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Interview : on a rencontré les acteurs de la série "Orange Is The New Black"

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Lundi 15 septembre, le géant américain de vidéos à la demande a débarqué en France avec sa série phare "Orange Is The New Black". Cette création originale de Netflix créée par Jenji Kohan ("Weeds"), raconte la vie de Piper, jeune fiancée qui se retrouve en prison 10 ans après avoir transporté une valise de drogue. Une chronique de la vie derrière les barreaux où les rôles féminins sont nombreux et étoffés. A cette occasion, on a rencontré les stars Taylor Schilling, Laura Prepon, Jason Biggs et Danielle Brooks.

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L'interview de Taylor Schilling - Piper

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Est-ce que le rôle de Piper a changé votre vie, et comment ?

Je suis toujours en train de réaliser ce qui m’arrive. Cela fait tellement du bien de faire partie d’une série aussi bien. C’est excitant, je me sens créative !

Comment avez-vous décroché le rôle ?

Je le voulais vraiment, je le trouvais très spécial et en même temps, je me disais que les choses étaient prédestinées et que je ne pouvais pas les contrôler. C’était très facile de décrocher le rôle de Piper, il était fait pour moi. J’ai passé un test et la créatrice de la série Jenji Kohan m’a casté sur cette vidéo.

Quelles recherches avez-vous fait pour préparer le rôle ?

Avant la saison 1, je n'ai pas fait beaucoup de recherches. Je suis seulement allée en prison après le tournage de la saison 1, quand mon personnage était derrière les barreaux depuis un petit bout de temps. J'étais accompagnée de la vraie Piper (la série est tirée d'une histoire vraie), c'était vraiment intéressant. Nous avons un décorateur très doué parce que la prison qu'on a visité ressemble vraiment à la réalité. C’était incroyable de rencontrer des vraies prisonnières et de les écouter. La plupart ont entre 18 à 23 ans, ont des enfants, sont incarcérées pour des histoires de drogues et ne sont pas violentes…

Qu’avez-vous pensez des rôles féminins dans cette série ?

J’ai adoré le pilot, que quelqu’un ait pensé à écrire un personnage féminin. Et surtout que quelqu’un se soit dit que les gens allaient regarder les aventures de cette femme, qui ne parle pas de sa relation avec un mec, ou sa rupture avec lui, ou de sa meilleure amie.. C’était tellement excitant de lire ça. J’espère que ça permettra de laisser plus de place aux gens qui veulent écrire sur des femmes. Ce programme montre que les séries centrées sur des rôles féminins sont importantes et attirent les gens. Les mecs aussi veulent voir des personnages féminins forts !

Avez-vous passé beaucoup de temps avec la vraie Piper ?

Je l’ai beaucoup fréquentée pendant la première saison, elle était très impliquée. Elle est toujours consultante pour la série et a été très importante pour moi.

C’est possible d’improviser sur le plateau ?

La créatrice de la série Jenji Kohan rigolerait si elle était là, nous parlons beaucoup entre nous. Elle exige qu’il y ait une prise avec le scénario tel quel. Sinon nous sommes libres d’improviser.

Votre père est procureur, que pense-t'il de la série ?

Mon père est maintenant avocat de la défense, il s'occupe des mineurs et des affaires de drogues. Il prône la réhabilitation, plutôt que l'incarcération. Il m’a dit que la série avait amené les gens à s'intéresser aux personnes incarcérées et à les voir comme des humains.

Vous n’avez pas peur que la série renvoie une vision trop glamour de la prison ?

Oui, une fille m’a dit ça l’autre jour, qu’elle voudrait aller en prison pour rencontrer des gens comme nous. Mais j’ai répondu : "tu ne veux pas aller en prison, tu peux te faire des amis en dehors". Mais ça n’arrive pas toujours. Notre prison est bien sûr une version romancée et ça peut poser problème… Mais ça ouvre un dialogue sur le système pénitencier, ce qui ne peut être que positif.

Quelles séries regardez-vous ?

J’adore House of Cards, Six Feet Under et aussi Top of the Lake.

Qu'est ce que ça change de devenir célèbre ?

