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"The Knick" : trois raisons de regarder la série préférée de Barack Obama

"The Knick" : trois raisons de regarder la série préférée de Barack Obama


Pour l Pour la modernité de la série Pour le talent de Steven Soderbergh

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Adoubée par Barack Obama, "The Knick" est une brillante série médicale centrée sur un chirurgien accro à la cocaïne. On vous explique pourquoi il ne faut pas la rater.

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"The Knick" : trois raisons de regarder la série préférée de Barack Obama

"The Knick" : trois raisons de regarder la série préférée de Barack Obama

Chaque fin d'année, Barack Obama donne le tempo culturel en révélant ses séries, films et chansons préférés. Si le président américain opte généralement pour des programmes populaires - Empire, Breaking Bad et Homeland notamment -, cette fois, son choix se porte sur le trop méconnu The Knick. Sombre et violent, ce show diffusé depuis 2014 sur Cinemax (petite sœur de HBO) révolutionne complètement le genre médical en marchant dans les pas de Masters of Sex ou Mad Men, en mêlant intrigues personnelles et thématiques sociétales, beauté visuelle et surenchère de gore. Voici trois raisons de rattraper cette fiction signée Steven Soderbergh, réalisateur de Magic Mike et Contagion.

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Pour l'interprétation de Clive Owen "The Knick"

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Bienvenue à l'époque des taxi-carrioles et des lampes à l'huile. The Knick prend pour décor un hôpital new-yorkais vétuste des années 1900. Au centre de l'histoire : le misanthrope Dr. John Thackery, un talentueux chirurgien qui tente de révolutionner la recherche médicale. Génie le jour, loque traînant dans les bordels la nuit, il est rongé par ses démons et complètement accro à la cocaïne. Raciste et égocentrique, le médecin n'a rien de très engageant, ni de sympathique à première vue, contrairement à Gregory House (de la série Dr House). Heureusement, ses penchants autodestructeurs finissent par le rendre aussi fascinant et complexe que Walter White (de la série Breaking Bad). Avec sa moustache à la Tom Selleck, son teint gris et sa coupe de cheveux chaotique, Clive Owen est très loin de son image glamour et James Bondesque. Ce rôle à contre-emploi d'homme maniaque, fébrile et au bord de la crise de nerfs, lui permet en tout cas de montrer toute l'étendue de son talent.

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Pour la modernité de la série

Pour la modernité de la série

Trop souvent, les séries historiques tombent dans l'écueil de la reconstitution facile à coups de dialogues soutenus et de costumes vintage. The Knick surprend donc par sa modernité et sa volonté de recréer un vrai monde sans une once de nostalgie. Au lieu de peaufiner de petits détails annexes, elle s'attarde sur la révolution médicale en marche, mais aussi sur les mœurs de ce début de 20ème siècle. Des femmes fortes étouffées par le patriarcat, une nonne qui fait des avortements en cachette, un médecin noir qui est embauché à l'hôpital… La série aborde des sujets qui fâchent pour mieux s'interroger, à l'instar de Mad Men, sur les avancées actuelles. D'ailleurs, l'épisode six ne tend pas un miroir très glorieux à la société américaine d'aujourd'hui. Si les personnages semblent bloqués à une époque qui ne leur convient pas, sujets à des discriminations et autres préjugés, ils ne sont pas uniquement définis par leur genre ou leur couleur de peau. Magistralement interprété par André Holland, le Dr Edwards est ainsi une figure centrale du show au même titre que le Dr. Thackery.

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Pour le talent de Steven Soderbergh

Pour le talent de Steven Soderbergh

Frustré par l'essoufflement créatif du cinéma, Steven Soderbergh s'épanouit enfin à la télévision. Après quelques essais sur le petit écran (des épisodes de K-Street et Ma vie avec Liberace), il exprime toute sa vision dans The Knick, dont il est à la fois réalisateur, directeur de la photographie et producteur exécutif. Du choix des cadrages, souvent des gros plans à contre-emploi, à celui de la lumière, froide et surgissant d'un interstice… Chaque scène de ce bijou d'esthétisme semble mise en scène au millimètre près. Caméra à l'épaule, effleurant les visages et les recoins, le cinéaste est capable de sublimer un bordel glauque ou de transformer une salle d'opération en véritable théâtre de l'horreur. Une démonstration de virtuosité qui prend encore plus d'ampleur sur la musique électrique de Cliff Martinez.

"The Knick" créée par Jack Amiel et Michael Begler, avec Clive Owen et André Holland. Saison 2 diffusée sur OCS City.

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