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L'agenda culture de la semaine du 6 mai

Un album seapunk : "Secondhand Rapture" de Ms Mr Une expo libre : Mike Kelley au Centre Pompidou Un film parano : "Trance" de Danny Boyle Un livre enragé : "En crachant du haut des buildings" de Dan Fante 4

Un disque sea-punk obsédant, une rétrospective colorée et engagée, un nouveau bébé de Danny Boyle et un livre enragé… C’est l’agenda de la semaine du 6 mai (et cette semaine, on a le temps !)

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Un album seapunk : "Secondhand Rapture" de Ms Mr

Un album seapunk : "Secondhand Rapture" de Ms Mr

Attention buzz ! Il a suffit d’un single sorti en 2012 pour que le duo Ms Mr (prononcez Miss Mister) envoute la blogosphère. Bonne nouvelle, le tandem branché new-yorkais n’est pas qu’une friandise pour hipsters connectés, et son premier album Secondhand Rapture (qui sort le 13 mai) a tout pour devenir la bande son idéale de ce printemps. Au programme, mélodies pop envoutantes teintées d’électro et d’un soupçon de r'n'b, difficile de ne pas se laisser séduire par cet univers décalé, flirtant avec le sea punk (une inspiration que le duo distille dans ses clips à grands renforts de filles grunge aux cheveux rose fluo et de licornes). Les new-yorkais seront de passage à La Maroquinerie le 2 juillet pour une rare date Parisienne (avant Rock en Seine où ils se produiront le dimanche aux côtés de Chvches et Is Tropical ) : aucune raison de se priver !

Secondhand Rapture de Ms Mr, Columbia/Sony, sorti le 13 mai. 
Céline Puertas

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Une expo libre : Mike Kelley au Centre Pompidou

Une expo libre : Mike Kelley au Centre Pompidou

Décalée, surprenante et souvent dérangeante, l’œuvre de Mike Kelley, plutôt méconnue en France, est à l’honneur depuis le 2 mai Centre Pompidou. L’occasion de découvrir plus largement cet artiste américain de la côte Ouest majeur, disparu prématurément en janvier 2012.

Peintures, vidéos-projections, photographies, reproductions hétéroclites et autres supports atypiques retracent les moments-clés de la carrière et de la vie personnelle de l’artiste : on y découvre son groupe de rock, on vit ses années scolaires, on retrace ses études d’arts... Mais ce que l’on préfère, c’est assurément sa série Half A Man, une installation qui place animaux en peluche et autres poupées rembourrées dans des positions plutôt tendancieuses. Comme beaucoup d’artistes de sa génération, Mike Kelley porta en permanence un œil critique sur la société et l’art qu’elle a pu fabriquer. Quand le bizarre se fait beau et l’horreur poétique, on ne peut passer à côté.

Rétrospective Mike Kelley au Centre Georges Pompidou, du 2 mai au 5 août, 13 € l’entrée (10 € en tarif réduit).
Coline Chavaroche

 

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Un film parano : "Trance" de Danny Boyle

Un film parano : "Trance" de Danny Boyle

Au rayon intrigues alambiquées, il ne nous avait donc pas encore tout fait… Dans Trance, son nouveau film halluciné, Danny Boyle (Trainspotting, Slumdog Millionaire) se déchaine plus encore qu’à l’accoutumée (oui, c’est possible).

Simon est commissaire-priseur pour les plus grandes galeries d’art internationales. Un jour, une bande de malfrats réalisent un casse pendant l’une de ses ventes aux enchères. Dans le feu de l’action, il reçoit un gigantesque coup sur la tronche qui le rend amnésique. Victime, Simon ? Pas sûr, puisque le film revient en arrière, mélange tout, et laisse à penser que l’amoureux de l’Art est peut-être le complice des gangsters. Conséquence : son amnésie pose doublement problème. Si Simon n’a plus de mémoire, comment retrouver le tableau évalué à plusieurs millions de dollars qu’il a planqué quelque part ? La question obsède Simon, obsède les voleurs et bientôt la ravissante spécialiste de l’hypnose chargée de revitaliser les neurones du héros mal-en-point.

