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Rentrée séries : le bilan de la troisième semaine

On garde : "The Flash" On teste : "Bad Judge" On zappe : "Mulaney" On teste : "Gracepoint" 6

Troisième salve de nouveautés à la télé américaine. Déceptions et coups de cœur, découvrez le palmarès Glamour de la semaine.

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1 /6

On garde : "The Flash"

On garde : "The Flash"

Le pitch :
Touché par un éclair radioactif, un jeune enquêteur de police brillant mais timide se retrouve doué d’une vitesse de déplacement surhumaine. Il décide de mettre son superpouvoir au service du maintien de l’ordre, tout en espérant faire la lumière sur le meurtre de sa mère.

Fans de "Arrow" (et les autres) réjouissez-vous : ce spin-off de la série s’annonce comme une réussite. Moins sombre que sa série-mère, "The Flash" parvient à concilier de solides enjeux dramatiques et une bonne dose de fun. Figure classique de l’univers DC Comics, orphelin hanté par son passé (enfant, il a assisté au meurtre de sa mère dans d’étranges conditions), Barry Allen alias The Flash s’impose d’emblée comme un héros attachant, que son interprète Grant Gustin (vu notamment dans Glee) rend  instantanément sympathique.

On aime sa complicité avec sa meilleure amie, presque sœur et sa relation de disciple à mentor avec le mystérieux physicien en fauteuil roulant qui l’aide à maîtriser son pouvoir. Autant de figures archétypales que la série décline avec une énergie cool et un parfait tempo, faisant appel à nos références de téléspectateurs repus d’histoires de super-héros sans chercher à nous en mettre plein la vue ou à révolutionner les codes du genre. Classique mais efficace, et surtout drôlement divertissante : "The Flash" procure une satisfaction simple qui donne envie de s’installer dans la série comme dans son canapé. Y croiser le héros de "Arrow" Oliver Queen, et savoir que Wenworth Miller de "Prison Break" y jouera bientôt le méchant Captain Cold, ne font qu’ajouter au plaisir. Vivement la semaine prochaine.

Note : 8/10

" The Flash" de Greg Berlanti et Andrew Kreisberg avec Grant Gustin et  Candince Patton sur The CW.

2 /6

On teste : "Bad Judge"

On teste : "Bad Judge"

Le pitch :
Les mésaventures d’une juge délurée, qui passe ses nuits à faire la bringue et ses journées au tribunal.

Une comédie déjantée cocréée par l’actrice Anne Heche, coproduite par Will Ferrell, avec un pitch à la "Bad Teacher" et la Kate Walsh de "Private Practice" en total contre-emploi… Sur le papier, il y avait matière à s’amuser. Dans les faits, "Bad Judge" est ce que le déca est au café : un substitut édulcoré de ce qu’on attendait. Pas de coup de fouet à espérer, mais une demi-heure de blagues inégales, jamais assez méchantes et transgressives. Reste que la d’habitude très BCBG Kate Walsh s’en sort bien en ado attardée qui se réveille avec la gueule de bois, conduit un van pour aller au travail et s’envoie en l’air avec l’expert entre deux procès. Grâce à elle, on est prêt à laisser une (petite) chance à "Bad Judge".

Note : 5/10

"Bad Judge" de Anne Heche et Will Ferrell avec Kate Walsh et John Ducey sur NBC.

 

3 /6

On zappe : "Mulaney"

On zappe : "Mulaney"

Le pitch :
La vie fictionnalisée du comédien de stand-up John Mulaney, qui partage avec ses colocs ses espoirs de percer à la télé.

Voilà une série qui nous ramène quinze ans en arrière, quand les sitcoms ressemblaient encore à des vaudevilles. Etrangement à contretemps, "Mulaney" surfe sur la mode des séries écrites et jouées par des comédiens de stand-up (Louis C.K., Amy Schumer et consort), mais fait comme si "Arrested Development" n’avait pas dynamité le format il y a déjà dix ans, ouvrant la voie à une nouvelle génération de sitcoms moins formatées. Entièrement tournée en studio, commandée par la logique désuète du gag et ponctuée par des rires enregistrés, cette série inoffensive mais franchement ringarde fait, au mieux, sourire d’indulgence.

Note : 3/10

"Mulaney" de John Mulaney avec Nasim Pedra et John Mulaney lui-même sur Fox.

4 /6

On teste : "Gracepoint"

On teste : "Gracepoint"

Le pitch :
Le corps sans vie d’un écolier est retrouvé sur la plage de la petite ville de Gracepoint, en Californie. Alors que la communauté locale est sous le choc, Ellie Miller, inspectrice de police et mère de famille sensible, est forcée de collaborer avec le nouveau collègue peu amène qui vient de lui souffler sa promotion.

