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"War and Peace" : que vaut la nouvelle série anglaise de la "BBC" ?

"War and Peace" : que vaut la nouvelle série anglaise ? Amours et trahisons dans la haute société Une réalisation soignée Un casting réussi 4

Adaptation du roman de Tolstoï, "War and Peace" nous transporte au cœur de l'aristocratie russe du du 18ème siècle, dans ses palais somptueux, mais aussi sur les champs de bataille. Notre avis sur les deux premiers épisodes de cette grande épopée, menée par des acteurs de talent.

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"War and Peace" : que vaut la nouvelle série anglaise ?

"War and Peace" : que vaut la nouvelle série anglaise ?

Entre deux verres et une discussion sur l'invasion de l'Autriche, la crème de l'aristocratie russe se pavane dans une somptueuse salle du Palais d'hiver de Saint Petersbourg. Glamour, complots et trame historique… Cette scène du premier épisode de War and Peace (Guerre et Paix) plante très bien le décor de la mini-série événement de la BBC. Après une première version en 1972, la chaîne britannique propose une nouvelle adaptation du chef d'oeuvre de Tolstoï, une fiction diffusée depuis le 3 janvier sur son antenne.

Adapter cette saga fleuve étant un vrai défi, c'est le scénariste Andrew Davies qui a été choisi pour piloter le projet. Habitué de l'exercice, l'homme a ressuscité sur petit écran pléthore de romans incontournables comme le Docteur Jivago ou Orgueil et Préjugés. On lui doit notamment la scène dans laquelle Mr. Darcy (Colin Firth) émerge du lac en chemise mouillée. Autant dire qu'il n'y avait pas de meilleurs candidats pour condenser en six épisodes cette épopée, la rendre plus digeste et rock 'n' roll pour un public qui n'est pas spécialement familier de l'auteur russe.

 

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Amours et trahisons dans la haute société

Amours et trahisons dans la haute société

Centré dans la Russie du 19ème siècle, Guerre et Paix raconte l'impact des guerres napoléoniennes sur cinq familles aristocratiques. Si l'œuvre de Tolstoï se perd souvent dans les digressions militaires et autres considérations philosophiques, la mini-série se concentre, au contraire, sur l'aspect humain. Comme l'explique James Norton, l'un des acteurs, il est surtout question ''d'amour, de désamour, de revanche, de jalousie et de perte''. Bref, les ingrédients d'un bon soap opera plantés dans un décor de rêve. Dans les deux premiers épisodes, la caméra privilégie d'ailleurs les chambres à coucher au champ de bataille. Andrew Davies prend quelques libertés avec l'œuvre d'origine, recrée de toutes pièces une scène de sexe ou d'inceste. De quoi agacer les puristes qui crient au scandale. Reste que la série rend ces destinées individuelles intéressantes et ne tombe jamais dans le racoleur d'un Game of Thrones.

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Une réalisation soignée

Une réalisation soignée

Côté esthétique, c'est un sans-faute. Bénéficiant d'un budget conséquent, grâce à la participation des producteurs américains Bob et Harvey Weinstein, War and Peace est souvent d'une beauté à couper le souffle. Les costumes sont magnifiques, les intérieurs aussi grandioses que les plans des montagnes brumeuses ou des paysages enneigés. Rien d'étonnant, la série a été tournée dans des décors naturels, dans des palais et lieux historiques disséminés entre la Russie, la Lituanie et la Lettonie. Le réalisateur Tom Harper (Misfits, This is England, Peaky Blinders), excelle aussi dans la mise en scène des batailles, les rendant à la fois spectaculaires et immersives. Dommage qu'il abuse des ralentis dans les affrontements, mais aussi dans ce rêve où Hélène court comme un mannequin dans une pub de parfum. Un passage qui rappelle d'ailleurs le songe de Louis XIV dans Versailles, la création originale de Canal+.

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Un casting réussi

Un casting réussi

S’il est inutile de connaître Guerre et Paix pour se plonger dans la mini-série – un résumé au début du premier épisode rappelle le contexte historique -, cette fiction souffre d'un défaut récurrent dans les grandes fresques : un trop grand nombre de protagonistes. Si la première scène de réception introduit une majorité des personnages avec intelligence, on peine parfois à se souvenir de tous ces noms. Plus concis et rythmé, le deuxième épisode permet d'y voir un peu plus clair, d'autant plus que certains membres du casting se distinguent par leurs performances. Hormis Paul Dano, parfait dans la peau du naïf comte Bezoukhov, et Mathieu Kassovitz, interprète de l'empereur Napoléon, la distribution réunit surtout la crème des acteurs anglais. Des vétérans comme Stephen Rea (The Honourable Woman) et  Jim Broadbent (le professeur Horace Slughorn dans Harry Potter) partagent l'affiche avec les jeunes stars Lily James (Downton Abbey), Tuppence Middleton (Sense8) et James Norton (Happy Valley). Le hic ? Cette profusion d'accents british nuit à l'authenticité de l'histoire. Il faudra quelques passages musicaux, une scène de danse russe et des paysages immaculés pour se rappeler qu'il ne s'agit pas d'un énième costume drama anglais.

"War and Peace", de Tom Harper, avec Lily James, Paul Dano, Aneurin Barnard... Actuellement diffusée sur la "BBC" en Angleterre.

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