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Que valent les nouvelles séries de l'été ?

On regarde : "Mr Robot" On zappe : "Humans" On teste : "Scream" On zappe : "The Astronaut Wives Club" 10

Le remake de "Scream", une satire des émissions de télé-réalité, un thriller sur un hacker complotiste... L'arrivée du beau temps coïncide avec une salve de nouveautés séries. Que faut-il regarder entre deux sessions plage ou, au contraire, zapper ? Glamour fait le point.

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1 /10

On regarde : "Mr Robot"

On regarde : "Mr Robot"

De quoi ça parle ?

Ingénieur en cybersécurité, le jour, justicier du web, la nuit. Elliot Alderson (Rami Malek) est recruté dans un groupe de hackers par un mystérieux homme, répondant au nom de Mr Robot (Christian Slater). Sa mission : les aider à faire tomber la multinationale E-Corp, une compagnie dont il est aussi chargé d'assurer la protection.

Notre avis

Grâce une utilisation judicieuse de la voix off, Mr Robot nous plonge dans l'esprit torturé d'Elliot, un hacker antisocial, accro à la morphine et pris d'une paranoïa constante. Qui sont ces hommes en noir qui le suivent ? Des vraies menaces ou des pures inventions de son imagination ? Si la figure du nerd inadapté est devenue un classique du cinéma, la série lui confère une dimension plus réaliste en faisant de son héros un idéaliste anti-système. Outre la performance remarquable de Rami Malek, dont le regard hagard et le phrasé mécanique collent parfaitement au personnage, l'épisode pilote bluffe par une mise en scène impeccable. Rien d'étonnant, le réalisateur n'est autre que Niels Arden Oplev, à qui l'on doit la version suédoise de Millenium. La meilleure nouveauté de l'été, voire de l'année.

"Mr Robot" de Sam Esmail sur USA Network.

2 /10

On zappe : "Humans"

On zappe : "Humans"

De quoi ça parle ?

Dans un futur proche, les "synths" sont devenus des membres à part entière de la société. Ces robots à l'apparence humaine sont vendus dans le commerce, occupent des emplois d'infirmiers, de kinésithérapeutes ou de distributeurs de journaux. Mais que se passe-t-il si une poignée de ces machines commence à avoir des sentiments ? C'est ce que va expérimenter la famille Hawkins avec leur nouvelle acquisition Anita (Gemma Chan).

Notre avis :

Si vous n'avez pas vu la série suédoise Real Humans, dont cette production americano-britannique est inspirée, faites une session rattrapage sur Arte. Les deux premiers épisodes de ce remake reprennent les intrigues principales de la série originale, notamment celle autour d'Anita, tout en étant dépourvus de ses qualités : une mise en scène clinique et une critique subtile de la société. Passée à la moulinette de Channel 4 et AMC, la fiction d'anticipation se transforme en un thriller édulcoré, jouant sur la peur légendaire du soulèvement des machines, qui pèche par une réalisation brouillonne et un rythme inégal.

"Humans" de Sam Vincent et Jonathan Brackley sur Channel 4 et AMC.

3 /10

On teste : "Scream"

On teste : "Scream"

De quoi ça parle ?

Nina (Bella Thorne), une lycéenne, est sauvagement assassinée dans sa maison. L'ombre de Brandon James, un serial killer qui avait terrorisé Lakewood, il y a 20 ans, plane sur ce crime. Et s'il était de retour ?

Notre avis :

A un moment dans Scream, un débat fait rage dans un salle de classe du lycée de Lakewood : "Un slasher peut-il fonctionner en série télé?" C'est tout l'enjeu derrière cette série, inspirée par la saga culte de Wes Craven. A première vue, le show reprend les ficelles de son modèle jusque dans la scène d'introduction. Une jeune fille blonde (qui n'est pas Drew Barrymore) se retrouve seule dans sa grande maison. Désormais doté d'un smartphone, le tueur au masque la harcèle à coup de textos, avant de sauvagement l'assassiner. La série de MTV joue aussi sur l'ultra-référentialité à travers le personnage de Noah (John Karna), un lycéen obsédé par les tueurs en série. C'est lui qui, en expliquant le secret d'une série horreur réussie, dévoile la recette de ce nouveau Scream : faire oublier le whodunnit pour se concentrer sur les personnages. Au risque de devenir un teen-show agrémenté d'hémoglobine comme Pretty Little Liars ?