C'est surtout ma nomination pour le Golden Globe qui m'a fait très plaisir. Etre reconnue par la profession était très satisfaisant, et en plus, j'adore jouer ce personnage. Mais mon quotidien n'a pas changé. Je ne pense pas être une célébrité mais plus une actrice. C’est ce qui a changé.

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L'interview de Laura Prepon - Alex

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On ne vous voit pas beaucoup dans la saison 2 ?

Je ne suis pas très présente dans la nouvelle saison mais on a commencé à tourner la saison 3 au mois de mai 2014 et je suis dans tous les épisodes donc c’est génial. Le rôle m’a manqué, les autres actrices aussi mais maintenant je suis de retour !

Votre série That 70’s Show a eu beaucoup de succès et vous êtes de retour avec une autre série qui marche, qu'est ce que ça vous fait ?

J’ai commencé That 70’s Show à 18 ans et la série a duré 8 ans. Donc c’était l’équivalent de mes années lycée et universitaires Quand la série s'est terminée, c’était comme si j’avais obtenu mon diplôme et que j’allais commencer ma vie. J’ai eu de la chance, mais Orange Is The New Black est comme un phénomène culturel, et en faire partie est dingue.

Comment vous êtes- vous préparer pour le rôle d'Alex ?

J’ai fait passer beaucoup de drogues aux frontières.... Non je rigole, je n’ai pas eu le temps de me préparer, j’ai tout de suite été dans le bain quand j’ai été choisie parce qu'on a commencé à tourner directement. Mais je jouais le rôle d’une dealeuse, ce que je n’ai jamais fait dans ma vie, donc j’ai essayé d’humaniser cette fille. Je voulais pouvoir m’identifier à elle pour la faire exister. Elle est incroyable, a soif de pouvoir, est vulnérable, amoureuse et veut se faire une place. C’est un personnage complexe.

Est-ce vrai que vous aviez auditionné pour le rôle de Piper ?

Ils faisaient passer les castings pour Piper à l’époque. J’avais lu le pilot et je l'avais adoré. J'ai tout de suite su que je devais faire partie de cette série. Donc j’y suis allée en sachant que je n’étais pas du tout la bonne personne pour le rôle. Et quand je suis partie, la créatrice Jenji m’a dit qu’elle n’arrivait pas à me sortir de sa tête pour le rôle d’Alex. "La dealeuse manipulatrice ? Cool". J’ai relu le pilot avec ce rôle en tête. Et elle était tellement géniale. Quand ils ont casté Taylor pour le rôle de Piper, j’ai tout de suite trouvé qu’elle était parfaite et on a eu une alchimie instantanée, on n'a même pas eu à réfléchir. Nos scénaristes imaginent plein de rebondissements. C’est vrai qu’on commence le show en se disant que Piper est innocente et Alex manipulatrice mais plus on avance, plus on commence à voir qu’Alex va droit au but et ne se cache pas. Alors que Piper se révèle petit à petit manipulatrice et joue avec Alex. On ne ressemble pas à nos personnages mais on s’entend bien et je pense que ça se ressent devant la caméra.

Quels sont les réactions de vos fans ?

C’est marrant parce que notre audience est très vaste, ça va des enfants, qui ne devraient pas regarder cette série, à la grand-mère de mes amies. L’histoire raconte les aventures d’un couple de même sexe mais ça ne dérange personne. C’est la première fois que je joue le rôle d’une lesbienne. Et c’est quelque chose qui doit être montré à la télé. Les hommes aussi aiment la série.

Pensez-vous que la série change la perception des gens sur le système judiciaire ?

Notre série permet aux gens de se pencher sur la question du système judiciaire actuel. Nos personnages ne sont pas horribles, ils ont tous leurs histoires et ils sont là parce qu’ils ont fait une bêtise, qu’ils le méritent, ou qu’ils ne peuvent pas vivre en société. Donc notre programme humanise les personnes incarcérées.

Quelles sont vos séries préférées ?

True Blood, j'ai commencé à regarder au moment de la saison 7. J'ai fait un marathon de la saison 1 à 6. Oh mon dieu, Eric Northman, est le mec parfait ! Ca m’a permis de comprendre pourquoi les gens sont fans de nos personnages parce que je suis fan de ceux de True Blood. Regarder la série est quelque chose de compulsif pour moi, je mets mon pyajama et je binge watch True Blood.

