• Minute Crush
  • Calendrier de l

Actuellement en kiosque !

GL cover mag Mai 2016 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir

L'agenda culture de la semaine du 15 avril

Une épopée cinématographique : "The Grandmaster" Un festival de séries addict : "Séries Mania" au Forum des Images Une expo grinçante : "Un monde merveilleux" de Winshluss Un livre initiatique : "Une adolescence américaine, chronique des années 60", de Joyce Maynard 4

L'exposition grinçante de Winshluss aux Arts Déco, le nouveau film de Wong Kar Waï et un livre qui nous plonge dans la jeunesse des sixties... C'est l'agenda de la semaine du 15 avril.

LIRE LA SUITE
1 /4

Une épopée cinématographique : "The Grandmaster"

Une épopée cinématographique : "The Grandmaster"

Six ans de préparation et trois ans de tournage. Pas de doute : Wong Kar Wai sait prendre son temps… Après avoir prouvé (entre autres) qu’il savait filmer un bol de nouilles et la passion amoureuse comme personne (In the mood for love), le cinéaste revient avec The Grandmaster, une épopée sidérante consacrée au dénommé Ip Man ( le très charmeur Tony Leung), maître légendaire du kung-fu, connu pour avoir initié un certain Bruce Lee. Qui était vraiment cet homme, star d’une des innombrables variétés du genre : le "Wing Chun" ? Pourquoi son parcours accidenté dans la Chine des années 30 et 40 l’a t-il entraîné à vivre modestement à Hong Kong ? Et surtout, pourquoi, a t-il continué à enseigner ses techniques à de jeunes ouailles ignorant tout ou presque de la noblesse des Arts Martiaux ? Les trois questions vous indiffèrent ? On vous comprend et cela n’a strictement aucune importance, car The Grandmaster, avant d’être un méga opus sur l’art compliqué du kung-fu, est un choc esthétique king size, une somptueuse chorégraphie sensorielle qui laisse pantois.

Au gré de ses aventures sur deux décennies, Ip Man ne cesse de croiser sur son chemin la ravissante Gong Er, alias la sublime Zhang Ziyi. Gong, malgré sa taille fluette et son regard langoureux, est également une vedette du kung-fu, réputée dans l’Empire du Milieu pour sa maîtrise du style "Ba Gua" et de sa figure essentielle : les "64 mains". Késaco les "64 mains" ? Une chorégraphie élégante, aérienne et surtout efficace, puisqu’elle permet à l’héroïne de dézinguer tout ceux qui lui cherchent des noises. Entre Ip et Gong, l’admiration se mêle à la passion et il n’est pas dit que leurs sidérantes acrobaties ne soient pas, finalement, une façon détournée de faire état de leurs désirs sensuels réprimés. D’où cette question turlupinante : et si ce qu’il y avait de mieux dans le kung-fu, c’était l’amour ?

"The GrandMaster" de Wong Kar Wai, avec Tony Leung, Zhang Ziyi…  Sortie le 17 avril.
Olivier De Bruyn

2 /4

Un festival de séries addict : "Séries Mania" au Forum des Images

Un festival de séries addict : "Séries Mania" au Forum des Images

Dingues de séries, réjouissez-vous!  Le festival Séries Mania, rendez-vous incontournable des “séries addict”, rempile pour une quatrième saison au Forum des Halles. Les festivités démarrent sur les chapeaux de roues avec le toujours excellent Peter Mullan, l'acteur de la série britannique The Fear. Encore inédite en France, elle déroule sur fond de thriller la lutte haletante d'un ancien boss du crime organisé contre la mafia albanaise. Autre évènement très attendu est évidemment, le marathon nocturne de The Walking Dead puisque la saison 3 sera diffusée en intégralité le Samedi 27 Avril  à partir de 22h.

La programmation fait la part belle aux gros blockbusters américains - Game of Thrones, House of Cards, The Americans - mais pas que : six nouvelles séries françaises seront aussi à l'honneur dont Odysseus, le dernier bébé d’Arte. Les visiteurs pourront également assister à un tour du monde en quinze séries des meilleures programmations argentines, australiennes, canadiennes, japonaises ou même israéliennes
En bonus, la possibilité rare d’écouter auteurs, artistes et équipes parler de leur travail. Le tout, toujours en accès libre !

