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Que vaut "Versailles", la superproduction de "Canal+" ?

Que vaut "Versailles", la superproduction de "Canal+" ? Une prison dorée Que vaut "Versailles", la superproduction de "Canal+" ? Rivalité fraternelle Que vaut "Versailles", la superproduction de "Canal+" ? Un récit de pouvoir Que vaut "Versailles", la superproduction de "Canal+" ? 4

C'est la série française la plus chère jamais réalisée. Ce lundi, "Canal+" lance "Versailles", une vision très rock 'n' roll de la Cour de Louis XIV. Notre avis.

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Que vaut "Versailles", la superproduction de "Canal+" ?

Que vaut "Versailles", la superproduction de "Canal+" ?

Les œuvres les plus marquantes sont souvent le fruit d'esprits torturés. A l'instar du château de Versailles dont la grandeur, le faste, trouvent leur source dans la mégalomanie de Louis XIV. C'est le postulat que prend la nouvelle création originale de Canal+ qui raconte la genèse de cette construction. Un projet fou à l'écran comme en coulisses : avec 30 millions d'euros de budget, il s'agit de la série française (ou plutôt franco-canadienne) la plus chère jamais réalisée. L'objectif est clair : courtiser le marché étranger avec une coproduction pharaonique et internationale. Aux manettes, on retrouve en effet les showrunners britanniques Simon Mirren (Esprits Criminels) et David Wolstencroft (scénariste de MI5), et des acteurs de toutes origines : l'Anglais George Blagden (Vikings) dans le rôle-titre, l'Irlandais Alexander Vlahos dans la peau de son frère Philippe, la Suisse Noémie Schmidt en Henriette et la Française Amira Casar.

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Une prison dorée Que vaut "Versailles", la superproduction de "Canal+" ?

Une prison dorée Que vaut "Versailles", la superproduction de "Canal+" ?

Cette fiction en langue anglaise, dont les deux premiers épisodes ont été réalisés par Jalil Lespert (Yves Saint Laurent), débute en 1667 alors que Louis XIV est âgé de 28 ans. D'emblée, la série place la construction de Versailles comme un fantasme, un chantier démesuré reçu avec scepticisme par l'ensemble de la Cour. Dans une séquence de rêve très Malickienne, la mère du monarque murmure à son fils : "un roi sans château n'est pas un roi". Il court, danse au ralenti dans la (future) galerie des glaces, en compagnie d'une créature aux allures de nymphe. La caméra aime aussi filmer le palais comme un songe, balayé d'une lumière blanche, surgissant dans un plan aérien tel un paradis au milieu des ténèbres. Un symbole de rayonnement, mais aussi une prison dorée dans laquelle le roi pourra neutraliser ses potentiels ennemis.

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Rivalité fraternelle Que vaut "Versailles", la superproduction de "Canal+" ?

Rivalité fraternelle Que vaut "Versailles", la superproduction de "Canal+" ?

Car, ce qui frappe d'emblée dans ce Louis XIV nouvelle génération, c'est une peur d'être trahi tournant à l'obsession. Le monarque apparaît, au mieux, comme un enfant gâté auquel on vient de refuser une friandise, au pire, comme un manipulateur tendance psychopathe. George Blagden s'est d'ailleurs, sur les conseils de Jalil Lespert, inspiré du personnage de Michael Corleone dans Le Parrain. Le résultat, tout en regard revolver et sourire ironique, est d'autant plus convaincant que l'acteur parvient à dévoiler aussi une dimension plus fragile du personnage. Celle-ci se manifeste particulièrement dans la relation entre le roi Soleil et son frère, faite de tendresse et de rivalité. On pense notamment à cette scène où, après s'être chamaillés comme deux gamins, ils se défient chacun d'un côté de la table.

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Un récit de pouvoir Que vaut "Versailles", la superproduction de "Canal+" ?

Un récit de pouvoir Que vaut "Versailles", la superproduction de "Canal+" ?

Haut-en-couleur, ouvertement gay, adepte du travestissement, guerrier dans l'âme : Philippe est le personnage le plus fascinant de la série, voir le plus moderne. En lui accordant une partie centrale dans le récit, mais aussi en montrant davantage de diversité au sein de la Cour, les scénaristes tentent de dépoussiérer la fiction d'époque. Pas de leçon d'Histoire à l'odeur de naphtaline donc, mais un récit de pouvoir aux accents très shakespeariens, s'inspirant de faits, de légendes, mais aussi de rumeurs. A l'instar des Tudors, la série se concentre sur les coulisses du pouvoir, mélange politique, sexe et violence. Si la réalisation est impeccable, Versailles souffre d'un défaut majeur : son écriture ambitieuse, mais trop dense. La guerre, les nobles corrompus, les intrigues amoureuses... Les fils du récit sont multiples, mais ne s'enchevrêtent pas toujours de façon fluide. Autour du roi évoluent aussi un (trop) grand nombre de personnages. Les spectateurs risquent d'être perdus dans les premiers épisodes, mais au fil du temps les enjeux se font plus clairs. Versailles est un festin royal, mais qui nécessite du temps.

"Versailles" de Simon Mirren, David Wolstencroft, avec George Blagden, Alexander Vlahos, Dominique Blanc. Diffusé à partir de lundi 16 novembre sur "Canal +".

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