Si vous avez fait partie des 6,7 millions de téléspectateurs français qui ont suivi sur France 2 la série britannique "Broadchurch", et ce remake américain vous paraîtra tout à fait dispensable. Même intrigue, mêmes effets de mise en scène, même acteur principal (l’excellent David Tennant)…Aux vues du "pilot", "Gracepoint" ne diffère quasi en rien de son modèle. Seule variation notable : la personnalité de l’Ellie Miller, la femme flic ici interprétée par Anna Gunn (qu’on a plaisir à revoir après "Breaking Bad"), un peu moins effarouchée que dans la version british. Sans doute d’autres divergences apparaîtront-elles au fil des épisodes, mais d’un point de départ aussi similaire, on doute que le point d’arrivée soit radicalement différent. Celles qui découvriraient en revanche "Gracepoint" avec un œil neuf ont toutes les chances d’être séduites par le suspense intense de cette série solidement charpentée et brillamment interprétée.

Note : 7/10

"Gracepoint" de Chris Chibnall avec David Tennant et Anna Gunn sur Fox.

5 /6

On garde : "A to Z"

On garde : "A to Z"

Le pitch :
L’histoire d’amour d’Andrew, un employé dans une agence de rencontres en quête de l’âme sœur, et Zelda, une avocate terre-à-terre qui n’y croit pas. Huit mois, trois semaines, cinq jours et une heure : comme son titre l’indique, la série raconte leur romance de A à Z.

Dans la vague de comédies romantiques qui s’abat sur la télé américaine, "A to Z" est à la fois la plus rose bonbon, et la plus réussie. La série assume totalement son côté marshmallow, destiné à nous faire fondre. Avouez, ça fait du bien de temps en temps, non ? Surtout quand le concept, l’écriture et l’interprétation tiennent aussi bien la route. En annonçant dès le départ l’échéance de la love story entre Andrew et Zelda, les auteurs laissent planer un suspense réjouissant sur l’ensemble de la série : assistera-t-on finalement à leur rupture, ou à l’officialisation de leur flirt ? En attendant, le principe selon lequel chaque épisode correspond à une étape de leur relation, et à un mot clé égrenant les lettres de l’alphabet (le "pilot" est ainsi sous-titré "acquaintances" - juste des connaissances en VF), donne à "A to Z" un caractère ludique qui donne envie d’y revenir.

Ce soin du détail va jusqu’à attribuer aux deux personnages principaux des prénoms – Andrew et Zelda – qui commencent par les deux lettres à la fois les plus éloignées et les plus proches de l’alphabet. Une structure élégante qui, agrémentée de flash-backs sur le passé des deux héros, rappelle les bons jours d’How I Met Your Mother, dont A to Z est l’évidente héritière. On y retrouve d’ailleurs, dans le rôle de Zelda, la délicieuse Cristin Milioti, la mother d’How I Met, dont l’interprétation piquante met un peu de sel dans la recette. A ses côtés, Ben Feldman (Ginsberg dans Mad Men) est absolument craquant dans la peau du garçon sentimental (qualité rare chez un acteur : il est capable de rougir). Dire que ces deux-là sont ce qui se fait de plus mignon actuellement à la télé ne suffit pourtant pas. Il faut aussi souligner la qualité des dialogues, dont l’humour noir contrebalance le pastel ambiant, la modernité du propos (l’inversement des fonctions homme-femme traditionnelles) et le talent des seconds rôles (mention spéciale à la fabuleuse Christina Kirk, dans le rôle de la boss d’Andrew). Tout cela est certes adorable, mais loin d’être écœurant.

Note : 8/10

"A to Z" de Ben Queen avec Cristin Milioti et Ben Feldman sur NBC.

6 /6

On zappe : "Stalker"

On zappe : "Stalker"

Le pitch :
Une femme flic ultra-sexy et un homme flic ultra-macho font équipe pour coincer les milliers de harceleurs qui sévissent chaque année aux Etats-Unis.

Reconverti dans l’horreur, le créateur du gentil "Dawson" Kevin Williamson, qui signe aujourd’hui "The Vampire Diaries" et "The Following", nous revient avec un procedural dans la veine d’"Esprits Criminels". Comprenez : un polar voyeuriste et putassier, qui se vautre dans la fascination pour la violence faite aux femmes (car ce sont elles, dès ce "pilot", qui se font brûler vives dans leur voiture ou espionner durant leur sommeil). On est plus que las de la mythologie du prédateur urbain traitée sous la forme d’un divertissement niais, où les enquêteurs (Maggie Q et Dylan McDermott) ressemblent à des gravures de mode et se prennent invariablement pour Sherlock Holmes. Stalker n’évite décidément aucun cliché, jusqu’à l’utilisation d’une reprise de "Creep" de Radiohead en fin d’épisode, au cas où l’on n’aurait pas compris le sujet de la série. Beurk.

Note : 0/10

"Stalker" de Kevin Williamson avec Maggie Q et Dylan McDermott sur CBS.

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