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Duel d'expos : Redon vs Van Dongen

Odilon Redon

Tous deux contemporains des Impressionnistes et plutôt marginaux dans leur art, Odilon Redon et Van Dongen font actuellement l'objet de deux expositions respectives. Alors, laquelle court-on voir en premier ?

Odilon Redon au Grand Palais

On y voit quoi ?
Environ 170 peintures, pastels, fusains et dessins, ainsi qu'un ensemble très important de gravures et lithographies (environ 100 estampes), le tout présenté dans l'ordre chronologique, de l'époque des "Noirs" aux toiles lumineuses de la fin de sa vie.

On apprend que... Odilon Redon, né en 1840 à Bordeaux, se destinait d'abord à devenir architecte. Rêveur, observateur et mystérieux, le peintre fera son apprentissage de l'eau-forte auprès d'un énigmatique professeur, Rodolphe Bresdin et de l'académique Jean-Léon Gérôme. De son premier recueil lithographique (Dans le Rêve, 1879) à ses séries de fleurs apaisées, on découvre que Redon était un passionné de botanique et de sciences naturelles, qui portait un grand intérêt à Darwin et au mystère des origines du monde. Maître du noir velouté, il deviendra aussi plus tard, avec Degas, l’un des plus grands maîtres du pastel et un membre actif du mouvement symboliste dont Mallarmé et Gauguin faisaient partie. Reste à savoir que Redon préféra travailler seul une grande partie de sa carrière dans sa tranquille maison du Sud-ouest. En bref, on comprend qu'il était un peu à part.

On se retrouve dans... Un univers onirique plutôt angoissant mais terriblement gracieux, où règnent les sphères, globes oculaires, astres, anges déchus et autres animaux fantastiques, pour la partie lithographies et fusains (qui nous font presque penser aux planches de la dernière BD qu'on a acheté). Mais au fil des salles, on se voit de plus en plus apaisés par des toiles puissamment colorées mais d'une infinie douceur.

On y va pour... Stimuler son imagination, plonger dans son inconscient, et voir concrètement à quoi peuvent ressembler nos rêves les plus étranges.

"Odilon Redon, prince du rêve", au Grand Palais jusqu'au 20 juin.

Kees Van Dongen au Musée d'Art Moderne

On y voit quoi ? Environ 90 peintures, dessins et un ensemble de céramiques, centrée sur sa période parisienne de 1895 au début des années 30.

On apprend que... Kees van Dongen, peintre hollandais né en 1877 qui vécut la majeure partie de sa vie en France, était au début de sa carrière un rebelle proche des milieux anarchistes plutôt acharné à dénoncer les travers de la société de l'époque. Il commence à exposer ses œuvres à Paris, au Salon d'Automne de 1905 (aux côtés d'Henri Matisse entre autres) avant d'intégrer définitivement l'avant-garde parisienne et de devenir l'une des figures majeures du Fauvisme. On réalise aussi assez vite qu'il est un grand fan du corps et des visages féminins. Finalement, il intégrera à part entière les milieux parisiens fermés et se fera le peintre de cette mondanité dans toute sa dimension érotique, ce qui ne fut pas au goût de tout le monde...

On se retrouve dans... Un monde fougueux et ultra-coloré où la femme règne dans toute sa sensualité. A la limite du primitivisme, Van Dongen n'hésite pas à peindre les chairs en rose vif et en vert amande, à remplacer les yeux par deux fentes noires et à idéaliser les courbes voluptueuses de ses modèles. Leurs poses sont dominatrices, arrogantes, ou tout simplement sexuelles. On irait même jusqu'à dire que van Dongen est parvenu à peindre la femme (plus ou moins émancipée à son époque) qui désire sexuellement l'homme.    

On y va pour... En prendre plein la vue, revenir au temps des Années Folles et se dire que définitivement, c'est vraiment beau une femme.

«Van Dongen, fauve, anarchiste et mondain», au Musée d'art moderne de la Ville de Paris  jusqu'au 17 juillet.


Verdict : Les plus mystiques courront voir Redon et les plus charnelles Van Dongen. Mais si l'on peut, on va voir les deux, bien sûr.

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Marine Benoit
Inread
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