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Le concert privé de Jessie J : on y était !

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Londres, le 29 mars : on a rencontré l'icône pop britannique Jessie J, nouvelle ambassadrice de VitaminWater, pour une interview intimiste et un showcase ultra privé. Récit d'une journée mouvementée.

Paris, Gare du Nord, 8h15. Je suis crevée mais impatiente, tout à l'heure je rencontre Jessie J pour une rapide interview avant d'assister à son concert ultra privé, à Londres of course. La fatigue est secondaire, dans le train pas question de roupiller, je révise mes classiques sur Jessie J. Mais qui est cette nouvelle sensation outre-manche ? Jessica Cornish est une gamine de 23 ans qui a déjà le monde à ses pieds, ou presque. Seuls les français ignorent encore son visage, mais chantonnent aisément ses tubes, qui cartonnent sur toutes les ondes : Price tag (single vendu à plus de 3 millions d'exemplaires), Do it like a dude (qui l'a lancé fin 2010), et le nouveau single Domino... La chanteuse sexy originaire de l'Essex s'inscrit dans les artistes les plus bankables d'Angleterre rien qu'avec son premier album, Who You Are, double disque de platine en Angleterre avec plus de 900 000 exemplaires écoulés.

Andaz Hotel, Londres 18h. Dans le décor canon dans cet hôtel hype, le temps se fait long : on devait interviewer en trio la jeune prodige (qui avant de pousser la chansonnette elle-même, a écrit des tubes comme Party in the USA pour Miley Cyrus) à 15h pétantes, hors voici bien trois heures qu'on attend. Mais que fait-elle donc ? Séance maquillage ? On n'en saura pas plus avant d'enfin monter dans sa suite, escorté de près par une équipe de managers et assistants au taquet. On a 20 minutes, pas une de plus, pour lui demander comment elle vit sa collaboration avec VitaminWater, comment se passe l'enregistrement de son second album (avec David Guetta en guest) et où elle shoppe à Londres. C'est parti.

Jessie J, jurée pour The Voice aux côtés de Tom Jones et will.i.am, nous accueille de dos comme si on était l'un des candidats, nous ignorant gentiment pendant 2 minutes. Bon. Lorsqu'elle se retourne enfin, et feint la surprise, malgré l'attente le charme opère : déjà, elle est plus belle en vrai, Jessie, avec son legging, ses boots et son débardeur rock, et elle affiche un large sourire qui ne laisse rien paraître de son dur jetlag (on a chopé l'info dans l'ascenseur).

On sait que ses problèmes de santé lui ont inspiré la chanson Big White Room, en référence à ses séjours à l'hôpital. Ainsi Jessie a dû gérer son adolescence sans excès, évitant même le café. Est-ce pour cela qu'elle a choisit de représenter, parmi d'autres marques, VitaminWater ? "Je choisis vraiment les marques dont je deviens l'ambassadrice. Par exemple, j'ai adoré le concept de faire participer les fans Facebook pour élire le parfum qu'ils préfèrent, vanille, pêche et framboise. En plus, le design de la bouteille s'en inspire, je trouve ça cool. Au total, c'est presque 90 000 like qui ont rendu ce projet possible, concret !"

Et depuis, elle ne boit toujours pas, et reste sobre ? "Je ne comprends pas le truc qu'il y a autour de cela. Je bois un verre de temps à autre, simplement je ne suis pas dans l'excès et je fais attention à ma santé. Et pour les drogues : est-ce si choquant de ne pas en prendre ?! L'énergie que j'ai, c'est parce que j'aime ma vie, j'aime ce que je fais, et  je suis contente quand je me lève le matin. C'est tout."

