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"The Deuce", la nouvelle série trash avec James Franco
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"The Deuce", la nouvelle série trash avec James Franco

James Franco est le double héros de la nouvelle série de HBO, créée par David Simon, le créateur de "The Wire". "The Deuce", qui retrace les débuts du porno dans les années 70, est un véritable bijou. On vous dit pourquoi il ne faut pas passer à côté.

Deux James Franco pour le prix d’un

Deux James Franco pour le prix d’un

Sacré challenge que de jouer deux personnages dans une même série. Et pourtant James Franco, habitué à se travestir dans ses rôles, se prête à l’exercice avec brio. D’un côté il incarne Vinnie, barman à New York qui sert les prostituées du quartier comme les flics. Il enchaîne les heures de boulot sans voir le jour afin de subvenir aux besoins de ses deux enfants et de sa femme, incarnée par Zoe Kazan. Mulet, moustache et clope au bec, il est touchant dans sa détermination à s’en sortir et charmant dans son genre. De l’autre, il joue son frère jumeau, Frankie, version plus trash et malhonnête de Vinnie. Frankie aime les jeux d’argent -il en doit beaucoup-, et les quartiers sombres de la ville où le marchandage en tout genre, notamment du sexe, est roi. La nouvelle série de David Simon, à qui l’on doit The Wire, plante son décor au tout début des années 70, dans un New York endetté, sale, et que l’on devine en pleine mutation. Les personnages interprétés par James Franco, toujours sur le fil, sont au cœur de ce changement auquel ils vont prendre part avec l’arrivée de l’industrie pornographique.

Une esthétique empruntée aux années 70

Une esthétique empruntée aux années 70

Pour coller à l’ambiance des Seventies, David Simon s’est attaché à être particulièrement attentif à l’esthétique de son show. À commencer par le stylisme puisque chaque personnage de The Deuce a sa signature vestimentaire et capillaire. Des macs en costumes colorés aux tee-shirts sales de Vinnie, en passant par les tenues des prostituées dans la rue, tout semble être minutieusement choisi pour coller aux personnages. La réalisation, les dialogues très cash, le second degré et la brutalité des rapports humains rappellent quant à eux inévitablement les premiers films de Martin Scorsese. Même James Franco semble avoir emprunté les mimiques et les intonations d’un Robert de Niro jeune. Il faut dire que Richard Price, l’auteur du scénario de La couleur de l’argent de Martin Scorsese, a écrit plusieurs épisodes de The Deuce. Mais le show parvient cependant à ne pas être une pâle copie, grâce à la qualité de ses acteurs, à son scénario, et à sa réalisation captivante. 

Sexe, drogue et SIDA

Sexe, drogue et SIDA

Très explicite, la série montre le milieu de la prostitution sans détour. Les passes s’enchaînent, et l’on voit des pénis en érection plusieurs fois par épisode. Le show n’a aucunement l’intention d’édulcorer son propos et c’est aussi ce qui en fait sa qualité. Il montre un monde où le sexe est mécanique,ne représente qu’un simple produit proposé à la vente, et qui trouve une nouvelle façon d’être exploité avec le cinéma. The Deuce laisse entrevoir la luxure à l’état pure et livre des images de cette période où l’on sniffait de la coke aussi souvent qu’on écoutait Al Green ou James Brown. Outre le développement et la légalisation de l’industrie de la pornographie comme nouveau moyen de s’enrichir, la série aborde les dérives corrélées à cette époque, entre drogue, violence, et montée du SIDA.

Des personnages féminins forts

Des personnages féminins forts

Les héroïnes de The Deuce sont donc sur le trottoir, à commencer par Candy incarnée par Maggie Gyllenhaal, excellente en prostituée à perruque peroxydée qui tient à garder son indépendance en refusant tous les appels du pied des macs. Elle vend ses charmes comme d’autres vendent des bagnoles et tient ses comptes au centime près pour envoyer de l’argent à son fils. À la tombée de la nuit, on observe ce ballet de femmes presque nues aller et venir, proposant leurs services d’une voix doucereuse à chaque âme qui passe. Le soleil ne brille pas dans The Deuce, on vit dans une pénombre quasi-continue. On devine les odeurs de latex, d’alcool, de cigarettes, de transpiration et de crasse des hôtels miteux. Et pourtant, lorsqu’Abby -incandescente Margarita Levieva-, jeune étudiante brillante, interroge Vinnie sur le traitement de la femme comme un objet, qu’une journaliste s’aventure à un reportage sur le quotidien des prostituées, ou que l’une d’elles trouve du plaisir dans la lecture d’un roman, une lueur d’espoir et une vraie beauté émanent alors de ce magistral The Deuce.

 

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