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Quatre bonnes raisons de regarder la série "Transparent"

Parce que Jeffrey Tambor est fascinant Parce que les Pfeffermann sont tous névrosés

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C'est la série événement de l'année, récompensée par deux Golden Globes en janvier dernier. Produite par le géant du e-commerce Amazon, la saison 1 de "Transparent" débarque le 8 mai prochain sur OCS City. Une chronique familiale mélancolique et subtile sur le coming out transgenre d'un sexagénaire.

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Parce que Jeffrey Tambor est fascinant

Parce que Jeffrey Tambor est fascinant

En mettant en scène le coming out de Mort Pfeffermann, le ''Trans-parent'' du titre, la showrunneuse Jill Soloway aurait pu tomber dans les clichés faciles. Au contraire, elle pose un regard nuancé, tendre et parfois amusé sur sa protagoniste principale. Sa solitude, son sentiment d'inadéquation, les discriminations dont elle peut être victime. Sans tomber dans la dramatisation à outrance, car la série réserve aussi son lot de scènes drôles et cocasses. Pas étonnant que la créatrice vise juste, elle s'est inspirée de l'histoire de son père, et n'a pas hésité à aller à la rencontre de personnes ayant vécu cette transition tardive. Outre l'aspect semi-autobiographique, on doit aussi cette pointe de subtilité à l'interprétation de Jeffrey Tambor, déjà excellent dans Arrested Development. Jamais caricatural dans son rôle de femme, il est capable, en un seul regard, de dévoiler les conflits internes de Maura. Il n'a pas volé son Golden Globe.

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Parce que les Pfeffermann sont tous névrosés

Parce que les Pfeffermann sont tous névrosés

Hormis leur toile de fond californienne, Transparent et Six Feet Under partagent un point commun : une tribu dysfonctionnelle. Comme le montre l'esprit vintage du générique, assemblage de vieux films de famille graineux, la chronique du clan Pfeffermann est au cœur de la série. Allant à contre-courant des attentes, l'épisode pilote délaisse d'ailleurs la sexagénaire pour se concentrer plutôt sur enfants. Sarah, l'ainée, une mère coincée dans un mariage qui ne la satisfait guère. Josh, un producteur de musique qui s'est amouraché d'une minette. Ali, la cadette, sans avenir professionnel, cherchant un sens à sa vie en multipliant les expériences sexuelles. La fratrie se taquine à coups de private jokes, se déchire avec force, avant de se réconcilier autour d'un dîner... Une famille lambda. Sauf que chacun d'entre eux trimballe ses névroses depuis l'enfance, découvre-t-on flashbacks à l'appui. Grandir dans un environnement marqué par le secret, ça laisse des traces. Des crises existentielles qui vont être exacerbées par l'annonce de Maura.

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Parce que l'esthétique de la série est soignée

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Pour son unique incursion au cinéma avec Afternoon Delight, Jill Soloway avait remporté en 2013 le prix de la réalisation à Sundance. Et, malgré son format sériel, Transparent ressemble beaucoup aux créations indé projetés au festival. A commencer par une bande son soignée, allant de Neil Young aux plus pointus Edward Sharpe & the Magnetic Zeros. D'ailleurs, la musique est partout : dans la collection de vinyles de Maura, dans le quotidien du producteur Josh, ou en accompagnement des multiples montages. Visuellement, cet esprit artisanal se ressent dans une façon très particulière de filmer les personnages. La caméra suit leurs moindres mouvements, les dialogues semblent presque improvisés, la mise en scène est léchée et suggestive. Une ambiance naturaliste que l'on doit aussi au jeu des acteurs, dénué de tous artifices. À commencer par l'excellente Gaby Hoffmann, habituée des films à petits budgets, ou encore de Jay Duplass, créateur de la série Togetherness et réalisateur qui s'est fait un nom sur la scène indé.

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Parce que c'est une série féministe

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Homosexualité, quête d'identité, euthanasie, avortement... Dans Transparent, Jill Soloway fait un pied de nez à l'Amérique conservatrice en peignant un milieu très progressiste où aucun sujet n'est tabou. Et surtout, c'est une série embrassant le point de vue des minorités, surtout des femmes qui passent d'objets à sujets. On est loin des Tony Soprano et autres antihéros machos qui ont marqué l'âge d'or de la télévision. Selon l'universitaire Iris Brey, il s’agit d’une mini-révolution : ''Soloway invente un monde qui ne serait plus sous la domination patriarcale’’, affirmait-elle au festival Series Mania. Des personnages à la sexualité affichée, fluide et libre, loin des carcans habituels. La showrunneuse s'est aussi inspirée de l'esprit brut et sans concessions de Girls, comme elle l'expliquait au site Vulture. A l'instar de Lena Dunham, elle met en scène des personnages auto-centrés, antipathiques, imprévisibles et non, des héroïnes douces et gentilles. A tel point que, dès l'épisode pilote, Maura s'interroge : ''Comment j'ai pu élever des enfants aussi égoïstes ?''

"Transparent", saison 1 inédite, à partir du 8 mai à 20h40 sur OCS City.

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