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Pourquoi on aime la série "The End of the F***ing World"
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Pourquoi on aime la série "The End of the F***ing World"

La nouvelle sensation série de ce début 2018 ? "The End of the F***ing World", disponible depuis le 5 janvier sur Netflix, où deux ados un peu marginaux font une fugue qui va mal virer. Une petite pépite britannique, en seulement huit épisodes de 20 minutes, qu'il faut absolument avoir vue.

Un drôle de mash-up

Un drôle de mash-up

Produite par Channel 4 et distribuée par NetflixThe End of the F***ing World ne ressemble à aucune série connue. Une chose est sûre, elle est 100% originale – avec un ton et une singularité so british – qui mélange les genres sans risquer l'indigestion, mêlant à la fois comédie noire, rom-com et road-trip déjanté. Son pitch ? James (Alex Lawther), un garçon introverti de 17 ans, est persuadé d'être un psychopathe et on le croit puisqu'il tue des animaux comme passe-temps. Alyssa (Jessica Barden), l'ado blasée dans toute sa splendeur, s'entiche du frêle ténébreux et lui propose de fuir ensemble. James accepte, décidant de profiter de l'occasion pour faire d'Alyssa sa première victime... On pourrait penser en lisant ces lignes que la virée promet d'être sinistre, de sombrer dans une surenchère de gore et que la fin du monde est proche. Pourtant non ! Même si leur aventure sera teintée d'une violence franche, elle sera aussi belle et romantique. Un savoureux mélange des genres on vous dit, où l'on éclate de rire et la seconde d'après on est saisi d'effroi. Et inversement.

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L'originalité, marque de fabrique britannique

À la comédie noire s'ajoute celle de l'absurde comme pour désamorcer tout pathos qui viendrait gâcher la partie. "Être cinglé dans un monde dérangé, ce n'est pas être fou, mais être sain d'esprit." Cette sage pensée pourrait nous amener vers une belle réflexion philosophique, mais prononcée par l'un des personnages les plus inconséquents de la série, c'est le genre de dialogue décalé qui prend une saveur particulière.

En plus d'en faire des êtres consistants, The End of the F***ing World a cette intuition salvatrice de laisser ses jeunes héros conduire l'action plutôt que de les mener par le bout du nez comme des pantins. Un choix avisé qui les rend plus crédibles et plus attachants. Surtout lorsqu'un twist – dont on ne vous dira rien – rebat les cartes et fait de cette virée adolescente quelque chose de bien plus profond et qui va permettre de creuser l'intime. Aussi paumés soient-ils, Alyssa et James sont finalement ce qu'il y a de plus pur dans cet univers retors et violent où les adultes, pour la plupart, sont irresponsables ou dangereux. Leur histoire d'amour – qui joue habilement sur la versatilité de leurs sentiments – amène une lumière inattendue dans ce chaos qui aurait pu tomber dans le grand-guignol. Soit la meilleure recette pour éviter de sombrer dans le cynisme.

Des visages connus

Des visages connus

Cerise sur le gâteau, The End of the F***ing World n'est pas dénuée de talents déjà repérés par les amateurs de séries. Alex Lawther qui interprète James nous avait laissées bouche bée devant l'épisode "Shut Up and Dance" de la saison 3 de Black Mirror où il jouait un gamin victime d'un odieux cyber-chantage (attention spoiler : qui s'avérait en fait être un pédophile !). Jessica Barden, alias Alyssa, s'est illustrée de son côté dans un rôle sulfureux de la dernière saison de Penny Dreadful. Parmi les personnages secondaires, on ne manque pas non plus d'apprécier la présence des deux policières qui suivent nos fugueurs à la trace. L'une, Wunmi Mosaku, jouait elle aussi dans la saison 3 de Black Mirror ("Playtest") mais on s'amuse surtout en découvrant sa coéquipière : Gemma Whelan qui tient un rôle bien éloigné de la guerrière Yara Greyjoy de Game of Thrones. Une série au ton unique, mélange de teen comédie noire et de road-trip déchaîné, des héros diablement attachants, un scénario aussi tendre que furieux et enfin un casting de perles rares... The End of the F***ing World a vraiment tout pour nous faire craquer.

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