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L’agenda culture de la semaine du 18 mars

L’agenda culture de la semaine du 18 mars Un concert envoûtant : Alela Diane à la Cigale dans le cadre du festival Les Femmes s’en Mêlent Un film boulversant : "La Religieuse" de Guillaume Nicloux Un bar à huîtres : Le Mary Céleste 5

Une exposition qui révèle les trésors de Vogue US, Alela Diane qui refoule les scènes françaises, un livre qui remet en question la nationalité de Superman ou encore un restaurant qui sent bon la marée… C’est l’agenda de la semaine du 18 mars.

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L’agenda culture de la semaine du 18 mars

L’agenda culture de la semaine du 18 mars

Pour la première fois et pendant deux mois, la galerie de photographie d’art YellowKorner rend hommage au mythique magazine Vogue US. A partir du 21 mars, les clichés qui ont marqué l’histoire du magazine et de la mode seront exposés dans toutes les enseignes YellowKorner de France. George Hoyningen-Huene, Cecil Beaton, Bert Stein… A travers l’objectif des plus grands noms de la photographie qui ont collaboré depuis le début du 20ème siècle avec cette institution de la presse, c’est toute l’évolution des canons de beauté et des moeurs de la société qui sera aussi révélée au grand public. Le bonus : toutes les photos exposées seront mises en vente… Envie d’un chef-d’œuvre mode dans votre salon ?

Vogue Masterpieces by YellowKorner dans toutes les galeries YellowKorner de France, du 21 mars au 21 mai. http://www.yellowkorner.com/
M.B.

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Un concert envoûtant : Alela Diane à la Cigale dans le cadre du festival Les Femmes s’en Mêlent

Un concert envoûtant : Alela Diane à la Cigale dans le cadre du festival Les Femmes s’en Mêlent

Alela Diane fait partie de cette génération d’artistes qui nous apprend à (re)découvrir et à aimer la folk américaine. Depuis la sortie de son premier album The Pirate’s Gospel en 2006, cette Californienne de 30 ans s’est imposée comme l’héritière de Nick Drake ou encore de Karen Dalton, les pionniers du genre. Avec son style pur et singulier imprégné de leurs esprits, Alela Diane chante le grand Ouest américain, le passé, les amours perdues avec une touche de gospel et de blues. Une musique émouvante, organique et enracinée. Après deux albums à succès et de nombreuses tournées, la belle est devenue une figure incontournable du revival folk. A l’occasion du festival Les Femmes S’en Mêlent, Alela Diane s’invitera sur la scène de la Cigale le 21 mars prochain pour nous présenter ses nouvelles chansons.

Alela Diane à la Cigale le 21 mars prochain à 19h30 dans le cadre du festival Les Femmes S’en Mêlent qui célèbre la scène féminine indépendante depuis maintenant 15 ans. Plus d’infos sur www.lacigale.fr.
K.G.

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Un film boulversant : "La Religieuse" de Guillaume Nicloux

Un film boulversant : "La Religieuse" de Guillaume Nicloux

Suzanne a 16 ans et ce n’est assurément pas le plus âge de sa vie. Dans la France du 18ème siècle, où l’on se contrefiche des désirs des jeunes filles, son abominable famille décide de la faire entrer au couvent, histoire de ne plus entendre parler d’elle. Sur place, la foi flageolante de l’héroïne et son caractère affirmé lui valent d’être clouée au pilori par ses copines de dortoir et sa mère supérieure, qui ne rigole pas du tout avec le respect du dogme intégriste. Transférée dans un autre couvent, elle y découvre un environnement en apparence plus aimable. En apparence, seulement, puisque la cheftaine des lieux est une détraquée qui tente de la manipuler pour le pire et encore pour le pire…

Pourquoi adapter aujourd’hui La religieuse de Diderot, un demi-siècle après un premier film signé Jacques Rivette ? Guillaume Nicloux, très loin des reconstitutions poussiéreuses et barbantes, répond à la question en signant une fiction inspirée et émouvante où il montre combien l’émancipation féminine est un sport de combat et combien aussi, parfois, la femme est une louve pour la femme. En toute logique dans ce film conjugué partout au féminin, les actrices brillent de mille feux brûlants. Si Louise Bourgoin (la mère supérieure dingue de religion) et Isabelle Huppert (la mère supérieure faussement tolérante) impressionnent, c’est la jeune Pauline Etienne, dans la peau martyrisée de Suzanne, qui sidère le plus. Fragile et volontaire, éprouvée par le mauvais sort, mais se relevant toujours, la jeune comédienne de 23 ans, déjà repérée dans Elève libre de Joachim Lafosse, révèle un talent de future grande, bientôt indispensable pour les cinéastes français. Rien que pour elle, La Religieuse vaut bien une messe.    

