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L'agenda culture de la semaine du 2 avril

Un concert émouvant : Pauline Croze à la Maroquinerie Une expo analytique : "De l Un thriller névrotique : "Effets secondaires" de Steven Soderbergh Un livre volcanique : "Impurs", de David Vann 4

Une exposition qui révèle les trésors de l'art pictural allemand, Pauline Croze à fleur de peau à la Maroquinerie, un livre volcanique et un film aux effets secondaires... C'est l'agenda de la semaine du 2 avril.

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Un concert émouvant : Pauline Croze à la Maroquinerie

Un concert émouvant : Pauline Croze à la Maroquinerie

Après son concert au Café de la Danse, Pauline Croze signe son grand retour à La Maroquinerie le vendredi 5 avril 2013. Huit ans après la sortie de son premier album, Pauline Croze, la chanteuse a dévoilé son troisième album, Le Prix de l'Eden, dans les bacs depuis le 22 octobre 2012. A l'occasion de ce concert parisien, l'artiste nous envoûtera par sa voix au vibrato unique et interprétera, entre autres, onze arias aux notes foncièrement jazzy qui composent cet opus, produit par Edith Fambuena.

Pauline Croze, La Maroquinerie, à 20h00 le 5 avril 2013, 23, Rue Boyer Paris 20ème, 25 €, www.lamaroquinerie.fr.
Patricia Moreira

 

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Une expo analytique : "De l'Allemagne, 1800-1939. De Friedrich à Beckmann" au Musée du Louvre

Une expo analytique : "De l


Du 25 mars au 24 juin 2013, De l'Allemagne est l'occasion de découvrir plus de 200 œuvres passées au crible afin de proposer une réflexion autour des thèmes les plus importants qui ont structurés la pensée allemande. Pendant près d'un siècle et demi, de 1800 à 1939, les artistes allemands et grands penseurs, tels que Goethe, Paul Klee ou encore Philipp Otto Runge se livrent à une étude de la "kultur", héritée de la philosophie des Lumières. De la fin du XVIIIe à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, la discontinuité géographique lèse l’unité allemande, les frontières flottent et on retrouve une créativité omniprésente qui s'en trouve influencée.

Du Romantisme à la Nouvelle Objectivité, l’exposition analyse la façon dont les beaux-arts allemands ont participé à l’idée d’une unité allemande. On pourra entre autre admirer Le Voyageur contemplant une mer de nuages de Caspar David Friedrich, peint en 1820, ou bien l'oeuvre poignante d'Otto Dix qui réalisa, dans les années 1930, La guerre, témoignant de son expérience de soldat pendant la "Grande Guerre". Il s'agit de l’exposition la plus importante dédiée à l’art allemand en France, hommage au cinquantième anniversaire du Traité de l'Elysée, signé en 1963 entre la France et l'Allemagne.

Exposition De l'Allemagne, 1800-1939. De Friedrich à Beckmann, au Musée du Louvre, tous les jours de 9h00 à 18h00 sauf le mardi, du 25 mars au 24 juin 2013, 12 €, 99, rue de Rivoli, Paris 1er, www.louvre.fr.
Patricia Moreira
 

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Un thriller névrotique : "Effets secondaires" de Steven Soderbergh

Un thriller névrotique : "Effets secondaires" de Steven Soderbergh


Psy, un métier idéal pour le présent et pour l’avenir ? Le dénommé Jon Banks a de très bonnes raisons de le penser. Spécialiste renommé, l’élégant psychiatre reçoit dans son cabinet new yorkais la fine fleur de l’intelligentsia locale qui vient y soigner ses névroses. Les poches remplies de dollars à force de multiplier les consultations, Banks mène grand train et sourit à la vie dans son gigantesque loft où il s’ébroue avec madame. Un jour, patatras, une jeune et ravissante patiente, Emilie, déboule dans sa vie et semble en proie à une dépression king size. Banks lui prescrit un nouveau médicament, prétendument miracle, mais celui-ci a des effets inattendus puisque la jeune Emilie, sous l’emprise du médoc, s’empresse de poignarder son compagnon. Le psy aurait-il mal consulté ses notices ? L’industrie pharmaceutique l’aurait-il ignoblement manipulé ? La juvénile Emilie est-elle vraiment malade ou est-elle bien pire encore ? Suspense et même triple suspense, dont on ne dira que couic, cela va de soi.

