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"Wolf Hall" : une série royale à ne pas manquer

"Wolf Hall" : une série royale à ne pas manquer Un antihéros comme on les aime Bougie et mélancolie

Sacrée par un Golden Globe, le 10 janvier dernier, "Wolf Hall" débarque sur "Arte". Une mini-série historique qui nous invite au sein de la cour d'Henry VIII. Au menu : luttes de pouvoir et manipulations. Notre avis.

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"Wolf Hall" : une série royale à ne pas manquer

"Wolf Hall" : une série royale à ne pas manquer

S'il y a bien un règne qui a inspiré la pop culture, c'est celui d'Henry VIII. Un roi qui collectionnait les femmes à l'envi, puis les décapitait dès qu'il était lassé. Tous les ingrédients étaient réunis pour que la fiction s'empare de ce personnage, digne d'un drame shakespearien. Parmi les œuvres les plus récentes le mettant en scène, Deux sœurs pour un roi de Justin Chadwick, racontant la rivalité entre Anne Boleyn (Natalie Portman), sa deuxième épouse, et Mary Boleyn (Scarlett Johansson), qui fût sa maîtresse. Et bien sûr, difficile d'oublier le regard revolver de Jonathan Rhys-Meyers dans la célèbre série The Tudors.

A contrario, le conseiller du roi, Thomas Cromwell, a toujours été relégué au second plan, malgré son rôle essentiel dans l'Histoire. Une injustice réparée dans Wolf Hall, une fresque made in BBC 2, récompensée par le Golden Globe de la meilleure mini-série. Cette fiction de six épisodes, adaptée des romans à succès d'Hilary Mantel, fait la lumière sur ce génie de l'ombre à l'ascension fulgurante. L'action débute en 1529, au moment où Henry VIII cherche à annuler son mariage avec sa première femme Catherine d'Aragon pour épouser Anne Boleyn. C'est à ce moment-là que Thomas Cromwell vole à son secours pour faire le sale boulot.

© Company Pictures

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Un antihéros comme on les aime

Un antihéros comme on les aime

On pourrait s'attendre à ce qu'Henry VIII soit au centre de toutes les scènes de Wolf Hall, à l'instar du bad boy Jonathan Rhys-Meyers dans The Tudors. Pourtant, le roi, interprété par Damian Lewis (Homeland), n'apparaît qu'à la fin du premier épisode. Chaque minute de la série tend vers un seul objectif : faire la lumière sur le stoïque Thomas Cromwell. Un homme maltraité dans son enfance par son forgeron de père, parti du domicile familial pour parcourir le monde, toujours marqué par les stigmates de son milieu modeste.

Pour percer l'esprit de ce personnage énigmatique, la série a recours à des flashbacks, mais se repose surtout sur le jeu tout en nuances de Mark Rylance. Cet acteur de théâtre vu dans Le Pont des Espions de Spielberg, est capable, en un seul regard, de nous saisir aux tripes. Son personnage, à la fois austère et touchant, se place dans la lignée des savoureux antihéros que nous a offerts le petit écran. 

© Company Pictures

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Bougie et mélancolie

Bougie et mélancolie

Wolf Hall opte pour un parti pris assez singulier dans un monde dopé à la vitesse et à l'immédiateté. La série prend le temps de montrer le jeu des alliances, la relation forte se nouant entre Cromwell et le roi, le piège qui se referme sur Anne Boleyn. Contrairement à The Tudors qui offre une vision très sulfureuse et rock 'n' roll de la vie d'Henry VIII, le sexe et la romance ne sont pas au cœur de la série. Pas de coups d'éclat, de scènes de chambres torrides, de batailles sanglantes, mais des silences qui en disent long, des regards jetés à la dérobée, des sous-entendus qui font office d'avertissements. Bref, une fascinante peinture des manigances politiques et des luttes de pouvoir.

Des décors somptueux aux costumes soignés, en passant par l'éclairage à la bougie, Wolf Hall semble parfois se dérouler dans un tableau de la Renaissance. Si la lenteur du rythme pourra en rebuter certains, elle profite au réalisme et à la mélancolie de la série. L'authenticité voulue par le réalisateur Peter Kosminsky se voit aussi dans le traitement des autres personnages historiques, moins manichéens qu'à l'accoutumée. Damian Lewis est un Henry VIII hanté par le fantôme de son frère et la peur de perdre celle qu'il aime (jusqu'à ce qu'il passe à autre chose). Dans la peau de la manipulatrice Anne Boleyn, Claire Foy succède à merveille à Vanessa Redgrave, Natalie Portman ou Natalie Dormer. Elle est touchante, élégante et saisissante… à l'image de cette fiction de prestige.

Wolf Hall de Peter Kosminsky avec Mark Rylance et Damian Lewis. Saison diffusée les 21 et 28 janvier sur Arte.

© Company Pictures

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