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Rentrée séries : le bilan de la 4ème semaine

On garde : "The Affair" On teste : "Marry me" On teste : "Jane the virgin" On zappe : "Cristela" 5

Alors que de nouvelles séries viennent de débuter à la télé américaine, on continue notre grand tri d’automne. Que faut-il garder, que faut-il jeter ? Suivez le guide.

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1 /5

On garde : "The Affair"

On garde : "The Affair"

Le pitch :
La liaison adultère entre un instituteur new-yorkais et une serveuse qui tente de survivre à la mort de son enfant, racontée de leurs points de vue respectifs.

Quatre ans après la fin de l’excellente série psy En Analyse, on était très curieuses de découvrir la nouvelle création d’Hagai Levi. The Affair ne trompe pas : on y reconnaît le style et la forme d’esprit de l’auteur israélien, pour le meilleur surtout, et, par instant, pour le pire. Comme En Analyse, la série met le couple bourgeois sur le divan, pour en exposer les névroses et le refoulé, dans le cadre d’un concept narratif "original" : deux versions d’une même histoire, déformées par l’expérience subjective que chacun, homme et femme, en a eu. Le tout sous un vernis très chic qui peut irriter, notamment quand la mise en scène veut faire joli en déployant des effets gratuits. Mais les afféteries de ce produit un rien trop packagé s’oublient vite au profit de la fascination exercée par un récit en miroir, dont la double temporalité (les amants racontent leur liaison dans une salle d’interrogatoire plusieurs années plus tard) laisse planer un suspense criminel qui vient renforcer le suspense amoureux. Cette tension est nourrie par l’électricité dégagée par les acteurs principaux, qu’on ne se lasse pas de regarder se tourner autour comme deux grands fauves affamés. Face au buriné Dominic West (le McNulty de The Wire), parfait en père de famille heureux ou presque, la surprise vient surtout de Ruth Wilson, dont le rôle de tueuse sociopathe dans Luther n’avait révélé qu’une petite partie du talent. Belle dans un genre atypique, sensible mais sans tendance au pathos, l’actrice anglaise dégage une sensualité renversante. Et ajoute, dès qu’elle nous met dans l’attente en quittant momentanément l’écran, un troisième suspense à l’équation.

Note : 7/10

"The Affair" d’Hagai Lev avec Ruth Wilson, Dominic West... Sur Showtime.

2 /5

On teste : "Marry me"

On teste : "Marry me"

Pitch :
Annie et Jake filent le parfait amour depuis six ans. Mais quand il lui fait sa demande en mariage, tout se complique.

Sur le papier, Marry me a au moins deux qualités pour elle. D’abord celle d’avoir été imaginée par David Caspe, créateur de la trop brève Happy Endings, qui racontait l’impact de la rupture d’un couple sur sa bande de potes. Ensuite celle d’avoir casté dans le rôle du fiancé le génial Ken Marino, second rôle adoré dans Veronica Mars et Party Down. Dans les faits, Ken Marino est effectivement formidable (sa partenaire, Casey Wilson, un peu moins), mais la série n’est qu’à moitié satisfaisante. Drôle, voire très drôle par moment, mièvre et téléphoné à d’autres, ce pilot se déroule sur un rythme inégal, ce qui est handicapant pour une sitcom. Pourtant on a envie de regarder la suite, au moins pour voir ce que les auteurs réussiront à faire d’un argument plutôt malin, très proche d’ailleurs de celui de Happy Endings, qui consiste à commencer par là où les contes de fées se terminent. Le mariage est-il toujours le Saint Graal du couple contemporain ou bien le début des emmerdements ? A défaut d’être encore audacieuse, la question reste amusante et pertinente.

Note : 6/10

"Marry me", de David Caspe, avec Ken Marino, Casey Wilson, John Gemberling... Sur NBC.

3 /5

On teste : "Jane the virgin"

On teste : "Jane the virgin"

Le pitch :
Jane Villanueva est une étudiante sérieuse, qui refuse de coucher avant le mariage. Mais sa gynéco l’insémine par erreur avec la semence du playboy qui la faisait craquer au lycée, et Jane se retrouve enceinte par immaculée conception. Gardera-t-elle le bébé ?

Adaptée d’une telenovela vénézuélienne, Jane the virgin marche dans les traces de Ugly Betty : une héroïne latina d’origine modeste, prise entre ses valeurs familiales et les sirènes d’un nouveau milieu. Mais la série trouve son identité propre. Assumant plus encore qu’Ugly Betty les ficelles de la telenovela, tout en s’en amusant, ce pilot d’une densité impressionnante met en place une situation principale et des intrigues secondaires qui promettent une grande richesse de développements, et confèrent à la série un potentiel d’endurance plus élevé que la moyenne. Portée par la fraîcheur et à la justesse de son actrice principale, Gina Rodriguez, Jane the virgin nous sert une proposition tentante de série légère mais pas superficielle. Seule réserve, qui pourrait devenir rédhibitoire : son positionnement politique. Au terme du pilot, on a encore du mal à savoir si la série pèse le pour et le contre, ou se prépare à plaider contre l’avortement. Les épisodes suivants nous le diront.

Note : 6/10

 "Jane the virgin", de Jennie Snyder, Perla Farias, avec Gina Rodriguez, Justin Baldoni, Brett Dier...Sur The CW.

4 /5

On zappe : "Cristela"

On zappe : "Cristela"

Le pitch :
Diplômée en droit d’origine mexicaine, Cristela accepte un stage dans un cabinet d’avocat tout en continuant à squatter la maison de sa sœur et de son beau-frère.

Dernière venue dans la famille grandissante des comédiens de stand-up à la tête de leur propre série, Cristela Alonzo a certes de la personnalité et de l’abattage. Mais son humour communautaire et sa vision très old school de la sitcom semblent totalement anachroniques à la télé actuelle. Outre cette forme affreusement désuète, autre souci majeur : ce n’est drôle qu’une fois sur cinq.

Note : 3/10

"Cristela"  de Cristela Alonzo, Kevin Hench, avec Cristela Alonzo, Carlos Ponce, Maria Canals-Barrera... Sur ABC.

5 /5

On teste : "Kingdom"

On teste : "Kingdom"

Le pitch :
Aujourd’hui à la tête d’un club de "mixed martial arts" de Venice Beach, un ancien fighter assagi gère son business, ses relations avec ses frères, et la sortie de prison de l’ex de sa petite amie.

Alors que Sons of Anarchy a entamé sa dernière saison, Kingdom se place dans la continuité. Avec ses bad guys, ses passions viriles et ses affaires familiales, ce drame noir et violent reprend le flambeau des héritières des Soprano. Oui mais voilà : huit ans après la fin du chef-d’œuvre d’HBO, certains de ses ingrédients, à force d’être copiés, sont devenus des clichés, et Kingdom se contente trop souvent d’avancer en terrain archi-connu. Plutôt bien écrite, parfois très bien interprétée (mention spéciale au séduisant Frank Grillo dans le rôle principal, carton rouge à Nick Jonas, sans ses frères et totalement inexpressif), la série, pourtant ne parvient pas à nous surprendre. Ajoutez-y la place calamiteuse réservée aux personnages féminins – girlfriend pour qui l’on rivalise ou jolies filles sans identité se baladant à moitié nues –, et The Kingdom ne gagne qu’in extremis son ticket pour un deuxième épisode.

Note : 5/10

"Kingdom" de Byron Balasco, avec Jonathan Tucker, Frank Grillo, Nick Jonas... Sur Audience Network.

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