrait à l’âge de 44 ans, laissant inachevée la rédaction de son ultime manuscrit, "Le Dernier Nabab".

Aujourd’hui, plus de 70 ans après son décès, l’écrivain dandy jouit d’une réhabilitation fulgurante et s’impose comme l’icône lettrée du milieu intello-arty. Après une entrée tonitruante dans la Pléiade en septembre dernier, une pièce de théâtre à guichets fermés sur les planches de Londres et New York, une comédie musicale à Broadway, c’est mercredi prochain, avec la projection de l’adaptation de son Gatsby en ouverture du Festival de Cannes, que Fitzgerald sera définitivement magnifié. En 3D, dans un tourbillon de strass bling-pop et sur un beat de Queen B.

Pour l’occasion, les éditions Grasset publie "Des livres et une Rolls", un recueil d’interviews inédites données par le petit prince de la "Lost Generation" entre 1920 et 1936. Interrogé – surtout – après la publication en 1920 de son premier roman, "L’envers du Paradis", qui fit de lui le héraut cabotin et (faussement) frivole de la jeunesse jazzy des années folles, Fitzgerald s’y révèle impertinent et drôle, parfois ronflant, toujours brillant. Et si l’on s’amuse ici de découvrir l’égocentrisme ironique de l’auteur prodige, ou même sa misogynie désinvolte, ce sont également l’angoisse d’être dépassé, une mélancolie sourde et un alcoolisme ravageur que l’on voit progressivement se dessiner à la faveur des entretiens qui s’enchainent et des années qui défilent. Dans le dernier portrait du recueil, le jeune auteur charmeur a ainsi laissé place à un quadra blessé et ruiné, un écrivain sur le déclin qui écrivait dans Esquire : "De toute évidence, vivre c’est s’effondrer progressivement".

"Les filles, par exemple, sont passées de la pureté chimique à la largeur de vue, au charme intellectuel, à l’intelligence primesautière. On comprend qu’elles veuillent être intéressantes. Car il est un fait que la jeune génération ne pouvait pas négliger. Tous, ou presque tous les hommes et femmes célèbres de l’histoire – ceux qui ont laissé une marque durable – ont adopté un point de vue moral large, pour le moins. Notre génération s’est imprégnée de tout cela. Cela explique que nous voyions la jeune femme de 1920 flirter, embrasser, envisager la vie avec légèreté, dire « merde » sans rougir, courtiser le danger de façon immature (…) Personnellement, je préfère ce genre de filles. J’ai même épousé l’héroïne de mes histoires. Je ne m’intéresserais à aucune autre sorte de femme." p. 33.                                                                                           

"Des livres et une Rolls", de Francis Scott Fitzgerald, Editions Grasset, 17 €.

Léonard Billot

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Une expo hommage: "Musique et cinéma, le mariage du siècle ?" à la Cité de la Musique

Une expo hommage:  "Musique et cinéma, le mariage du siècle ?" à la Cité de la Musique

Quelle soit délicate, magistrale, mystérieuse ou bien aventurière, la musique a toujours été l'un des ingrédients clés de la réussite d'un film. A travers l'exposition "Musique et cinéma, le mariage du siècle ?", la Cité de la Musique met à l'honneur les compositeurs et leurs bandes-originales et démontre combien les films ne seraient rien sans l'émotion apportée par les notes des instruments.

"De Fantasia à Psychose, des comédies musicales aux westerns italiens, de la Nouvelle Vague aux documentaires rock, de l'accompagnement des films muets aux chansons écrites pour le cinéma, devenues des tubes", l'exposition retrace les relations fortes entre certains cinéastes et leurs compositeurs (Prokofiev et Eisenstein, Hitchcock et Hermann, Leone et Morricone...) et démontre de manière sensible et pédagogique l'importance du rôle de la musique dans les étapes de la fabrication d'un film. Au total, plus d'une centaine d'extraits projetés dans de petites salles côtoient photos, interviews, instruments ou encore documents de tournage. L'occasion de plonger dans les coulisses des grands films qui ont marqué l'histoire du cinéma.

Musique et cinéma, le mariage du siècle ? à la Cité de la Musique, du 19 mars au 18 août 2013, 9 l'entrée (5 en tarif réduit).

Amélie Frantelle

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