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Une festivalière débutante à la Route du Rock #3

chronique route du rock 2011

Troisième et dernier jour du festival : après la pluie, le soleil; après le rock pur et dur, de la douceur et de l'électro.

La Route du Rock 2011, dernière : on ne sait pas encore ce qui nous manquera de ce festival, ni si l'on versera une larme dans la bière. Aujourd'hui, pour commencer, c'est au Palais du Grand Large de Saint-Malo que ça se passe : après s'être goinfré de galettes dans la vieille ville, on file écouter l'hurluberlu Josh T. Pearson qui a réussi à arracher quelques larmes aux plus durs d'entre nous. Ensuite, c'est Other Live, tout en ballades harmoniques, qui file la chair de poule et reprend Léonard Cohen comme personne. Puis on retourne à nos moutons direction le Fort St Père pour faire d'ultimes interviews, retrouver les fidèles acolytes de concert et autres targets potentielles qui nous attendent. Il ne faut surtout pas oublier que tout le monde est épuisé, que la plupart des pros ont bientôt fini leur boulot, et que tous trépignent à l'idée de cette soirée, qu'on espère "orgiaque" et arrosée, comme l'année dernière.

On se leurre si l'on croit que la boue bretonne sèche en moins de 24h : les bottes sont toujours de rigueur, mais même crotté on est heureux. La soirée débute lentement mais sûrement et les rumeurs vont bon train : il y aura une after dans le coin VIP, mais l'on ignore encore qui mixera.
23h : le moment que tout les folks romantiques attendaient arrivent enfin. Les Fleet Foxes, troubadours tout en barbe et en tendresse, font le show. A notre droite dans la foule, une fille fascinée chante faux sur leurs chansons à nous crever les tympans, mais on prend sur soi, ça fait partie du folklore festivalier. Apparemment.

Si Crocodiles ne nous a pas transporté, heureusement il y a eu Dan Deacon sur la petite scène, blindée de monde : tous se sont réunis pour un mix trash complètement fou, à vous casser la tête et vous faire vibrer l'estomac. On s'est trémoussé comme jamais, avec des fans en furie écrasés mais ravis sur le devant de la scène, et des slameurs qui surgissaient de partout. On a même fini par échanger de bonnes vibrations et des flux avec notre voisin, sur les conseils de Dan décidément gourou : il monterait une secte après la Route du Rock que ça ne nous étonnerait pas. Après cette demi-heure infernale, c'est remonté à bloc que le public s'est lâché sur le son techno de Mondkopf. Si certains quarantenaires ironiques murmuraient au bar "C'est quoi cette histoire de techno, on n'est plus en 1992", ça n'a pas empêché à tous les passionnés de vibrer en chœur et en délire.

Fin de soirée, 4h du matin, les langues se sont déliées mais surtout liées. Le mix de l'after était décevant, mais de toute façon il était très secondaire. Même Josh T. Pearson errait cette fois à la recherche d'une conquête à french kisser tandis que dans les recoins reculés du coin VIP, ça se roulaient des pelles comme dans La Boum. La musique ne serait-elle qu'un prétexte pour se croiser, se rencontrer, et se pécho ? Peut-être.

Quoiqu'il en soit, on peine à lâcher son badge "presse" et on se console faiblement, en rangeant nos bottes au fond d'un placard et en pensant à la Route du Rock de l'année prochaine. J-364, courage !

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Bethsabée Krivoshey
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