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Notre top 5 des meilleures séries de 2017
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Notre top 5 des meilleures séries de 2017

2017 s'achève après nous avoir ravies avec des nouveautés toutes plus saisissantes les unes que les autres. Comme en sélectionner seulement cinq revenait à se couper les cheveux en quatre, on a décidé de s'inspirer du dictionnaire américain Merriam-Webster qui a élu le 12 décembre dernier le mot "féminisme", mot de l'année. En suivant cette tendance, on a retenu les cinq séries de 2017 qui défendent la cause des femmes.

"Big Little Lies"

"Big Little Lies"

En plus de réunir un casting all-star (Nicole Kidman, Reese Witherspoon, Shailene Woodley, Laura Dern et Zoë Kravitz) dans une seule et même série, Big Little Lies a provoqué un séisme, tant dans le fond que sur la forme. Dans le fond car elle décortique la violence sourde qui s'installe jusque dans les vies de papier glacé. Avec une rare subtilité, ce drame a fait de la sororité à la fois une condition de survie mais aussi une arme létale. Cette solidarité féminine s'est muée en une injonction à la révolte et même un appel à la violence comme ultime recours... Honnêtement, on a peu l'occasion de voir des séries aussi subversives. Et sur la forme, parce que voir des actrices aussi puissantes (Kidman et Witherspoon) s'unir pour produire cette série et jouer des femmes qui clouent au pilori le patriarcat, c'est plus qu'un symbole, c'est révolutionnaire.
 

Big Little Lies, saison 1, sur OCS

"Mindhunter"

"Mindhunter"

Mindhunter, c'est bien plus que la nouvelle sensation chapeautée avec maniaquerie par David Fincher ou la ressemblance de Jonathan Groff avec Emmanuel Macron. Et sa réussite va au-delà du simple thriller qui glace le sang. La prouesse se situe ailleurs, privilégiant une plongée inédite dans la psyché des plus célèbres tueurs en série. Soucieux de son efficacité, le drame se débarrasse de toute forme de voyeurisme. L'horreur, ici, est racontée ; cela suffit à provoquer l'effroi. Car il s'agit avant tout de comprendre les mécanismes de la violence la plus extrême. Dans un brillant exercice de déconstruction, Mindhunter s'applique à démontrer que la barbarie infligée aux femmes – puisque ce sont principalement elles les victimes – trouve ses racines dans une masculinité qui se sent menacée et une misogynie exacerbée. Dérangeant mais nécessaire.
 

Mindhunter, saison 1, sur Netflix

"SMILF"

"SMILF"

Frankie Shaw – créatrice et actrice de SMILF – pourrait bien devenir la nouvelle it girl des séries avec ses yeux bleus et malgré ses joggings informes. Dans sa toute première série, elle campe Bridgette, une jeune mère célibataire et précaire de Boston qui déploie une énergie épuisante (rien qu'à l'observer) pour retrouver l'amour (ou juste du sexe) et une stabilité financière. Elle rêve de devenir actrice, plus encore basketteuse professionnelle. Surtout, elle incarne une véritable force de vie malgré une mère bipolaire et le traumatisme d'un abus sexuel par son père. Toujours sur le fil du rasoir, chaque coup du destin pourrait bouleverser sa vie. Avide et brouillonne, SMILF explore le désir d'une jeune maman et ses rêves de succès. Mais dans chaque domaine, on la renvoie à sa condition de mère quand il est question de sentiments, ou de femme quand il s'agit de réussite...
 

SMILF, saison 1, en janvier 2018 sur Canal+ Séries

"The Deuce"

"The Deuce"

The Deuce, c'est un peu l'histoire d'une promesse qui tarde à venir. Laquelle ? Raconter la naissance du porno à New-York au début des 70s. Au lieu de cela, l'essentiel de la saison s'attarde à suivre des prostituées et tout ce qui compose leur quotidien : les macs, les chambres miteuses, les clients violents, les flics corrompus... Le tout derrière les talons de Maggie Gyllenhaal en prostituée fatiguée à la recherche de renouveau, et la moustache de James Franco dédoublé en jumeaux qui se frottent au monde de la nuit pour s'en sortir. Avant de rentrer dans le vif du sujet, David Simon – le créateur – veut d'abord montrer de quel univers est issu la pornographie et qu'elle s'appuie sur une exploitation des femmes et de leurs corps, dans une logique où la domination masculine et le capitalisme règnent en maîtres.


"The Deuce", saison 1, sur OCS

 

"The Handmaid

"The Handmaid's Tale"

Adaptation du best-seller de Margaret Atwood (La Servante écarlate), cette dystopie portée par Elisabeth Moss est tombée à point nommé. Quelques mois après l'élection de Trump, misogyne notoire, et quelques mois avant le scandale Weinstein, The Handmaid's Tale a créé l'effet d'un électrochoc. Voir un monde semblable au nôtre, frappé de stérilité et tombé sous une dictature, asservir les quelques femmes fertiles et les violer dans un rituel sordide pour qu'elles enfantent, a donné un nouvel élan aux mouvements féministes. La réaction a été d'autant plus vive que toutes les violences infligées dans la série ont existé dans le passé ou existent encore aujourd'hui dans certaines régions du monde. The Handmaid's Tale a démontré à quel point la situation des femmes reste fragile et que le combat pour nos droits est encore loin d'être terminé.
 

"The Handmaid's Tale", saison 1, sur OCS

 

Emilie Semiramoth

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