"Scream" de Dan Dworkin sur MTV.

4 /10

On zappe : "The Astronaut Wives Club"

On zappe : "The Astronaut Wives Club"

De quoi ça parle ?

1959. En pleine guerre froide, les Etats-Unis veulent concurrencer l'URSS dans la conquête de l'espace. La Nasa lance donc le projet Mercury et sélectionne sept astronautes qu'elle va envoyer en orbite. Leurs épouses se retrouvent soudainement sous le feu des projecteurs.

Notre avis :

Enfin une série qui va combler le vidé laissé par Mad Men ? Malheureusement, The Astronaut Wives Club n'a pas grand chose en commun, hormis son contexte 60's, avec le chef d'œuvre de Matthew Weiner. Trop de personnages principaux, trop de mélo et des housewives caricaturales qui empêchent toute identification.... Ce drame signé Stephanie Savage (Gossip Girl) déçoit et semble surtout se tromper de sujet. Les scènes centrées sur les personnages féminins ont peu d'intérêt, contrairement à celles, trop rares, mettant en scène les astronautes. Dommage, car il y avait matière à faire une série historique de qualité.

"The Astronaut Wives Club" de Stephanie Savage sur ABC.

5 /10

On regarde : "Unreal"

On regarde : "Unreal"

De quoi ça parle ?

Après avoir pété un plomb lors de la saison précédente, Rachel Goldberg (Shiri Appleby) est, à la surprise générale, de retour sur le plateau de l'émission de dating Everlasting, le pendant fictionnel du Bachelor. Productrice de génie, elle est chargée de manipuler les candidates pour qu'elles s'écharpent devant les caméras afin de fournir aux spectateurs leur quota de drame.

Notre avis :

Plongée dans les coulisses peu reluisantes de la téléréalité, Unreal est la bonne surprise de la saison. Sans tomber dans la parodie, ni la simple dénonciation, la série dévoile avec brio l'envers d'un monde où le cynisme, le machiavélisme et le putassier règnent en maître. Jusque dans sa reproduction réaliste des décors, le show titille les bas instincts qui nous poussent à regarder ce type d'émissions... Pour mieux nous rappeler que ce conte de fées cathodique n'est qu'une illusion. Le tout, sans jamais stigmatiser les candidates, le fameux Bachelor, ni l'équipe de production. Shiri Appleby (Roswell) communique parfaitement l'ambivalence de son personnage, à la fois effrayante de manipulation et attachante car complètement paumée. Une chose est sûre : vous ne regarderez plus la cérémonie des roses de la même façon.

"Unreal" de Marti Noxon et Sarah Gertrude Shapiro sur Lifetime.

6 /10

On zappe : "The Brink"

On zappe : "The Brink"

De quoi ça parle ?

Alors qu'un coup d'état éclate au Pakistan, les Etats-Unis cherchent à empêcher un général fou d'attaquer Israël. Si ses confrères sont à deux doigts de déclencher une troisième guerre mondiale, le secrétaire d'Etat Walter Hollander cherche à minimiser les dégâts. Sur place, Alex Talbot, un employé de l'ambassade américaine, et son chauffeur Rafiq se retrouvent au centre de cette crise majeure.

Notre avis :

Entre le thriller d'espionnage et la farce, The Brink est conçu comme une satire politique digne du Docteur Folamour... la finesse de Stanley Kubrick en moins. L'intrigue à cent à l'heure ne suffit pas à rattraper les blagues ratées ou le fatiguant jeu potache de Jack Black. Entre le politicien obsédé sexuel (Tim Robbins vaut mieux que ça) et l'employé raciste, difficile de choisir quel personnage est le plus insupportable. Seul point positif : à la différence de Homeland, la série fait l'effort de dépeindre les Pakistanais comme des êtres humains. Rafiq et sa famille sont des personnages à part entière, et non des simples antagonistes.

"The Brink" de Roberto et Kim Benabib, tous les lundis à 22h25 sur OCS City.

7 /10

On regarde : "Ballers"

On regarde : "Ballers"

De quoi ça parle ?