Quels sont vos rapports avec les réseaux sociaux ?

On regardait la télévison différemment du temps de That 70's Show. Ashton Kutcher était le premier à être à fond sur Twitter. On ne le comprenait pas du tout à l’époque. Je ne voulais pas me créer un compte, je voulais juste vivre ma vie. Mais on m’a demandé d'être active sur Twitter dans le cadre de mon travail. J’étais complètement larguée. J’adore Instagram parce que je suis plus quelqu’un de visuel. Les réseaux sociaux font partie du business maintenant, je les utilise mais ils ne sont pas le centre de ma vie. Quand je suis au restaurant avec mes amies, on met nos téléphones au centre de la table et la première personne qui touche son portable paye sa tournée.

Que pensez-vous des rumeurs sur votre supposée relation avec Tom Cruise ?

Je suis une personne secrète et j’en suis fière. Je me concentre sur mon travail quand je parle en public. Mais apparemment Tom Cruise est très épris de moi. Il serait aux anges. Je suis contente que quelqu'un ait lancé la rumeur avec Tom Cruise parce qu'il est pas mal.

Avez-vous rencontré la vraie Alex ?

Non elle était introuvable lors du tournage de la saison 1 et elle vient tout juste de réapparaitre dans un article pour Vanity Fair. Et j’ai vu à quoi elle ressemblait, je suis son opposé...

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L'interview de Jason Biggs - Larry

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Comment expliquez-vous le succès de la série ?

C’est une série qui change de ce que l’on voit d’habitude. Elle dévoile un monde nouveau, où les gens ont plus de mal à s’identifier. La frontière entre les genres est aussi fine…  c’est une comédie, un drame.. C’est tout en même temps. Chaque personne a son interprétation. Et les spectateurs peuvent choisir ce qu’ils veulent en tirer. Il y a tellement de personnages que les gens peuvent forcement s’identifier à un d’entre eux. Et parce que ses personnages sont révélés aufils de flashbacks, on se glisse dans la vie de ses femmes avant qu’elles ne soient emprisonnées. On compatie avec elles, ce que je trouve très intéressant. Elles sont toutes des anti-héros, des personnes pleines de défauts. La plupart ont fait des choses graves pour se retrouver là où elles sont. Mais nous, en tant que spectateurs, on les aime quand même. Et c’est en partie grâce à l'aspect comique. On parle de choses poignantes mais le côté comique les rend plus approchables, identifiables et plus drôles, ce qui est unique en son genre. La série est risquée, sans concession et parle de tous les stéréotypes ou clichés, elle est crue et honnête.

Vous arrive-t’il d’être jaloux que votre personnage ne soit pas derrière les barreaux ?

Tout le temps, ces actrices s’éclatent. Elles s’entendent vraiment très bien, s’en est presque bizarre. En interview, quand les acteurs disent qu’ils s’entendent bien, c’est faux la moitié du temps. Mais là c’est vrai. Quand j’arrive sur le plateau et qu’elles terminent une scène : c’est comme une fête, elles s’adorent. Alors que moi je suis en quarantaine avec mon iPhone. Donc oui je suis jaloux.

La série est connue pour proposer un grand nombre de personnages féminins et vous êtes un des seuls rôles masculins, ce n’est pas trop dur ?

C’est génial, le casting est diversifié. Tout ce que fait la créatrice Jenji Kohan sort des sentiers battus. Il n’y a pas de : "oh c’est un rôle pour une femme afro-américaine, qui est l’actrice montante ?". Elle a trouvé ses actrices, certaines juste après leurs diplômes de l’école. Moi je suis aussi quelqu’un aussi qui sort des sentiers battus. Personne ne me choisirait pour ce genre de rôle. Et c’est pour ça que Jenji m’a casté, parce que les gens ont une certaine opinion de moi et que j’étais un choix audacieux. C’est génial de faire partie de ça, j’ai de la chance, je suis dans le club des gens cools. Jouer Larry, c’est une responsabilité puisque je suis un des rares mecs de la série, je dois livrer une bonne prestation. Mais c’est dur parce que le cœur de la série se passe entre les murs de la prison. Pour Piper, ce qui est en jeu, c’est Larry, sa vie avec son fiancé. Mon personnage est l’enjeu de la saison 1 même s’il n’est pas très présent. Donc je suis fier de jouer ça mais aussi jaloux de voir ces femmes s’amuser autant. Moi aussi je veux en être !