Qui manipule qui ? Qui dit la vérité ? Qui se moque de qui ? Triple bonne interrogation qui restera indécise jusqu’aux ultimes scènes de ce film ultra speedé qui refuse obstinément d’appuyer sur pause. Dans ce petit jeu en mode Cluedo sous cocaïne, le meilleur est toutefois niché ailleurs : dans les relations mystérieuses et (surtout) torrides que les deux mâles principaux de l’affaire (Simon et Franck, le chef des gangsters) entretiennent avec la dame de l’hypnose, Elizabeth (Rosario Dawson). Dans cette embrouille majeure où les mecs jouent des muscles, la plus habile et la plus retorse serait-elle la fille ? Sa séduction fatale aura-t-elle raison des plans tortueux fomentés par le duo viril ? Face au "gentil" James McAvoy et au "méchant" Vincent Cassel, la bombe Rosario va-t-elle rafler la mise ? Pour savoir si Trance est un thriller sexy et féministe, il faut découvrir le film. En tout cas, les surprises n’y pointent pas aux abonnés absents.

"Trance" de Danny Boyle, avec James McAvoy, Vincent Cassel, Rosario Dawson…  Sortie le 8 mai.
Olivier de Bruyn

 

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Un livre enragé : "En crachant du haut des buildings" de Dan Fante

Un livre enragé : "En crachant du haut des buildings" de Dan Fante

Après Rien dans les poches et La Tête hors de l’eau (réédités aux très rock’n’roll éditions 13ème Note), Dan Fante re-convoque Bruno Dante, son alter-ego de papier, alcoolique, dépressif et bordélique.

Après avoir écumé les bars miteux et les services psychiatriques de la plupart des hôpitaux californiens, l’excentrique Dante se lance à l’assaut de la Grosse Pomme. Une flasque de whisky dans la poche, sa machine à écrire sous le bras, le "wannabe" auteur fuit la fournaise de l’Ouest et la figure tutélaire et envahissante de son père John Dante (comprenez John Fante) : le Grand Écrivain. Successivement concierge de nuit, laveur de carreaux ou chauffeur de taxi, Dante multiplie les petits jobs et les grosses bitures. Entre deux gueules de bois, il jongle avec la folie qui le guette et l’inspiration qui le fuit. Dans un New York crasseux, peuplé d’escrocs et de losers, on suit cet antihéros à la débauche attachante qui court après l’illumination littéraire et rêve de reconnaissance dans une Amérique paumée et individualiste.

Autofiction boostée au bourbon bon marché et à la coke mal coupée, En crachant du haut des buildings résonne comme la confession féroce et drolatique d’un écorché vif. Fils de son père, mais surtout héritier de Bukowski ou Selby Jr, Dan Fante s’imprègne des marges et croque les barges. De portraits de cinglés en coups de gueule d’enragés, Fante se sert de l’écriture comme un exutoire et sa prose brutale dégorgée sans fioriture n’épargne personne. Tant mieux. Un shot de sauvagerie, à lire cul sec. Cheers !

"Tout au fond de moi, je commençais à prendre conscience de ma folie. Des souvenirs d’humiliations vieilles de plusieurs années remontaient à la surface. Les images me harcelaient et m’obsédaient, comme ces corps en décompositions dans les camps de concentration entrevus un jour sur des bandes d’actualités. Les virées obsessionnelles dans les cinés pornos, les cuites infernales, les pseudos-trous de mémoire, j’avais droit à tout. Même dans mon taxi, les images débarquaient sans prévenir. J’étais parfois obligé de me ranger sur le côté, de taper du poing sur le volant, de jurer, de brailler un bon coup pour que cessent ce cinéma et le boucan qui allait avec." p. 140.

"En crachant du haut des buildings" de Dan Fante, 13ème Note Éditions, 9,50 €.
Léonard Billot

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