Il est de retour et il affiche une forme olympique. Dans Effets secondaires, son nouveau thriller stylé, l’excellent Steven Soderbergh trousse une intrigue délicieusement tortueuse et haletante sur le mode inusable du "Qui manipule qui ?". Résultat : un film de genre magistral qui ridiculise la concurrence et, de surcroît, donne l’occasion aux acteurs de briller de mille feux. Dans la peau du psy devenant progressivement dingo parano, Jude Law, impeccable du premier au dernier plan, fait étalage de ses heureuses prédispositions pour les rôles tordus. Dans celle de la pauvre fille a priori martyrisée, Rooney Mara (la révélation du Millenium, de David Fincher) confirme que les meilleurs cinéastes U.S ont de très bonnes raisons de lui faire les yeux très doux. Un film à prescrire sans modération. 

"Effets secondaires" de Steven Soderbergh, avec Jude Law, Rooney Mara…  Sortie le 3 avril.
Olivier De Bruyn

 


 

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Un livre volcanique : "Impurs", de David Vann

Un livre volcanique : "Impurs", de David Vann


Après l’Alaska et le froid polaire de ses deux précédents romans, Sukkwan Island (Gallmeister, 2010) et Désolations (Gallmeister, 2011), David Vann nous précipite en pleine fournaise californienne. Avec Impurs, il continue son exploration de l’aliénation familiale et de la folie humaine. Été 1985. A Carmichael, banlieue de Sacramento, en plein cœur de la Californie aride et désertique, Galen, 22 ans, vit seul avec sa mère. Pour échapper à l’amour suffocant de celle-ci, le jeune homme écoute des cassettes sur son Walkman et s’excite sur les romans-photos du magazine Hustler. Entre deux querelles teintées de frustration, le quotidien de Galen est rythmé par les visites de sa tante et de sa cousine Jennifer, nymphette provocatrice et sensuelle. Rancœur, cupidité, inceste et non-dits, c’est à l’occasion d’un trip en famille que l’impureté de chacun des membres de cette fratrie "white trash" va se révéler. Pour le fragile Galen, c’est le début d’une descente aux enfers irrémédiablement tragique.

"Familles, je vous hais." C’est peut-être avec cette phrase d’André Gide qu’on pourrait le mieux définir l’édifice littéraire que bâtie David Vann depuis son premier roman. Après le couple et le père, c’est aujourd’hui à la figure de la femme, et plus particulièrement de la mère, que s’attaque l’auteur américain. En radioscopant jusqu’à l’obscène la dégénérescence malsaine de la relation d’une mère et son fils, David Vann plonge son lecteur au coeur d’un tourbillon dément et signe un psychodrame aussi asphyxiant que réussi.

"On en pouvait jamais savoir ce qu’on allait ressentir une heure plus tard, ou ce que quelqu’un allait dire au cours d’une conversation, et cet effet était encore amplifié par sa mère. Leurs conversations pouvaient passer de la banalité à la folie pure en quelques secondes. Il ne savait pas pourquoi cela ne se produisait qu’avec elle. Elle l’appelait petit poussin et, la minute suivante, menaçait  de la jeter à la rue. Et quand il se sentait en colère contre elle, sa fureur surgissait d’une source terrible, d’un endroit dont on ne soupçonnait même pas l’existence, et qu’on ne connaissait pas, et il s’y noyait soudain.
Galen voulait être en paix avec sa mère. Il voulait être en paix. Mais dès qu’il s’approchait d’elle, il avait envie de la tuer
." page 114.

Impurs, de David Vann, Gallmeister, 23,10 €.
Léonard Billot
 

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