Ancienne star du football, Spencer Strasmore (Dwayne Johnson) gère désormais la fortune d'athlètes de Miami. Son horripilant boss Joe le pousse à "monétiser" les relations qu'il a nouées avec des sportifs tout au long de sa carrière. Quand Ricky Jerret (John David Washington, le fils de Denzel Washington), joueur des Green Bay Packers, est au cœur d'un scandale, il saute sur l'opportunité pour ferrer un nouveau client.

Notre avis :

Scénariste d'Entourage, le showrunner Stephen Levinson reproduit une formule déjà éprouvée. Avec son avalanche de glamour, de femmes dénudées et de grosses cylindrées, Ballers est au football ce que le show de Mark Whalberg était à Hollywood. Un divertissement parfait pour l'été, sentant bon le bling-bling et les plages de Floride, mais plus réaliste que son aînée sur le monde impitoyable qu'il dépeint. Entre les frasques de Ricky Jerret et les proches peu scrupuleux de Vernon Littlefield, on a un aperçu des pièges d'un milieu où tout n'est que démesure. La série frappe juste et dépasse les clichés quand elle aborde la difficile reconversion des anciennes stars des terrains. Si Spencer présente tous les signes de réussite, il est en fait aussi perdu que son copain Charles Greane, reconverti en vendeur de voitures.

"Ballers" de Stephen Levinson, tous les lundis à 21h45 sur OCS City.

8 /10

On zappe : "Aquarius"

On zappe : "Aquarius"

De quoi ça parle ?

Dans les années 60, l'officier Sam Hodiak (David Duchovny) enquête sur la disparition d'Emma Karn, la fille d'un célèbre avocat. Il découvre que l'adolescente de 16 ans a rejoint la communauté du sociopathe Charles Manson (Gethin Anthony).

Notre avis :

On s'attendait à un portrait captivant du serial killer Charles Manson. Au lieu de ça, Aquarius se résume à un David Duchovny show sur fond de musique 60's. L'acteur, toujours impeccable, est le seul intérêt de cette série qui peine à décrire la période hippie sans tomber dans les clichés (couronnes de fleurs et drogue à gogo). Malgré une interprétation honnête, Gethin Anthony (Renly Baratheon dans Game of Thrones) n'a pas le magnétisme suffisant pour incarner le tueur le plus célèbre des Etats-Unis.

"Aquarius" de John McNamara sur NBC.

9 /10

On regarde : "The Whispers"

On regarde : "The Whispers"

De quoi ça parle ?

Plusieurs enfants se retrouvent sous l'influence d'un ami imaginaire prénommé Drill qui les pousse à commettre des crimes. Claire Bennigan, pédopsychiatre pour le FBI, est chargée d'élucider ces étranges affaires. Pendant ce temps en Afrique, un autre agent découvre ce qui pourrait être le signe d'une présence extraterrestre.

Notre avis :

Bien que The Whispers soit adapté d'une nouvelle de Ray Bradbury, la touche de Steven Spielberg, son producteur, est omniprésente. Des enfants possédés, des ovnis, une potentielle conspiration mondiale... A mi-chemin entre Rencontre du troisième type et Le village des damnés, la série réunit tous les ingrédients d'un show hautement addictif et riche en rebondissements. Les fans d'American Horror Story seront contents de retrouver Lily Rabe dans un registre plus classique après avoir incarné la religieuse la plus flippante de la télévision, Soeur Mary Eunice.

"The Whispers" de Soo Hugh sur ABC.

10 /10

On zappe : "Stitchers"

On zappe : "Stitchers"

De quoi ça parle ?

Souffrant de dysplasie temporelle, une maladie l'empêchant d'avoir la perception du temps, Kirsten (Emma Ishta) est choisie pour intégrer un programme de la NSA. Celui-ci, appelé Stitchers, l'amène à infiltrer les souvenirs de personnes décédées.

Notre avis :

Sous couvert de science-fiction, Stitchers est un procedurial assez classique. Chaque épisode est dédié à la résolution d'une nouvelle affaire. Le hic ? L'héroïne est tellement antipathique qu'on peine à s'immerger dans l'histoire. Surtout, le pitch de départ ressemble beaucoup à celui d'iZombie, un show bien plus réussi dans le genre.

"Stitchers" de Jeff Schechter sur ABC Family.

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