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Une festivalière débutante à la Route du Rock #1

festival route du rock chronique

Un premier festival de rock, c’est un peu comme un dépucelage musical.

Paris-St Malo, c’est la Route du Rock, et plus de cinq heures à se demander le long des routes comment ça va être. Après avoir entraperçu au loin le Mont St Michel, on peut tourner pendant une demi-heure autour du fort St Père, sans en trouver l’entrée, pour faire monter l’excitation. Et on y est : le long des barricades qui mènent à la billetterie, les tentes sont montées et promettent déjà une nuit sans fin : dès 18h, c’est bières en main, mecs mignons torses nus qui joue aux raquettes et filles lookées en bottes, frange et mini-short. Ca sent le rock à plein nez et les phéromones en alerte : ça promet.

Fière de mon pass presse autour du cou, je fonce et savoure : il y en a qui sont déjà bourrés, qui ne tiennent plus debout, sur le son très bon du groupe 100% meufs Electrelane. Après un tour à l’espace presse, une interview mauvais goût de Mogwai réussie et des salutations chaleureuses aux collègues agglutinés dans l’espace de conférence de presse, il est temps de passer aux choses sérieuses : aller se chercher une pression, au carré VIP il y a clairement moins de queue. Je suis hallucinée, tous les pros, les rockeurs à croquer et les attachés de presse sont , mais à ce qu’il paraît, la Route du Rock, "c’est plus ce que c’était, avant il y avait beaucoup moins de monde au carré VIP !". Du snobisme chez les Bretons ? "Non", me répond Jean-Michel, un ingé son que je croise dans la foule du bar, et qui m’explique que "les seuls qui se prennent au sérieux, ici, ce sont les Parisiens. D’ailleurs, me dit-il, on les reconnaît parce que ce sont ceux qui portent des bottes." Hého, je suis hyper satisfaite de ma paire d’Aigle, déjà sales au bout de deux heures de baroudage.

Qu’on se le dise : le look Kate Moss en festival reste encore le meilleur. Globalement, les gens sont beaux, la musique sonne fort et malgré l’humidité, j’ai une énorme envie de me mettre nue et d’aller courir rouler des pelles. Mais je travaille. Après avoir englouti une crêpe bretonne complète et refait le monde avec une fille qui m’a vendu un tee-shirt du groupe canadien Suuns, je finis la nuit fascinée par la performance visuelle et sonore d’Aphex Twin. Si certains blasés l’ont surnommé "Affreux Twin", c’est qu’ils n’ont pas assez sali leurs pompes au creux de la foule. , la Route du Rock se finit sur une ambiance de cour des miracles : un nain, une bombe qui titube, un garçon en total look joker et des Parigots étriqués qui dansent comme des punk-à-chien… Tous les chemins mènent à st Malo, je me dis à la fin.

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Bethsabée Krivoshey
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