Le personnage de Larry évolue beaucoup dans la saison 1. C’était comment de jouer ce personnage qui vit un ascenseur émotionnel ?

Ce que j’adore quand je joue ce personnage, plus que tous les autres que j’aie pu jouer, c’est qu’il est compliqué et réel. Certaines personnes pensent que ce qu’il fait est discutable ou méprisant. Je ne suis pas contre cette interprétation mais ses actes sont motivés par l’amour et sa volonté de survivre à l’extérieur, autant que Piper essaye de survivre à l’intérieur de la prison. Il essaye de prendre soin de lui. On voit très bien quand ce changement arrive : avant il était un chevalier blanc mais il a eu trop d’amertume et il s'est fait avoir, puis il commence à faire des choix discutables. Il toujours du comique dans ce rôle, mais de la comédie très différente de ce que j’ai l’habitude de faire. Ici c’est beaucoup plus subtile, ce sont les situations qui sont marrantes. 

Quelles autres séries suivez-vous ?

Ma femme et moi sommes très fans de House of Cards, la deuxième saison était incroyable. On adore aussi Game of Thrones et The Bachelor et The Bachelorette, que nous live-twittons. On le fait depuis plusieurs années. Cette émission est composée de catastrophes ambulantes mais c’est divertissant et très bizarre à la fois. J’aime bien me moquer des gens mais je joue un personnage sur Twitter où j’aime être provoquant. Les émissions sont diffusées le lundi et je me réveille tous les mardis matin en me disant "quel article a été écrit sur mes tweets hier pour dire que je suis horrible ?". Ce qui me fait rire, c’est quand les gens disent que je fais tout pour qu’on parle de moi. Mais c’est le cas, je suis un acteur et j’aime être le centre de l’attention !

Est-ce que vous pensez que cette série peut changer l’opinion des gens sur le système pénal ?

J’ai une vision libérale des choses, je prône la réhabilitation au lieu de l’incarcération, en fonction des crimes bien sûr. Voir cette série, ça fait réfléchir les gens. Et j’adore que ça fasse réagir les gens. C’est génial pour moi de faire partie de ce projet pour ce genre de raisons… Même si Américain Pie nous faisait aussi réfléchir, "est-ce qu’on peut baiser une pâtisserie ou pas ?". C’est important que les enfants le sachent. La réponse bien sûr est oui mais il a fallu plusieurs films pour en être sûr.

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L'interview de Danielle Brooks - Taystee

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Avez-vous banni la couleur orange de votre garde-robe depuis la série ?

Je portais beaucoup de vêtements orange avant que la série ne commence. Mais c’est devenu plus difficile depuis parce que j’ai l’impression que porter du orange prend une importance. Mais cette couleur me va bien au teint… Qu’est-ce que j’y peux ?

La série est de retour pour une seconde saison. Vous attendiez-vous à un tel succès ?

J’ai été très surprise. Je pensais que cette série allait être de bonne qualité en général. Mais finalement, elle s’est révélée être encore mieux. Je rêvais de pouvoir faire partie d’un programme comme celui-ci et je le réalise maintenant. Je suis contente d’être un personnage régulier dans la saison 2. C’est pour l’instant une très bonne expérience qui est loin d’être finie.

Quelle préparation avez-vous fait pour le rôle ?

Pour la première saison, j’ai lu le livre (Orange Is the New Black: My Year in a Women's Prison de Piper Kerman, NDLR), pour comprendre ce qu’il se passait, ce que j’allais faire. Avant j’ai aussi beaucoup regardé une émission : Beyond Scared Straight, qui suit les jeunes qui vivent une adolescence difficile. Ils sont emmenés en prison et ils rencontrent les gens incarcérés. Pour la deuxième saison, c’est difficile parce qu’on ne sait pas où vont nos personnages. Il faut être prêt quand on reçoit le scénario, réfléchir rapidement, faire des choix audacieux. Et ça nous guidera là où on doit aller. Les scénaristes écrivent quelques épisodes et en fonction de ce que les acteurs donnent, ils peuvent écrire le reste de la saison.

