• Minute Crush
  • Calendrier de l

Actuellement en kiosque !

GL cover mag Mai 2016 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir

L'agenda culture de la semaine du 29 avril

A voir avant qu Un film qui remet Matthew McConaughey au goût du jour : "Mud" de Jeff Nichols Un livre engagé : "A moi seul bien des personnages", de John Irving Un concert pop trash : les NNBS au Trianon 4

Un concert funky fresh des Naive New Beaters, "Mud" avec l'excellent Matthew McConaughey ou encore les derniers jours de l'exposition Julio Le Parc au Palais de Tokyo… C'est l'agenda de la semaine du 29 avril.

LIRE LA SUITE
1 /4

A voir avant qu'il ne soit trop tard : Julio Le Parc au Palais de Tokyo

A voir avant qu

Si le livre de la rétrospective de Julio Le Parc au Palais de Tokyo nous a fait de l'œil pour booster notre bibliothèque, celles qui en ont la possibilité ne doivent rater sous aucune prétexte la rétrospective dédiée à l'artiste argentin basé à Paris depuis plusieurs décennies maintenant. Finissant le 13 mai prochain, il reste donc une quinzaine de jours pour se plonger dans l'univers visuel électrique et ludique de cet artiste des illusions d'optique et autres effets de lumières qui ravissent le spectateur, qui fait œuvre avec les installations. Alors faites vite !

"D’une manière générale, par mes expériences, j’ai cherché à provoquer un comportement différent du spectateur (...) pour trouver avec le public les moyens de combattre la passivité, la dépendance ou le conditionnement idéologique, en développant les capacités de réflexion, de comparaison, d’analyse, de création, d’action." Julio Le Parc

Julio Le Parc au Palais de Tokyo, 13 avenue du Président Wilson, Paris 16ème.

2 /4

Un film qui remet Matthew McConaughey au goût du jour : "Mud" de Jeff Nichols

Un film qui remet Matthew McConaughey au goût du jour : "Mud" de Jeff Nichols

Dans un coin perdu de l’Arkansas, vraiment perdu, deux jeunes adolescents en proie à un ennui considérable ont l’habitude d’aller se balader sur une petite île plantée au milieu du Mississipi. Un jour, surprise colossale et frousse monumentale, ils y découvrent un type louche et quasi clochardisé qui y a élu domicile. Lui, c’est Mud, le regard fiévreux, un tatouage de serpent sur le bras, un flingue à portée de main… Peu à peu, les ados apprennent à connaître ce mec bizarre qui ne jure que par sa chemise porte-bonheur, prétend être pourchassé par les flics et semble croire dur comme fer en l’amour. Fascinés par son cas, ils aident Mud à rafistoler un bateau avec les faibles moyens du bord, histoire que le héros mal rasé puisse abandonner les lieux. Parviendront-ils à leurs fins ? That is the (good) question… Mais surtout, ce qu'on retient de Mud, le nouveau film de Jeff Nichols (Take Shelter), c'est le revirement de Matthew McConaughey, qui confirme une fois encore tout le bien que l’on pense de lui et de son étonnante capacité à secouer en tous sens son image. Chevelure improbable, jean troué, hygiène douteuse et accent à couper au couteau, Mud, pardon Matthew, porte cette fiction poisseuse de bout en bout et captive à force d’instiller mystère, ambiguïté et charme viril du meilleur aloi. On a tout à fait le droit de penser que l’apparition dans les parages d’une ravissante inconnue (Reese Witherspoon) n’est pas sans rapport avec sa présence sur cette île paumée au milieu de nulle part. On a surtout de très bonnes raisons de foncer dans la première salle de cinéma venue pour admirer l’acteur dans tous ses états nerveux et sensuels. Enivrant spectacle…

"Mud" de Jeff Nichols avec Matthew McConaughey,Tye Sheridan, Jacob Lofland et Reese Witherspoon. Sortie le 1er mai 2013.

