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Rentrée séries US : le bilan de la semaine

On garde : "Gotham", un pré-Batman très "comic" On zappe : "Forever", un polar fantastique dispensable On garde : "Madam Secretary", une série politique solide On zappe : "The Mysteries of Laura", une comédie policière laborieuse 6

La saison 2014 est officiellement lancée. Une bonne trentaine de nouvelles séries débarquent à la télé américaine, et bientôt sur nos écrans. Que faut-il garder sur sa liste ? Que peut-on zapper ? Glamour fait le tri.

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1 /6

On garde : "Gotham", un pré-Batman très "comic"

On garde : "Gotham", un pré-Batman très "comic"

Franchement, vous n’en avez pas marre de Batman ? Nous, si. C’est pour cela qu’on voyait d’un œil dubitatif cette énième variation sur l’histoire du justicier-chauve-souris, déjà épuisée à la télé (la série originelle de 1966 et ses avatars animés) et au cinéma (sept films depuis 1989). Bonne surprise : en remontant à l’époque où Bruce Wayne n’était encore qu’un enfant tout juste orphelin, et son ami l’inspecteur Gordon (campé sur grand écran par Gary Oldman) un novice idéaliste, la série conçue par le créateur de Mentalist Bruno Heller parvient à revisiter la légende. Rien de révolutionnaire, mais en faisant de Gordon le héros, flic intègre au milieu de la ville de Gotham noyautée par la pègre, et en plaçant sur l’échiquier des versions plus jeunes des grands méchants de la franchise (le Pingouin, très réussi, Poison Ivy petite fille, le Joker comédien de stand up…), Gotham s’annonce comme un prequel digne d’intérêt. Ajoutez-y une atmosphère de film noir très BD dans la forme, qui fait honneur au style DC Comics, et des acteurs convaincants (Ben McKenzie en Gordon, toujours impec, ou Jada Pinkett-Smith, agréablement surprenante en mafia queen), et nous voilà repartis pour un tour.

Note : 8/10

"Gotham" de Bruno Heller avec Ben McKenzie et Jada Pinkett-Smith, sur Fox.

2 /6

On zappe : "Forever", un polar fantastique dispensable

On zappe : "Forever", un polar fantastique dispensable

Depuis 200 ans, à chaque fois qu’il meurt, Henry Morgan ressuscite et repart pour une nouvelle vie, dans laquelle, en bonus, il ne peut plus vieillir. Lassant. Devenu médecin-légiste à New York, le pauvre vieux est très fort pour comprendre la mort des autres, mais nul quand il s‘agit de percer le secret de sa propre immortalité. A la clé : un procedural archi-classique, où se mêlent les affaires criminelles et la quête individuelle du personnage, agrémenté de flash-backs sur ses vies d’avant. Si le pilote n’est pas désagréable, grâce au charme de l’acteur britannique Ioan Gruffudd et à la tonalité sympathique de l’ensemble, on a vraiment trop de choses à faire dans la vie pour s’attarder sur cette série gentillette mais sans surprise. A réserver aux soirs de grand désœuvrement.

Note : 4/10

"Forever" de Matthew Miller avec Ioan Gruffudd et Alana de la Garza, sur ABC.

3 /6

On garde : "Madam Secretary", une série politique solide

On garde : "Madam Secretary", une série politique solide

Première série de la rentrée à concourir au titre de nouvelle Homeland (avant State of Affairs avec Katherine Heigl, attendue le 17 novembre), Madam Secretary a deux arguments pour elle. Un auteur chevronné, Barbara Hall, ayant justement officié sur Homeland, et une actrice un peu oubliée, Téa Leoni, qu’on aimait bien dans la série Nineties Une Fille à scandales. Un come-back, c’est quitte ou double : le sien est une réussite. Fraîchement divorcée de David Duchovny, l’actrice aujourd’hui quadra est en pleine maîtrise de ses moyens. Dans la peau d’Elizabeth McCord, ex- de la CIA reconvertie prof de fac, qui accepte de revenir aux affaires au poste de Secrétaire d’Etat (l’équivalent du Ministre des affaires étrangères aux États-Unis, poste occupé jusqu’en 2013 par Hillary Clinton), elle livre une prestation efficace et sans chichi. Il faut dire que son personnage, mère de famille la tête sur les épaules et heureuse en ménage, change un peu du cliché de la fille brillante mais névrosée à la vie privée calamiteuse. Reposer sur un personnage sain d’esprit ne rend pas la série moins intéressante, elle la recentre sur l’exercice de la fonction, en soi passionnante (et pimentée, tout de même, d’une histoire de complot gouvernemental). Si elle n’atteint pas le niveau de The Good Wife ou d’A La Maison Blanche, ses autres modèles, et donne une image encore un peu simpliste de l’actu géopolitique, Madam Secretary a suffisamment de potentiel pour devenir une bonne série politique.  

