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Faut-il regarder "Malaterra", le "Broadchurch" français ?

Faut-il regarder "Malaterra", le "Broadchurch" français ? série Une partition familière Une bourgade tranquille  Malaterra série

France 2 diffuse ce mercredi "Malaterra", le remake français de la série britannique "Broadchurch". Que vaut cette nouvelle version portée par Nicolas Duvauchelle et Louise Monot ? Notre avis.

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Faut-il regarder "Malaterra", le "Broadchurch" français ? série

Faut-il regarder "Malaterra", le "Broadchurch" français ? série

L'annonce d'un remake, qui plus est d'une série de qualité, laisse toujours dubitatif. On déplore un manque d'imagination ; on craint de ne pouvoir se défaire d'une sensation de déjà-vu. Malaterra, adaptation française de la pépite british Broadchurch, ne déroge pas à la règle. Diffusée mercredi sur France 2, cette série de huit épisodes, réalisée par Jean-Xavier de Lesterade (Lauréat du prix Albert Londres en 2000 et Oscar du meilleur documentaire pour Un coupable idéal en 2002), reprend la même intrigue de départ en changeant juste de pays : une petite ville Corse est secouée par la mort d'un enfant de 11 ans, Nathan, retrouvé mort sur une plage. A peine transféré dans l'Ile de beauté, le capitaine de gendarmerie Thomas Rotman (Simon Abkarian) est chargé d'enquêter sur ce crime.

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Une partition familière

Une partition familière

Ce n'est pas la première fois que Broadchurch est revisitée pour un public étranger. En 2014, la Fox avait lancé Gracepoint, un remake américain dans lequel David Tennant (Dr Who) reprenait son rôle. Faute d'originalité, de vraie proposition, la série n'avait séduit ni les spectateurs, ni le public. Malaterra souffre du même défaut : une copie trop proche de l'originale.

Certes, on peut lui accorder quelques qualités. Les trois premiers épisodes – seuls que nous ayons pu voir – de la série se déroulent dans un rythme plus lancinant et se distinguent par un casting remarquable. Simon Abkarian et Constance Dollé forment un duo de policiers qui fonctionne très bien ; Louise Monot et Nicolas Duvauchelle sont convaincants dans leur rôle respectif de parent dévasté. Mais difficile de ne pas être frappées par les multiples ressemblances entre les deux versions : mêmes personnages (à quelques nuances près), même intrigue et des scènes parfois à l'identique. Dommage qu'il n'y ait pas eu de vraie réécriture. Les producteurs promettent un dénouement différent, mais sera-t-il vraiment radical, surprenant ? Rien n'est moins sûr vu la direction prise.

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Une bourgade tranquille Malaterra série

Une bourgade tranquille  Malaterra série

De The Killing à The Fall... Les whodunnit accordent toujours une place particulière au cadre. La petite bourgade sans histoires devient un élément à part entière de la série. La communauté est auscultée à l'aune d'un crime qui bouscule un quotidien paisible, fait voler en éclats les secrets de chacun. Suivant cette formule, Malaterra ancre son intrigue dans une localité fictive de Corse où tout le monde se connaît. Dans un plan-séquence du premier épisode, Elisabeth Viviani, mère de Nathan, croise sur la place principale de la ville la majorité des protagonistes de la série, les salue avec sourire et décontraction, fait un brin de discussion. Une déambulation qui a plusieurs fonctions : dépeindre l'ambiance paisible qui règne avant le drame, montrer les liens forts qui unissent chaque personnage, et introduire par la même occasion la liste des suspects potentiels.

Malaterra fonctionne comme une micro-société dont on découvre progressivement les rouages, notamment à travers l'outsider Thomas Rotmann. Reste que ses paysages sont moins saisissants que la côte anglaise de Broadchurch, ou les ambiances grises et pluvieuses des fictions nordiques. Un coin sauvage, mais baigné d'un soleil omniprésent qui détonne avec le caractère tragique de l'histoire. Pire, la série ne tire pas vraiment profit de son environnement pour donner une couleur locale à l'intrigue, amener d'autres enjeux. A choisir, on préfère largement l'oppressante falaise d'East Cliff et le jeu plein d'intensité d'Olivia Colman.

"Malaterra" de Stéphane Kaminka avec Louise Monot et Nicolas Duvauchelle, diffusée à partir du mercredi 18 novembre sur France 2 à 20h55.

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