"La religieuse", de Guillaume Nicloux, avec Pauline Etienne, Louise Bourgoin, Isabelle Huppert…  Sortie le 20 mars.
O.B.

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Un bar à huîtres : Le Mary Céleste

Un bar à huîtres : Le Mary Céleste

L’endroit est full, les tables sont toutes réservées et le bar est pris d’assaut. Fraîchement débarqué en plein cœur du Marais, le très hype Mary Celeste est le nouveau lieu branchouille du moment. Commandé par une team américaine déjà célèbre pour la Candelaria et le Glass, deux repères bien connus des parisiens, ce bar à cocktails/ bar à vins/ bar à huîtres est à la fois cosy et classieux. Tout en sirotant un Sherry Fino ou un Rain Dog, des cocktails désorientants délicatement "shakés" par Carlos au bar, les clients se jettent sur les petits plats aux saveurs venues d’ailleurs. Mais attention, ici, les huîtres sont les stars ! Au son des vinyls dans un décor magique à l’esprit marin (qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler le mythe de ce navire fantôme découvert en pleine mer en 1872), le Mary Celeste nous immerge dans un voyage énigmatique pour une chouette soirée.

Le Mary Céleste, 1 rue Commines, Paris 3ème. Ouvert tous les jours de 17h à 2h. Verre de vin 5 €, cocktails 12 €, huîtres 2,50-5 € pièce (happy huître 17h-19h : 1 € la pièce sur une variété).
K.G.

 

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Un livre cash : Superman est arabe de Joumana Haddad

Un livre cash : Superman est arabe de Joumana Haddad

Joumana Haddad, poète et journaliste libanaise, n'a pas peur. Dans son livre Superman est arabe, qui fait suite à son ouvrage J'ai tué Shéhérazade, le propos part du singulier de l'existence d'une femme arabe consciente pour atteindre l'universalité d'une condition féminine étouffée. Elle, Joumana Haddad, en tant que petite fille, adolescente, puis femme, tient à s'exprimer sur sa vision du monde, et du monde arabe en particulier. Elle qui dédie son livre à ses deux fils, Mounir et Ounsi, les encourageant à devenir de "vrais hommes" plutôt que des "super-hommes" et dézingue la société machiste dans laquelle elle vit. Mais loin d'être un simple essai qui dénonce, le livre de Joumana Haddad est parsemé de poésies, interludes, citations, qui nous font explorer aussi bien la psyché de la femme écrivain rêveuse que la voix de la militante révoltée pour les droits des femmes. De la genèse religieuse au Printemps arabe en passant par l'institution du mariage, elle défie avec, à l'appui, sa propre expérience de femme insoumise et insatisfaite, les institutions patriarcales d'un monde machiste. Et loin de profondément dénigrer les hommes, Haddad croit et n'espère qu'une chose : l'avènement d'une masculinité digne de son nom, qui saura, de par sa force et sa sérénité, faire la part belle aux femmes, avec dignité et liberté.

"Je ne cherche pas à convaincre les hommes tyranniques de ce que les femmes ne leur appartiennent pas, ni corps ni esprit : du moins, pas tant que certaines femmes resteront persuadées du contraire. Je ne cherche pas à prouver aux femmes en burqa qu'elles sont victimes d'un lavage de cerveau et de l'oppression patriarcale. Je ne cherche pas à prouver aux filles Playboy qu'elles sont victimes d'un lavage de cerveau et de l'oppression patriarcale. Ni à révéler le double langage de nos sociétés et institutions. Pour que le précepte "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits" trouve à s'appliquer, il faut d'abord que nous soyons vraiment des êtres humains. Visiblement, certains sont nés sans posséder ce don. (…) Mon unique but est de jouir de mon droit d'être moi-même, tel que je l'ai choisi. (…) Vivre et me dévoiler toute nue, nue comme un poème jaillissant d'un utérus. Et c'est tout." p.30

Superman est Arabe : De Dieu, du mariage, des machos et autres désastreuses inventions de Joumana Haddad, Actes Sud, 20€.

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