Si son hygiène de vie est contrôlée, on se demande bien comment elle fait pour garder les pieds sur terre , puisqu'après tout, elle n'a que 23 ans et des millions de fans qui chantonnent "i'ts not about the money money money...": "Je me fous vraiment de l'argent. J'ai mis du temps à réaliser que je pouvais m'offrir un manteau cher, c'est d'ailleurs le seul achat un peu fou que j'ai fait au début, je n'en revenais pas de pouvoir m'offrir un manteau à mille pounds. Le reste, je l'ai donné à mes parents, et c'est d'ailleurs eux qui me permettent de garder la tête froide. J'ai besoin d'avoir autour de moi un petit groupe de personnes en qui j'ai confiance. Tu commences en tant que musicienne et d'un coup les fans te transforment en célébrité... On ne choisit pas de d'être célèbre, on le devient. C'est pour cela que ma famille est mon roc, je les ai toujours autour de moi, mes deux sœurs sont mes meilleures amies, et j'ai toujours les mêmes potes avec qui je fais les mêmes conneries... J'ai besoin de gens avec qui je peux me laisser aller, faire la folle, mais aussi qui me remettent en place quand je deviens trop bitch !"

Et l'amour ? Les rumeurs lui prêtent un début d'idylle avec le rappeur Tinie Tempah, mais en direct la chanteuse reste très discrète : "Je suis amoureuse... de la musique !" (protestations dans la salle) "Non, sérieusement, je suis vraiment à fond, je chope des trucs sur iTunes, je ne fais que ça, surtout en tournée, en voyage... Je suis dans une bulle, et là je suis hyper contente de faire mon second album. " Aussi hétérogène que le premier, Jessie J nous promet une liberté de ton totale, avec "des chansons dignes d'une Britney Spears" mais aussi un titre acoustique, au piano :"Je ne veux rien sacrifier pour cet album, le précédent avait des titres très différents mis ensemble, comme "Who you are" et "Do it like a dude", là je ne peux pas tout révéler mais bon... Je vais chanter sur les mêmes thèmes de toujours, la vie dans sa globalité. C'est ça que j'aime avec la musique, c'est que ça touche les gens, et si le sujet me tient à cœur il y aura forcément des échos chez les autres, de 7 à 77 ans."

En France, ses fans les plus fidèles déplorent son absence médiatique et ses trop rares concerts :"Je ne choisis pas mes dates ! Il ne faut absolument pas que les fans le prennent personnellement, ce n'est pas moi qui choisis mes dates de tournée." Mais alors, on lui dit quoi, à la France? Que doit-on retenir de Jessie J ? "Que je suis débile. Sérieux ! Je suis débile ! Et surtout retenons une chose : je suis juste une jeune fille comme les autres..." Voilà. Avec des millions de single vendus, des talons de 30 cm Jeffrey Campbell et des combi absolutely fabulous.

21h00. Direction le Love Lounge, dans l'est londonien, pour assister au concert privé de Jessie J, devant moins de 200 personnes. Le lieu, insolite, tout en longueur et en déco bric-à-brac, est pimpé aux JO pour l'occasion avec des animations hula-hoop, un podium pour les winneuses du dance-floor et un animateur de soirée qui passe l'open-micro à qui veut. Nous, on attend notre icône pop, en sirotant des cocktails à base de... VitaminWater bien sûr.

Enfin la belle frangée arrive tout en combinaison nude et violet et entame, décontractée, ses tubes les plus attendus : Price tag, Do It Like A Dude, Domino, Laser light... Jessie J n'est pas en dessous de sa réputation : si ses titres ont des notes ultra commerciales, en live elle assure et surprend par un coffre puissant et une énergie toute fraîche. Petite, mais costaude et haut perchée (toujours), elle déchaîne le public, raconte des anecdotes et passe même le micro à ses fans pour qu'ils lui posent des questions (une fille du public a même demandé Jessie en mariage, sans succès)... Ses fans sont en fusion face à sa voix qui ne fatigue pas, la salle est bondée, le concert ne dure que 40 minutes, Jessie enchaîne intensément, avant de filer à l'anglaise, rapidos, après quelques photos de promo. Efficace, pro, Jessie J a décidément plus d'une note dans ses bottes.

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Bethsabée Krivoshey
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