• Minute Crush
  • Calendrier de l

Actuellement en kiosque !

GL cover mag Mai 2016 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir

Cinq nouvelles séries (du monde entier) que vous allez adorer

Le polar planant "The Kettering Incident" La comédie régressive "Irresponsable" Le drama coup de poing "NSU German History X" Le conte angoissant "Au-delà des murs" 5

Pour sa septième édition, le festival Séries Mania nous a encore fait découvrir des pépites venues d'Argentine, d'Australie ou encore d'Allemagne. Zoom sur ces séries françaises et étrangères qui nous ont tapées dans l'œil.

LIRE LA SUITE
1 /5

Le polar planant "The Kettering Incident"

Le polar planant "The Kettering Incident"

30 août 2000. Attirée par une étrange lumière dans le ciel, une fillette s'évapore dans la forêt de Kettering en Australie. Quinze ans plus tard, Anna Macy (Elizabeth Debicki), seule témoin de cet étrange phénomène, est victime de pertes de conscience. Alors qu'elle s'est exilée à Londres, la jeune femme se réveille, du jour au lendemain, dans sa Tasmanie natale. Ses proches l'accueillent avec mépris et colère, la tenant encore responsable de la disparition de son amie. A défaut d'être original sur le papier, The Kettering Incident se démarque par son doux parfum d'étrangeté, amplifié par la beauté envoûtante des paysages. Des jeux de regards - personnages qui s'observent par la fenêtre, omniprésence des miroirs et des cadres dans les cadres – au choix d'une héroïne non fiable, la série s'enfonce dans un bain de paranoïa. Les silences pesants comme les ruptures temporelles viennent aussi nourrir l'impression de confusion qui saisit le spectateur. Voguant constamment entre thriller et paranormal, cette création australienne hypnotise dès les premières minutes. On en ressort séduit et un peu sonné… comme après un doux rêve.

Côté diffusion : la série débarquera prochainement sur les écrans australiens, mais elle n'est pas encore programmée en France.

2 /5

La comédie régressive "Irresponsable"

La comédie régressive "Irresponsable"

Des posters de Nirvana, des fringues qui traînent, des manettes de Playstation... La caméra balaye une chambre d'ado en bazar, avant de dévoiler le visage du maître des lieux : un trentenaire endormi dans son lit d'enfant. Dès la scène d'introduction, Irresponsable pose son héros comme un grand gamin, digne des geeks immatures peuplant la filmographie de Judd Apatow. Au chômage, Julien est contraint, à presque 30 ans, de retourner vivre chez sa mère à Chaville. Dans la ville de son enfance, il croise le chemin de son premier amour Marie… et découvre qu'il est papa d'un garçon de 15 ans. Ponctuée par des situations improbables et des dialogues hilarants, cette production OCS a été la bonne surprise du festival, une parenthèse humoristique salutaire au milieu des dramas anxiogènes. Mais la vraie réussite de cette comédie reste son personnage principal, mythomane, immature, maladroit et terriblement attachant. Sébastien Chassagne incarne avec brio ce post-ado qui passe son temps à enchaîner les bourdes entre deux séances de fumette.

Côté diffusion : vous pourrez découvrir Irresponsable à partir du 20 juin sur OCS City.

3 /5

Le drama coup de poing "NSU German History X"

Le drama coup de poing "NSU German History X"

Après Deutschland 83, primée l'année dernière, l'Allemagne a encore fait sensation à Séries Mania. Nouvelle preuve de ce savoir-faire local, cette mini-série revient sur une vague de crimes racistes perpétrés, dans les années 2000, par le groupe néo-nazi NSU (parti national-socialiste souterrain). Ces faits divers sont évoqués à travers trois points de vue : d'abord celui des terroristes, puis des victimes turques, et enfin de la police. Diffusé au festival, le premier opus met en scène la lente radicalisation de ces jeunes paumés de l'ex-RDA, quelques mois après la chute du mur de Berlin. Ou comment la jeune Beate basculera dans l'extrémisme au contact de son nouveau petit ami, le charismatique Uwe. Si le rôle joué par le contexte économique est souligné, German History X ne cherche jamais à nous mettre en empathie avec ses personnages. Des phrases haineuses prononcées dans l'allégresse (''le Sida va se charger d'éliminer les homos'') aux débats sur l'avenir de la race aryenne en plein ébat sexuel, en passant par les chansons de propagande, l'idéologie néo-nazie apparaît à la fois comme un aphrodisiaque, une source de plaisanterie et de jubilation. Cette banalisation de la violence physique et verbale rend le visionnage de la série d'autant plus éprouvant pour le spectateur. Glaçante, mais d'intérêt général, cette fiction est aussi conçue comme une mise en garde contre la montée du racisme, soulignait le scénariste Thomas Weindrich. Un vrai tour de force.

Côté diffusion : NSU German History X n'a pas encore attiré l'attention d'une chaîne française, mais on est prêts à lancer une pétition, s'il le faut.

4 /5

Le conte angoissant "Au-delà des murs"

Le conte angoissant "Au-delà des murs"

Après le thriller d'anticipation Trepalium, la fiction française continue timidement à sortir de sa zone de confort. Une prise de risque qui paye : signée par le duo Hervé Hadmar et Marc Herpoux (Les Témoins et Pigalle, la nuit), cette mini-série fantastique est une vraie réussite. A la mort de son mystérieux voisin André de Bainville, la solitaire Lisa (l'excellente Veerle Baetens d'Alabama Monroe) hérite de sa maison. Un manoir décrépit qui, sous le papier motif Rorschach, cache un monde souterrain peuplé de créatures inquiétantes. A mi-chemin entre le schizophrénique Locataire de Polanski et le jeu vidéo Silent Hill, cette création envoûtante assume ses influences, mais propose bien plus qu'une expérience cauchemardesque. Du générique soigné au sous-texte psychanalytique, en passant par l'impeccable photographie, le voyage vaut largement le détour.

Côté diffusion : Au-delà des murs passera dans quelques mois sur Arte.

5 /5

Le thriller carcéral "El Marginal"

Le thriller carcéral "El Marginal"

Ex-flic, Miguel Dimarco intègre sous couverture le pénitencier de San Onofre. Sa mission ? Découvrir ce qui est arrivé à la fille d'un éminent juge, kidnappée par une bande de malfrats. De Oz à Orange is the New Black, l'univers carcéral est une source d'inspiration inépuisable pour les auteurs de fiction. Outre le fait que cet espace restreint amplifie les émotions, la prison tend un miroir à la société dans laquelle elle est érigée. Ici, la vie derrière les barreaux est organisée selon un système de classes et gangrenée par la corruption. Pendant que les nababs jouissent d'une cellule VIP (avec lecteur DVD et lit king size), les nouveaux venus croupissent dans un quartier aux allures de bidonville. El Marginal casse les codes : elle préfère le grand air au confinement, la musique latino au bruit des cellules, la transgression à la rigidité. Une alliance parfaite entre comédie et ultra-violence qui a séduit le jury de Séries Mania et lui a permis de remporter le Grand Prix du festival.

Côté diffusion : les droits d'El Marginal en Argentine ont été acquis par Netflix. On espère que la plateforme française suivra le mouvement.

Loginnn

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.