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Quatre séries ''so british'' à rattraper

Le polar insulaire "And Then There Were None" L Le captivant drame "Happy Valley" Le thriller James Bond-esque "The Night Manager" 4

De "Sherlock Homes" à "Downton Abbey", nos voisins anglais se sont illustrés dans l'art et la manière de faire une bonne série. Zoom sur quatre programmes repérés outre-Manche. (Spoiler : il y en a pour tous les goûts)

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Le polar insulaire "And Then There Were None"

Le polar insulaire "And Then There Were None"

Dickens, Charlotte Brontë, Sir Arthur Conan Doyle… Les Britanniques puisent largement dans leur patrimoine littéraire pour imaginer des séries captivantes. C'est encore le cas avec cette adaptation en trois épisodes de Dix petits nègres, l'œuvre culte d'Agatha Christie. La trame reste la même : dix individus se retrouvent sur une île après avoir été invités ou embauchés par un mystérieux couple. S'ils ne se connaissent pas, ils ont un point en commun : avoir perpétré un crime pour lequel ils n'ont jamais été condamnés. Ce qui devait être un séjour agréable se transforme vite en cauchemar quand ils sont assassinés, l'un après l'autre, sans possibilité de s'échapper.

Après l'excellente Une Place à prendre, tirée du roman de J.K Rowling, la scénariste Sarah Phelps réussit un nouveau coup de maître. Elle parvient à moderniser l'intrigue de ce polar en créant une ambiance à la fois plus sulfureuse (du sexe, de la cocaïne, des torses nus) et plus noire. L'île apparaît comme un lieu à l'immensité menaçante, aussi dangereuse que le couple de domestiques qui accueillent les personnages. On est loin des joyeux puzzles et de l'humour malicieux d'Hercule Poirot dans la série créée par Brian Eastman. Le whodunnit passe d'ailleurs en second plan tant l'autopsie de la culpabilité, soulignée par des flashbacks et autres apparitions terrifiantes, est un thème prépondérant. Par moments, And Then There Were None rappelle l'atmosphère de paranoïa et de fatalité qui imprégnait Shutter Island de Martin Scorsese. Voir ces personnages se diriger vers une issue qu'ils savent inéluctables est tout simplement fascinant.

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L'intrigante love story de "London Spy"

L

Alors qu'il est seul, désespéré, assis sur un pont, Danny pose ses yeux sur Alex. Mise en scène dans une opposition entre plans serrés et slow motion, cette rencontre apparaît comme un coup du destin… A moins qu'il ne s'agisse d'un plan méticuleusement préparé ? Car ce personnage énigmatique, avec lequel il entretiendra une relation pendant plusieurs mois, n'est pas ce qu'il semble être. Il disparaîtra d'ailleurs, du jour au lendemain, entraînant notre héros dans une quête de réponses.

Le titre et le pitch de London Spy sont trompeurs : oui, le thème de l'espionnage est présent (d'où certains rebondissements tirés par les cheveux), mais il est éclipsé par des questionnements plus introspectifs. L'homosexualité, la recherche d'identité, la marginalisation, le poids des secrets font partie des nombreux sujets abordés. Mais l'essence même de cette mini-série de cinq épisodes reste cette histoire d'amour, filmée par Jakob Verbruggen (réalisateur de la saison 1 de The Fall) à la manière d'un songe, et donc tellement idéalisée qu'on peine à savoir s'il s'agit d'une réalité ou d'une reconstitution fantasmée. Les performances sont remarquables : la fragilité de Ben Whishaw (Q dans Spectre), l'intensité de Jim Broadbent (Horace Slughorn dans Harry Potter) et la froideur de Charlotte Rampling servent à merveille les personnages. Certains trouveront le rythme lent, d'autres (dont nous faisons partie) apprécieront cette exploration psychologique, ponctuée par des envolées méditatives dignes de Rectify

3 /4

Le captivant drame "Happy Valley"

Le captivant drame "Happy Valley"

Dans les premières scènes de l'épisode pilote, on s'attend à un cop show sinistre (esprit anglais oblige), mettant en scène une policière hantée par son passé. La fille de Catherine Cawood s'est, en effet, suicidée après avoir donné naissance à un enfant issu d'un viol. Puis arrive cette histoire de kidnapping qui tourne mal : en colère que son boss lui refuse une augmentation, Kevin Weatherill encourage des truands locaux à kidnapper sa fille. Là, on imagine un remake de Fargo troquant les paysages immaculés du Minnesota pour les paysages ruraux du Yorkshire.

Pour tout vous dire, la série de Sally Wainwright est un peu tout cela à la fois : une plongée dans le quotidien d'officiers, un huis clos dans une petite communauté peuplée de nombreux cinglés, le tout, soupoudré d'un réalisme rappelant un film de Ken Loach. L'écriture est telle que l'on oublie ces impressions de déjà-vu pour se laisser absorber par l'intrigue. Une héroïne à poigne, des personnages solides confrontés à des dilemmes moraux, une mise en scène puissante sans être racoleuse… Happy Valley est maîtrisée de bout en bout. Bonne nouvelle : la saison 2 est aussi réussie.

4 /4

Le thriller James Bond-esque "The Night Manager"

Le thriller James Bond-esque "The Night Manager"

Directeur de nuit dans un hôtel au Caire, Jonathan Pine (Tom Hiddleston) croise le chemin de Sophie Aleka (Aure Atika). Cette belle inconnue lui confie des documents incriminant Richard Roper (Hugh Laurie), un trafiquant d'armes se cachant sous des habits de philanthrope. Animé par le sens du devoir, l'ex soldat les transmet illico aux services de renseignements britanniques, mais signe ainsi l'arrêt de mort de sa source. Encore hanté par ce drame quelques années plus tard, il devient agent secret et se met en tête de venger la jeune femme.


Adaptée d'un roman de John le Carré, The Night Manager a subi quelques changements par rapport à l'œuvre d'origine. Le plus notable ? L'intrigue débute en Egypte, en plein cœur du printemps arabe, et non plus en Amérique du Sud. La série a de nombreux atouts : des paysages à couper le souffle, une réalisation brillante signée Susanne Bier (Serena) et un glamour digne d'un opus de James Bond. Avec son élégance et son flegme si britannique, Tom Hiddleston (Loki dans Thor) apparaît comme le candidat idéal pour remplacer Daniel Craig. Face à lui, on retrouve un autre acteur de calibre : Hugh Laurie, trop discret depuis l'arrêt de Dr House. Le comédien excelle autant dans le rôle du bad guy menaçant que dans celui du médecin cynique. Essayer cette fiction, c'est l'adopter.

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