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Rentrée séries US : le bilan de la 2ème semaine

On garde : "How To Get Away With Murder" On teste : "Selfie" On zappe : "HappyLand" On teste : "Manhattan Love Story" 4

La deuxième semaine des "pilots" américains a confirmé le niveau jusqu’à présent plutôt médiocre de cette nouvelle saison télé. On distribue les bons et les mauvais points.

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On garde : "How To Get Away With Murder"

On garde : "How To Get Away With Murder"

Le pitch :
"Comment blanchir un meurtre ?" : c’est le titre provocateur du cours de droit d’Annalise Keating, prof de fac aussi admirée que redoutée. Chaque rentrée, une poignée d’étudiants est mise au défi de résoudre une de ses affaires pour décrocher un stage dans son cabinet. Jusqu’où seront-ils prêts à aller ?

Jeudi dernier, Shonda Rhimes régnait en maître sur la programmation de la chaîne ABC, qui lançait d’affilée les nouvelles saisons de Grey’s Anatomy et Scandal, dont elle est la créatrice et showrunner, et le pilot d’How To Get Away With Murder, dont elle est productrice. Cette véritable OPA sur le temps de fiction disponible a propulsé la scénariste au rang de showrunner la plus puissante de la télé américaine. Mais après deux séries bien rôdées et suivies par une large base de fidèles, la petite dernière a-t-elle séduit ? Mathématiquement, c’est dans la poche : le pilot a glané plus de 20 millions de curieux à l’antenne et à la demande. Au-delà des chiffres, How To Get Away With Murder a su nous faire mordre à l’hameçon.

Ses arguments ? Un pitch malin, emballé avec la maestria du style "Shonda Rhimes" : un récit à tiroirs à la nervosité proche de l’épilepsie ; un savoureux mélange de noir (le thriller judiciaire façon Damages) et de rose (les romances soap et coquines façon Harlequin) ; et une galerie de personnages sexy et tête-à-claque qui, de l’héroïne ambiguë campée par une Viola Davis impressionnante au minet ambitieux incarné par Jack Falahee (le plus craquant de la bande, vu dans Twisted), portent haut les couleurs de l’idéal post-racial. Entre partie de Cluedo et de jambes en l’air dans les clubs universitaires et récit frénétique, sprintant jusqu’au cliffhanger final, on se croirait dans un livre de Donna Tartt (l’auteur du Le Maître des Illusions) sous amphèt’. Certains trouveront ça assommant. Les autres, dont on fait partie, s’amuseront comme des fous devant ces 40 minutes de télé grand public jouissive. Cardiaques s’abstenir.

Note : 8/10

"How To Get Away With Murder" de Peter Nowalk avec Viola Devis et Alfred Enoch sur ABC.

2 /4

On teste : "Selfie"

On teste : "Selfie"

Le pitch :
Ex-moche au lycée, Eliza Dooley est devenue populaire sur les réseaux sociaux, dont elle est accro au point d’oublier comment bien se comporter dans la vie "réelle". Mal élevée, peste, vulgaire, elle est au fond très seule… Jusqu’au jour où Henry Higgs, un élégant spécialiste de l’image de soi, décide de lui apprendre les bonnes manières.

Si vous avez vu le film de George Cukor My Fair Lady (1964), dont la série propose une variation à l’ère du smartphone, vous connaissez la suite. Tout les oppose, et pourtant… Représentante de la tendance comédie romantique de cette rentrée, Selfie joue dès son pilot, sur la possible attraction entre sa grossière héroïne et son héros raffiné. Le problème ? Ca ne fonctionne qu’à moitié. Ce qui marche : l’alchimie entre les deux acteurs principaux, tous les deux excellents. Dans la peau d’Eliza, la rousse Karen Gillan, connue pour son rôle d’assistante de Doctor Who et vue en méchante dans Les Gardiens de la galaxie, réussit un contre-emploi drôle, piquant et nuancé. Et dans le costume d’Henry, John Cho (FlashForward, Star Trek) compose un bon mélange de rigidité, de charme et de mélancolie.

Grâce aux bons dialogues concoctés par Emily Kapnek (également créatrice de Suburgatory), le duo fait des étincelles. Ce qui cloche : la promesse du titre n’est pas tenue. La satire attendue des réseaux sociaux se retrouve recalée au profit du flirt entre les deux héros. Et ce qui ne marche carrément pas : la rapidité avec laquelle la série grille ses cartouches dès le pilot, précipitant la transformation d’Eliza et les sentiments des personnages plutôt que de ménager ses effets (et un peu de mystère) en vue de la suite. Selfie tiendra-t-elle la distance ? On attend de voir.

Note : 6/10

"Selfie" d'Emily Kapnek avec Karen Gillan et John Cho sur ABC.

3 /4

On zappe : "HappyLand"

On zappe : "HappyLand"

Le pitch :
Les coulisses d’un parc d’attraction vues à travers les yeux de Lucy, une employée désabusée, dont la mère fut jadis une star du parc dans le costume de la princesse et peine à tourner la page. Lucy, elle, veut démissionner, mais l’arrivée du fils du patron, aussi séduisant qu’arrogant, remet ses projets en question.

HappyLand a de bonnes idées : désanchanter l’univers féérique d’un parc d’attraction en montrant sa face cachée, tout en explorant le rapport inversé entre une mère frivole et irresponsable et une fille bosseuse et cynique. Mais tout, ici, manque de surprise, d’humour et de férocité. Ultra-prévisible, la série déroule un programme connu d’avance où la fille qui refusait d’être princesse comme sa mère se laisse finalement prendre au jeu pour les beaux yeux d’un prince-charmant/fils à papa. Comme, en plus, les acteurs ne sont pas très bons, on passe notre tour.

Note : 3/10

"HappyLand" de Ben Epstein avec Bianca Santos et Shane Harper sur MTV.

4 /4

On teste : "Manhattan Love Story"

On teste : "Manhattan Love Story"

Le pitch :
Après un premier rendez-vous désastreux, Dana, une fille gaffeuse fraîchement débarquée à Manhattan, et Peter, un New-Yorkais cynique, décident quand même de se revoir. Le début d’une grande histoire ?

Comédie romantique, deuxième. En plein dans la tendance, Manhattan Love Story a le mérite d’aller droit au but en énonçant clairement son sujet dans son titre : une histoire d’amour à Manhattan. A priori, en vieux fans de New York, de l’amour et de Woody Allen, on est preneur. Mais si la proposition est tentante, et les acteurs (la fille qui monte Analeigh Tipton et le beau Jake McDorman de Shameless) mignons, la mayonnaise ne prend pas totalement. D’abord parce que le pilot cumule deux concepts qui se font concurrence.

Le premier : articuler chaque épisode à la liste de lieux à voir, établit par Dana (à la manière du récent New York Melody au cinéma, où Keira Knightley enregistre un album dans les rues de la grosse pomme). Raconter la naissance d’une relation amoureuse sous la forme d’une balade dans la city : l’idée est plaisante. Mais pourquoi y ajouter l’usage de voix off, qui nous font entendre les pensées des deux tourtereaux ? Le but, bien sûr, est de révéler les points de vue masculin et féminin et les malentendus qui en découlent. Mais le procédé, mis en œuvre platement et sans grande inventivité, étouffe un récit qu’on aurait voulu plus fluide. A la longue, ça risque d’être pesant.

Note : 5/10

"Manhattan Love Story" de Jeff Lowell avec Analeigh Tipton et Jake McDorman sur ABC.

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