Olivier De Bruyn

3 /4

Un livre engagé : "A moi seul bien des personnages", de John Irving

Un livre engagé : "A moi seul bien des personnages", de John Irving

Secrets de famille, exploration sexuelle et quête identitaire, dans la plupart de ses 13 romans, John Irving décline ses obsessions intimes et son ironie provocatrice. Dans A moi seul bien des personnages, l’auteur de Le monde selon Garp explore le trouble adolescent et interroge la pluralité du désir érotique...
1955 : à First Sister, dans l’austère Vermont, Billy Abbott est bouleversé. A 15 ans, il rêve autant de coucher avec Miss Frost, la bibliothécaire aux petits seins bourgeonnants qu’avec Kittredge, le viril capitaine de l’équipe de lutte aux muscles saillants et à l’insolente assurance. Mais d’émois masturbatoires en premiers "béguins contre nature", Billy se laisse happer par le bouillonnement de son désir naissant. Malgré la culpabilité qui l’étouffe, le jeune garçon, devenu un adolescent biberonné au théâtre de Shakespeare et aux romans de James Baldwin, va apprendre à accepter son statut de "suspect sexuel" et à imposer sa bisexualité dans une Amérique puritaine en pleine libération sexuelle.
De la pudibonderie des années 50 aux eighties de Reagan ravagées par le Sida, en passant par l’exaltation libertaire de la décennie 70, sur près de 50 ans et 500 pages, John Irving esquisse le portrait d’un homme qui s’affranchit et d’une communauté qui s’émancipe. Gay, trans, trav’, ou bisexuel, du Vermont à l’Espagne, de Vienne à New York ; dans cette éloge à l’altérité et à la tolérance, l’auteur, avec un engagement jubilatoire et une révolte opportune, interroge les genres et les identités sans pour autant se départir de l’idée qu’au final, le vrai sujet de cette histoire, ça reste l’amour. Un roman de circonstances, somme toute.

"À l’époque, mes amis et amants gays pensaient tous que celui qui se proclamer bi n’est en réalité qu’un gay qui garde un pied dans le placard. Alors, vers dix-neuf ou vingt ans, je suppose qu’il y avait une part de moi qui le croyait aussi. Pourtant je savais que j’étais bisexuel, tout comme je savais que j’étais attiré par Kittredge, et de quelle façon. Mais, au tournant de la vingtaine, je réfrénais mon attrait pour les femmes, comme je l’avais fait auparavant pour le sexe masculin. Malgré mon jeune âge, je pressentais sans doute déjà que les bi étaient suspects ; peut-être serons-nous d’ailleurs indéfiniment perçus comme des personnages équivoques, toujours est-il que nous l’étions à ce moment là."

A moi seul bien des personnages, de John Irving, Éditions du Seuil, 21,80 €.

Léonard Billot

 

4 /4

Un concert pop trash : les NNBS au Trianon

Un concert pop trash : les NNBS au Trianon

Si vous ne connaissez pas ceux que les aficionados surnomment les NNBS, il est grand temps de vous mettre dans le flow de leur musique joyeuse et ultra rythmée. Le trio français déjanté (composé d'Eurobelix aux rythmes, Martin Luther BB King à la guitare et David Boring au chant), les Naive New Beaters, revient donc en force avec une tournée pour jouer leur second album, La Onda, après Wallace en 2009. Pour décrire leur vibe et leur musique, c'est bien simple : du hip-hop scandé presque pour rire, des riffs de guitare canons et une boite à rythme endiablée, voilà de quoi vous faire passer la tristesse de ce printemps qui se laisse désirer en bougeant vos fesses comme jamais. Voici leur dernier clip pour vous donner envie de les voir sur la belle scène du Trianon ce vendredi 3 mai : leur single Jersey, montre bien tout leur style humoristique et leur musique pêchue.

Naive New Beaters en concert le vendredi 3 mai au Trainon, 80 Boulevard de Rochechouart,  Paris 18ème.

Loginnn

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.