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L'agenda pop culture de la semaine du 4 février

Un album planant : "The Deserters" de Rachel Zeffira Une expo vérité : Thomas Lévy Lasne à la galerie Isabelle Gounod Un film "envers du décor" : "Hitchcock" de Sacha Gervasi Un livre appétissant : "Fäviken" de Magnus Nilsson 5

Cette semaine, on plane avec la voix pure de Rachel Zeffira, on retrace l'histoire romancée de l'un des films les plus cultes du cinéma, « Psychose », on teste un nouveau bar à vins, on s’arrête dans une galerie et on part en Suède pour un voyage culinaire. C’est l’agenda culture du 4 au 10 février !

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Un album planant : "The Deserters" de Rachel Zeffira

Un album planant : "The Deserters" de Rachel Zeffira

Si son nom ne nous dit d'abord pas grand chose, son visage, en revanche, invoque le duo pop Cat's Eye, qu'elle forme avec le leader de The Horrors, le charismatique Faris Badwan. Pour notre plus grand bonheur, Rachel Zeffira s'est échappée un temps du groupe pour se consacrer à son premier album solo, The Deserters. Un petit bijou fait d'orchestrations fantomatiques et de choeurs vaporeux, intégralement enregistré dans les studios mythiques d'Abbey Road, à Londres. De formation classique (elle fut d'abord chanteuse d'opéra), la Canadienne exilée au Royaume-Uni nous offre dix morceaux majestueux taillés pour s'évader dans des contrées imaginaires...

The Deserters de Rachel Zeffira, Raf Records/Pias, paru en janvier.

A écouter aussi cette semaine : Notre playlist spéciale voiture !

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Une expo vérité : Thomas Lévy Lasne à la galerie Isabelle Gounod

Une expo vérité : Thomas Lévy Lasne à la galerie Isabelle Gounod

Thomas Lévy Lasne peint comme il photographie avec son iPhone. Obsédé par la réalité du quoditien et transcripeur génial du "non-évènement", ce jeune artiste résidant aux Lilas, au nord de Paris, parvient à déceler de la beauté dans des scènes banales de la vie (parisienne) et à retranscrire ces dernières avec un réalisme bluffant. Jeune femme étendue nue sur son lit naviguant avec nonchalance sur Facebook, couple surpris dans son intimité quand la communication n'est pas au rendez-vous, instants flottants de soirée, quand on sort machinalement son téléphone pour se donner une contenance... Regard cynique, tendre ou totalement distancié ? Quoiqu'il en soit, les sujets de Thomas Lévy nous parlent, et son coup de pinceau nous éblouit.

"Visiblement" de Thomas Lévy Lasne à la galerie Isabelle Gounod, 13, rue Chapon, Paris 3ème. Du 5 janvier au 23 février. www.galerie-gounod.com et www.thomaslevylasne.com.

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Un film "envers du décor" : "Hitchcock" de Sacha Gervasi

Un film "envers du décor" : "Hitchcock" de Sacha Gervasi

Il picole comme une brute, bouffe comme dix, ne dialogue qu’avec ses névroses et fantasme plus que jamais sur les jeunes actrices qu’il prend un malin plaisir à filmer et à faire souffrir… Derrière son impassibilité, son génie et son humour glacial, Alfred Hitchcock n’était pas un monsieur tout à fait fréquentable et la seule en ce bas monde qui supportait ses inquiétants délires était sa femme : Alma Hitchcock, moins liée à son époux par la passion sensuelle (on la comprend) que par l’admiration et, malgré tout, la tendresse. En retraçant l’aventure insensée du tournage de Psychose (aujourd’hui un classique, mais, en son temps, un film dont personne ne voulait entendre parler) Sacha Gervasi ne se contente pas de montrer combien Hitch’ était un as de la manipulation et de la promo, mais renseigne surtout sur la relation du cinéaste avec sa dévouée moitié, prête à tout pour protéger son mari.

Instructif (sur Hollywood, le cinéma de l’époque, la censure etc.), le film embarque sans souci dans son récit bien troussé, son charme et son humour. Cerise sur le gâteau : les prestations des acteurs qui redonnent vie à ce petit monde détraqué. Si Anthony Hopkins, dans la peau d’Alfred, et Helen Mirren dans celle d’Alma, assurent à la hauteur des très grands comédiens qu’ils sont, la bonne idée consiste à avoir confié le rôle de Janet Leigh (l’actrice principale de Psychose) à Scarlett Johansson, épatante en vamp d’une époque révolue. Si Hitchcock était encore de ce monde, nul doute qu’il adorerait voir Scarlett batifoler dans son glauque univers. Il aurait raison.

Olivier de Bruyn
 

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Un livre appétissant : "Fäviken" de Magnus Nilsson

Un livre appétissant : "Fäviken" de Magnus Nilsson

Magnus Nilsson fait partie de ces jeunes premiers venus du grand froid : à seulement 29 ans, il a fait son entrée en 2012 dans les World's 50 Best Restaurants et publié son premier ouvrage, "Fäviken", du nom de son resto-labo perdu à 1000 km au nord de Stockholm. Apologie d'une nature sauvage, aride, mais domptable, ce beau livre nous plonge dans l'univers organique et sophistiqué de ce chef en pleine ascension, même si les textes et recettes sont encore en anglais. Et même si l'on n'arrive pas à tout traduire, le plaisir des yeux est au rendez-vous.

"Fäviken" de Magnus Nilsson, Bill Buford et Mathias Kroon, photos de Erik Goldson, éditions Phaïdon, paru en septembre.

A retrouver également : Les recettes de famille de Ferran Adrià.

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Une cave à vin design : Epure

Une cave à vin design : Epure

Petit frère de l'Agapé Substance, restaurant gastro-futuriste installé juste en face, Epure a des allures de sas de décompression quand on a fait l'expérience du premier. Dans cette petite cave aux allures de vaisseau spacial des terroirs, Laurent Lapaire, le propriétaire des Agapé à Paris (puisqu'il y en a trois) et Laurent Vanparys, spécialiste des plaisirs de la table, nous servent avec sympathie des vins natures (oui, c'est la mode) à notre goût après nous avoir interrogées sur les saveurs que l'on recherchait, et nous proposent de quoi nous mettre quelque chose sous la dent (speck fumé au foin, craquants à l'huile d'olive, burrata des Pouilles...). Dans une ambiance néon plutôt masculine - les tabourets hauts étant au nombre de trois, on évitera donc les talons hauts - on dégustera à l'abri des bars et cafés à touristes d'Odéon de vraies trouvailles qui émoustilleront nos papilles.

Epure, 33, rue Mazarine, Paris 6ème. Verres entre 5 € et 15 €, assiettes entre 6 € et 16 €.

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