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Pourquoi la série "This is Us" est la bonne surprise de l'année

Alors que de nombreuses séries ont été annulées faute d'audience, "This is Us" emporte tout sur son passage. Retour sur un carton inattendu.

Chaque rentrée, les chaînes américaines balancent leur flot de nouveautés, espérant trouver le nouveau hit de l'automne. Mais en période de peak tv – surnom donné à cet embouteillage de séries – il n'a jamais été aussi difficile de se différencier. Surtout quand, à l'image de cette année, la barre est très haute en termes de qualité, d'originalité et de storytelling. Ainsi, à la surprise générale, ce n'est pas Westworld, surnommé le nouveau Game of Thrones, ou le remake de L'Arme fatale, baignée de l'aura de son prédécesseur, qui a battu des records d'audience. Non, la bonne surprise vient d'une petite série familiale, This is Us, qui fait actuellement les beaux jours de NBC. Le show s'est tissé une solide base de fans, attirant même plus de 14 millions de spectateurs pour son neuvième épisode.

Quel est le secret de cet engouement ? Si les séries familiales sont une denrée rare à la télévision américaine, l'intrigue de This is Us n'a rien de transcendant. L'épisode pilote nous présente quatre personnages, dont le seul point commun est de partager la même date d'anniversaire. Kate mène un combat contre son obésité en s'inscrivant à un programme pour perdre du poids, Kevin décide de claquer la porte de la sitcom qui l'a rendu célèbre, tandis que Randall retrouve son père biologique qui l'a abandonné à sa naissance. En parallèle, on découvre le couple Jack/Rebecca alors que cette dernière s'apprête à accoucher de triplés. Vous l'aurez compris (ou non), il y a un twist : les deux histoires se déroulent à deux époques différentes, Jack et Rebecca étant les parents des trois autres.  

Une envie flagrante de manipuler le public et de faire pleurer dans les chaumières… Voilà ce qui ressort de ces premières quarante minutes orchestrées par le showrunner Dan Fogelman, déjà coutumier de ces tours de passe-passe dans Crazy Stupid Love ou Pitch. Si ce goût du rebondissement perdure par la suite, This is Us évite l'écueil du mélo poussif en trouvant sa force émotionnelle dans des petits moments du quotidien : taquinerie fraternelle, tradition empreinte de nostalgie et retrouvailles poignantes. La surenchère de bons sentiments guette à tout instant, mais une vraie sincérité et de la bienveillance émane de chaque scène. Car, si les personnages n'ont rien d'extraordinaire dans leur essence (pas de criminel, de tueur de zombies ou de super-héros), leur caractérisation approfondie les rend attachants et terriblement humains. D'autant, qu'à la manière de Lost, les flashbacks apportent un éclairage particulier sur les protagonistes, dévoilant les sources de leurs angoisses. S'il risque de montrer ses limites sur la durée, le procédé permet aussi d'amplifier l'idée de transmissions et de multiplier les échos entre le passé et le présent.  

Si This is Us est sans conteste une série célébrant les valeurs familiales, avec humour ou mélancolie, elle ne fait jamais l'impasse sur la complexité des relations : la jalousie de Kevin envers Randall ou encore le sentiment d'infériorité de Kate vis-à-vis de sa mère. Ce qui différencie la série d'un 7 à la maison par exemple, c'est son absence de discours moralisateur, ainsi qu'une volonté d'embrasser différentes perspectives. Sentiment de différence, volonté d'appartenance, peur de la mort et du rejet… A travers ces destinées, la série touche aussi à des thématiques très universelles, et souligne le caractère fugace de la vie. “Saisir l'instant présent” est une expression vide de sens à force d'être martelée, mais qui prend toute sa résonance dans le show.  

Saluons aussi l'alchimie et le talent du casting, de l'ex-pop star Mandy Moore au talentueux Sterling K. Brown, aperçu cette année dans The People vs O.J. Simpson : American Crime Story, en passant par l'impeccable Ron Cephas Jones (The Get Down). Mention spéciale à Milo Ventimiglia qui excelle dans le rôle de ce père attendrissant, mais dont l'image semble davantage tenir de la reconstitution fantasmée que de la réalité. This is Us est encore perfectible, notamment dans le traitement du personnage de Kate, dont la vie ne tourne qu'autour de son poids. Ces quelques défauts mis à part, le show remplit parfaitement son rôle cathartique, parvenant même à nous faire pleurer avec un montage de machine à laver. Et, à la manière d'un Gilmore Girls, il nous plonge dans un cocon familier et rassurant (le “us” pourrait aussi bien être nous ou notre famille), remplissant son rôle de show feel good en cette période sinistre.


This is Us de Dan Fogelman, saison 1 en cours de diffusion sur Canal+séries.

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