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La rentrée séries US, épisode 4

On garde : "Crazy Ex-Girlfriend" On garde : "The Last Kingdom" On teste : "Casual" On teste : "Red Oaks" 4

Après une rentrée en demi-teinte, octobre s'annonce comme le mois le plus prometteur en matière de nouveautés séries. Tour d'horizon.

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1 /4

On garde : "Crazy Ex-Girlfriend"

On garde : "Crazy Ex-Girlfriend"

Le pitch

Avocate dans un grand cabinet new-yorkais, Rebecca Bunch (Rachel Bloom) décide sur un coup de tête de tout quitter pour retrouver son amour d'adolescence, installé dans le sud de la Californie.

Notre avis

Après l'excellente Jane The Virgin, la chaîne pour ados The CW réussit encore un pari audacieux. Drôle, déjantée, colorée, Crazy Ex-Girlfriend est portée par l'interprétation sans fausse note de Rachel Bloom, star de YouTube et co-créatrice du show. Son autre point fort ? Des numéros musicaux originaux, surprenants et d'une grande finesse, allant du classique de Broadway au clip de R'n'B. ''Sexy Getting Ready'' (Sexy en se préparant) dénonce, par exemple, la tyrannie de la beauté et la misogynie des rappeurs à coup de chorégraphie en culottes Spandex. Dans une autre chanson, il est question des couples célèbres qui inspirent Rebecca : Bella et Edward, Carrie et Big, Harry et Sally. Ce clin d'oeil aux romcoms n'est pas anodin ; la série ne cesse de subvertir les codes des contes de fées hollywoodiens pour mieux démontrer leur impact nocif sur les femmes. Bien plus profond qu'une simple comédie musicale.

Note : 8/10

"Crazy ex-girlfriend" de Aline Brosh McKenna avec Rachel Bloom et Santino Fontana, sur "The CW".

2 /4

On garde : "The Last Kingdom"

On garde : "The Last Kingdom"

Le pitch

Au 9ème siècle, dans le royaume de Northumbria, Uhtred assiste à la mort de son père lors d'un combat opposant les Saxons et les Vikings. Le petit garçon est enlevé par le chef danois Earl Ragnar (Peter Gantzler), mais finit par gagner sa confiance, devenant pour lui un fils de substitution. À l'âge adulte, le jeune homme décide de récupérer le royaume de son père défunt, détenu par son machiavélique oncle.

Notre avis

Encore une série mêlant jeux de pouvoir, bataille sanglante et scènes de sexe dans un univers médiévalo-fantastique... Voilà la première pensée qui nous est venue en lisant le synopsis de The Last Kingdom, inspirée de la saga Saxon Stories de Bernard Cornwell. Bonne nouvelle, loin d'être un simple croisement entre Vikings et Game of Thrones, cette fiction americano-britannique déborde d'atouts : un contexte historique captivant, une intrigue solide centrée sur la quête d'identité, des scènes de combats épiques et, surtout, un casting de qualité. Peter Gantzler semble né pour jouer le personnage d'Earl Ragnar, tandis que Ian Hart régale les nostalgiques de My Mad Fat Diary. Quant à Alexander Dreymon, interprète d'Uhtred adulte, il est tout aussi charismatique (et bien plus séduisant) que son alter ego Gameofthronesque Jon Snow.

Note : 7/10

"The Last Kingdom" de Stephen Butchard avec Alexander Dreymon et Nicholas Rowe, sur "BBC Two" et "BBC America".

3 /4

On teste : "Casual"

On teste : "Casual"

Le pitch

En plein divorce, Valérie (Michaela Watkins) s'installe chez son frère Alex (Tommy Dewey), célibataire endurci et créateur d'un site de rencontres. Avec son aide, elle découvre les nouveaux codes de la drague, enchaîne les rencontres éphémères, tout en essayant d'élever sa fille Laura, âgée de 16 ans.

Notre avis

Digne héritière du cinéma mumblecore, Casual se place dans la lignée naturaliste de Transparent, Togetherness ou Girls, avec une forme esthétique réminiscente du cinéma indépendant américain. La série, créée par Zander Lehmann, utilise le registre de la dramédie pour explorer les aléas de la vie de célibataire à l'ère de Tinder et des réseaux sociaux. Le malaise des premiers rencards, tout comme celui des coups d'un soir ratés, sont croqués avec cynisme et mordant. Casual ne se contente pas de dénoncer l'ultramoderne solitude, et ausculte aussi les névroses de ses personnages via leur arbre généalogique.  Ce portrait d'une famille dysfonctionnelle n'atteint jamais la profondeur de Six Feet Under, malgré la présence de Frances Conroy, mais on passe tout de même un bon moment.

Note : 6/10

"Casual" de Zander Lehmann avec Michaela Watkins et Tommy Dewey, sur "Hulu".

4 /4

On teste : "Red Oaks"

On teste : "Red Oaks"

Le pitch

1985. David Meyers (Craig Roberts) travaille, le temps d'un été, en temps que moniteur de tennis au country Club de Red Oaks, dans le New-Jersey. Entre deux fêtes, l'étudiant profite de cette parenthèse salutaire pour réfléchir à son avenir.

Notre avis

Comédie sur les 80s produite par Steven Soderbergh, Red Oaks ravira les nostalgiques de cheveux gaufrés et de panoplies fluo. De la bande son soignée au retour des vieilles gloires de l'époque (Jennifer Grey de Dirty Dancing joue la mère de David), la série multiplie les références sans jamais tomber dans la reconstitution caricaturale. Autour de David se déploient une ribambelle de seconds rôles prometteurs : Wheeler, le copain toujours stone, Nash, le moniteur de tennis hédoniste, Skye, la mystérieuse brune, etc. Héritière des comédies potaches de l'époque, mais aussi des films sur le passage à l'âge comme Le Lauréat, Red Oaks enrobe ses questionnements universels d'un vernis vintage doux-amer. Le charme opère assez rapidement.

Note : 6/10

"Red Oaks" de David Gordon Green et Joe Gangemi avec Craig Roberts et Jennifer.

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