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Faut-il regarder "The Collection", la nouvelle série mode ?
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Faut-il regarder "The Collection", la nouvelle série mode ?

Le renouveau de la mode française à la fin des années 40 raconté à travers le prisme d'une petite maison de couture… France 3 a dévoilé The Collection, sa coproduction grandeur nature, à mi-chemin entre une fiction d'époque et un mélo. Notre avis.

1947. A la sortie de l'Occupation, Paul Sabine, fondateur d'une maison de couture, est convoqué par un membre du cabinet du Président. Un rendez-vous loin d'être anodin : on lui demande de s'associer à un fabricant de textile pour "redonner tout son lustre à la France". Comprendre : replacer la capitale sur la scène internationale mode, avant qu'elle ne se fasse détrôner par New York. Avec son frère Claude, artiste torturé et véritable artisan de leur succès, et une mère prête à tout, il va tout faire pour arriver à ses fins.  

Pour mettre en images ce pitch ambitieux, digne d'une fresque à la The Crown, France 3 s'est associé à BBC Worlwide et au géant Amazon Prime Video. Une avalanche de moyens qui se voit à plusieurs niveaux : le casting international réunissant Richard Coyle (Covert Affairs), Mamie Gummer (fille de Meryl Streep), Alexandre Brasseur (Le Bureau des légendes) ou encore Jenna Thiam (Les Revenants). Les acteurs étant majoritairement anglophones, même pour des personnages français (les Sabine), il faudra se tourner vers la reconstitution historique pour la touche d'authenticité. A commencer par les somptueux costumes, confectionnés par les designers Chatoune et Fab (Deephan, Coco Chanel et Igor Stravinsky), dans le plus pur esprit New Look.  

Des silhouettes romantiques et ultra-féminines qui viennent égayer un Paris d'après-guerre morose, mais bercé par la musique de Charles Trenet. La mode y apparaît à la fois comme une frivolité nécessaire, et une préoccupation de quelques riches happy few. Le contraste s'illustre au détour d'une scène : Nina, petite main, est sollicitée pour un shooting dans les rues de la capitale. Sa robe rouge détonne avec la photographie monochrome, sa joie de vivre offre une respiration au milieu des manigances. Mais l'insouciance est de courte durée… Elle se fait attaquer par des badauds, voyant cet étalage de richesse (en pleine période de rationnement), comme une provocation ultime. Un passage inspiré d'un fait réel : en 1948, un mannequin portant du Dior a été attaquée de manière similaire dans la rue Lepic.  

Si The Collection s'inspire de faits historiques (la trajectoire de la maison Dior), prend un soin particulier à recréer les petits moments de vie d'un atelier, elle reste dans son essence une série mélodramatique. Ce qui est d'ailleurs illustré par les images de sang composant l'ouverture (là où on attendait des farandoles de tissus) ou le slogan choisi pour la campagne promo : "l'important, ce n'est pas ce qu'ils portent, mais ce qu'ils cachent". Fort de son travail sur Pretty Little Liars, le producteur et scénariste Oliver Goldstick s'efforce d'injecter une bonne dose de tension à cette fiction cousue main. Meurtres, trahisons, ombre de passé nazi… Les intrigues se multiplient autour de Paul, délicieux personnage d'arriviste. Malgré une ambition affichée, une ambiance délicieusement vintage et une bonne distribution, The Collection n'arrive pas à exploiter pleinement l'ensemble de ses storylines, manquant parfois de rythme et de souffle romanesque. Une série de bonne facture, mais encore perfectible.

The Collection d'Oliver Goldstick à découvrir tous les jeudis sur France 3 ou en replay.  

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