Note : 7/10

"Madam Secretary" de Barbara Hall avec Téa Leoni et Timothy Daly, sur CBS.

4 /6

On zappe : "The Mysteries of Laura", une comédie policière laborieuse

On zappe : "The Mysteries of Laura", une comédie policière laborieuse

Gros regret de la semaine. The Mysteries of Laura, qui signe le retour à la télé de la formidable Debra Messing (Will & Grace, Smash) avait tout d’une "petite" série feel good, sans prétention mais assez maline pour nous plaire. Raté. D’un pitch qui aurait pu faire des étincelles – une superflic en plein divorce, mère de deux infernaux jumeaux, jongle entre ses responsabilités parentales et ses enquêtes de terrain –, les auteurs ne tirent qu’une comédie policière laborieuse, dont les vannes tombent à plat une fois sur deux. Debra Messing se démène, mais l’insignifiance des intrigues et la lourdeur des dialogues plombent une bonne idée de départ. Dommage.

Note : 3/10

"The Mysteries of Laura" de Jeff Rake avec Debra Messing et Josh Lucas, sur NBC.

5 /6

On garde : "Red Band Society", un mélo hospitalier teenage

On garde : "Red Band Society", un mélo hospitalier teenage

Quand Grey’s Anatomy rencontre Glee, ça donne Red Band Society. Adaptée d’une série catalane et produit par Steven Spielberg (plutôt adepte des bons sentiments), ce drama médical met en scène le quotidien d’une bande d’ados dans un hôpital pour enfants. Le bracelet rouge du titre, c’est celui qu’on vous passe au poignet quand vous êtes hospitalisé, et que les jeunes héros de la série s’échangent en gage d’amitié. Sinistre et larmoyant ? Non, plutôt drôle et touchant. Là où l’on pouvait craindre une avalanche de mièvrerie, Red Band Society trouve le ton juste. La série ne contourne pas les inévitables moments d’émotion (quand un jeune cancéreux est emmené au bloc pour une amputation, c’est difficile de faire autrement), mais elle opte le reste du temps pour un traitement dédramatisé, notamment par l’entremise d’un narrateur omniscient (un garçon dans le coma, qui commente tout avec humour) et du personnage d’infirmière sarcastique joué par la formidable Octavia Spencer. Les autres personnages sont finement esquissés, du malade de longue date qui ne connaît plus la vie en dehors de l’hôpital (Charlie Rowe, excellente tête de casting) à la cheerleader peste et superficielle que la maladie va obliger à s’humaniser. Dans cet environnement très spécial, ils recréent la vie des autres jeunes de leur âge, problèmes de cœur compris, et Red Band Society offre ainsi les plaisirs de n’importe quelle série pour ados. En juste un peu moins insouciante.

Note : 7/10

"Red Band Society" de Margaret Nagle avec Octavia Spencer et Dave Annable, sur ABC.

6 /6

On zappe : "Scorpion", un blockbuster décérébré

On zappe : "Scorpion", un blockbuster décérébré

Annoncée comme l’une des séries immanquables de la rentrée, Scorpion est, dans les faits, la plus irregardable. Emballé c’est pesé, ce truc visiblement usiné sur un coin de table par l’équipe de Fast and Furious ne prend même pas la peine de faire les présentations avant de nous pousser sans ménagement dans une histoire fumeuse de surdoués associés, embauchés par le gouvernement pour combattre les périls du monde global (dans le pilote, un crash aérien à déjouer). Croisement hasardeux de Sherlock et Agents of SHIELD, la série ne tente même pas de masquer son absence d’idée, et ses scènes d’action pachydermiques ne parviennent jamais, au minium, à nous divertir. Ennui garanti.

Note : 1/10

"Scorpion" de Nick Santora de Elyes Gabel et Robert Patrick, sur CBS.

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