Festival Séries Mania du 22 au 28 avril au Forum des Images, 2 rue du Cinéma, Paris 1er. Entrée libre sur présentation d'un billet gratuit à retirer à l’accueil à partir du 17 avril et réservation sur internet deux jours avant chaque séance : www.series-mania.fr.
Coline Chavaroche

3 /4

Une expo grinçante : "Un monde merveilleux" de Winshluss

Une expo grinçante : "Un monde merveilleux" de Winshluss

L'artiste multidisciplinaire Vincent Paronnaud, alias Winshluss, s'invite au Musée des Arts Décoratifs, à partir du 17 avril. Installé dans la galerie des Jouets, l'auteur de bande-dessinée/sculpteur/cinéaste/plasticien, maître de l'humour macabre, nous fait découvrir son univers à travers son "Monde Merveilleux", fait de saynètes drôles et grinçantes, de jouets, de planches et dessins originaux, de revues et de dessins animés. Axée sur le thème de l'enfance, l'exposition met en scène des références communes, telles que les vitrines de Noël, les théâtres animés ou les maquettes de modélisme, à travers lesquelles Winshluss nous montre la face cachée, parfois noire, du monde.

Un Monde Merveilleux, de Winshluss, du 17 avril au 10 novembre aux Musée des Arts Décoratifs, 107 rue de Rivoli, Paris 1er.
Amélie Frantelle

 

4 /4

Un livre initiatique : "Une adolescence américaine, chronique des années 60", de Joyce Maynard

Un livre initiatique : "Une adolescence américaine, chronique des années 60", de Joyce Maynard

En 1971, Joyce Maynard a 18 ans. Jeans pat d’éph et tignasse patchouli, comme la plupart des ses camarades de Yale, elle écoute Bob Dylan sur vinyle, rêve de Katmandou et découvre la petite mélodie de Sagan. Celle qui deviendra la maitresse de l’auteur mythique et reclus, J. D. Salinger, mais aussi l’une des romancières les plus emblématiques de sa génération, n’est alors qu’une adolescente un brin naïve. C’est avec un mélange d’inconscience et de culot, qu’un soir d’automne, la jeune Joyce adresse une lettre au directeur du New York Times, pour lui suggérer de lui commander un article. Quelques jours plus tard, la réponse arrive : "Nous aimerions que vous écriviez sur ce qu’a représenté  pour vous le fait de grandir dans les années soixante." Le 23 avril 1972, l’article paraît dans le New York Times Magazine. Pour Joyce Maynard, c’est le début d’une carrière d’écrivain mais aussi le point de départ d’ "Une adolescence américaine", carnet intime et générationnel d’une "girl from the North Country".

Des premiers pas sur la Lune aux chicaneries de jeunes filles, en passant par l’avènement du rock, Maynard alterne ici témoignage historique, confession adolescente et chronique culturelle. Souvent subtile et perspicace, parfois maladroite et péremptoire, la jeune auteure s’impose néanmoins comme le témoin attentif et légitime des teenagers de la middle class des sixties. Amour, sexe, drogue, musique et mal-être adolescent, derrière le tableau d’une époque charnière dans l’histoire américaine, Joyce Maynard esquisse surtout le portrait intemporel d’une jeunesse universelle, qui n’a pas pris une ride.

"Les Beatles nous ont apporté quelque chose de plus que la musique. Et même beaucoup plus, je crois. D’abord, ils ont fait entrer les jeunes dans l’Histoire – celle de la presse, pour commencer. Par le biais des Beatles, nous avons pris une sorte de contrôle, nous avons pu agir. Grâce à eux, nous avons ressenti pour la première fois que la jeunesse était un pouvoir – de ceux qui peuvent lancer des moratoires, empêcher Lyndon B. Johnson de se représenter aux élections et réunir deux millions de dollars pour le Bangladesh sans dépendre des ainés. Pour cela – et pour la gloire qu’ils nous ont donnée –, nous leur rendons grâce."

"Une adolescence américaine, chronique des années 60", de Joyce Maynard, Editions Philippe Rey, 17 €.
Léonard Billot

Loginnn

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.