Avez-vous rencontré des prisonniers ?

Pas encore mais c’est quelque chose que je veux faire. Certaines personnes sont venues vers moi, dont un qui est venu me voir sur Time Square et qui m’a dit : "Je suis un grand fan ! Je connais quelqu'un qui ressemble à Taystee".  C’est génial pour moi en tant qu’actrice. J’ai eu peur de jouer un stéréotype. Mais je ne pense pas, il y a tellement de profondeur dans ce personnage. Je suis heureuse que les gens l’apprécient. 

Dans la saison 2, on en apprend plus sur le passé de votre personnage Taystee.

Oui, on verra des flashbacks sur la vie de Taystee dans la saison 2. On sait déjà que son histoire n’est pas simple à regarder. J’ai hâte de voir comment le public va réagir en découvrant son passé.

La série raconte l’histoire de Piper mais se focalise aussi sur tous les autres personnages. Est-ce la clef du succès de la série ?

Je sais que Piper est le personnage principal mais je ne pense pas que la série aurait eu un aussi grand succès s’il n’y avait pas tous ces personnages autour d’elle. Tous sont liés et ont une place importante dans l’intrigue. La créatrice Jenji Kohan a utilisé Piper comme une fenêtre pour explorer les autres personnages. Et si elle avait été afro-américaine, est-ce que cette série aurait été un tel hit ? Est-ce que la série serait aussi intéressante pour les gens ? Je pense que c’est révélateur de la société aujourd’hui et je suis contente que Jenji soit capable de parler d’ethnicité, de sexe, d’orientation sexuelle, de viol, du système judiciaire…. Tout le monde peut se sentir concerné par ces sujets. Finalement les gens s’identifient aux personnes dont ils sont le plus éloignés. Je pense que c’est pour cela que le show est un tel succès.

Comment ce rôle a changé votre vie ?

En 24 heures, je suis devenue une célébrité pour les gens. Je suis arrivée hier et il y avait une dizaine de personnes qui savait dans quel hôtel j’allais être. Pour moi, c’était incroyable. Enfin, je n’étais pas prête et je ne portais pas de maquillage… Les gens vous regardent toujours et je dois toujours faire attention. Mais je suis contente que le public me parle sans forcément me prendre pour Taystee. Ils disent mon nom, donc ils doivent aimer mon travail d’actrice.

Qui allez-vous voir pour glâner des conseils ?

Mes collègues de la série ! Kate Mulgrew me donne des conseils sur le business. Mais je demande à tout le casting en général. Et je peux aussi conseiller certaines personnes, leur donner le nom d’un styliste qui pourrait les habiller gratuitement. On s’aide mutuellement.

Est-ce que vous pensez que la série fait réfléchir les gens à deux fois avant d’enfreindre la loi ?

J’ai bien peur que ce soit le contraire, souvent les gens me disent : "oh je voudrais pouvoir être prison pour trainer avec Taystee". Ils ont une vision glamour de la prison. Cela reste tout de même de la fiction même si la série met en lumière des sujets et des faits réels. Cela change peut être la façon dont les gens votent, où se comportent vis-à-vis d’une personne.

Que pensez-vous du phénomène Netflix, le service de vidéos à la demande qui produit la série ?

Ils sont innovants et très secrets, et je pense que c’est très intelligent. Ils abaissent leur carte quand ils voient le moment opportun arriver. Pour la saison 2, j’étais stressée à cause du succès de la première saison. Je voulais faire la même chose, mais au lieu d’avoir le feedback après le premier épisode ou le deuxième, j’ai pu me concentrer sur mon travail (tous les épisodes d’une saison sont dévoilés en même temps, NDLR), au lieu de lire les commentaires des gens sur Twitter ou Instagram. En tant qu’acteur, ça permet de se concentrer.

"Orange Is The New Black", de Jenji Kohan, avec Taylor Schilling, Laura Prepon, Jason Biggs... Sur Netflix.

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