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"Black Mirror" : alors cette saison 4 ?
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"Black Mirror" : alors cette saison 4 ?

Comme un joli cadeau de Noël, Netflix a mis en ligne le 29 décembre dernier la quatrième saison de "Black Mirror". Dans chacun des six nouveaux épisodes, une héroïne mène l'intrigue, seule ou accompagnée d'un partenaire masculin. Une évolution qui accompagne un changement de ton de la série, moins sombre qu’à l’accoutumée.

Une série monument de la pop culture

Une série monument de la pop culture

Depuis son apparition en 2011 sur Channel 4, la série britannique de Charlie Brooker n'a eu de cesse de nous glacer le sang et de nous avertir sur les dérives à venir, toutes liées à la technologie. Cette anthologie techno-dystopique (fiction sur une société où le bonheur n'existe pas) a su nous prouver à plusieurs reprises ses talents d'oracle. "The Waldo Moment", épisode de la saison 2, en est l'exemple le plus probant quand trois ans après sa diffusion, on a vu l'élection de Donald Trump. L'entrée en politique, grâce à son immense popularité à la télévision, d'un avatar animé, vulgaire et graveleux, annonçait sans qu'on s'en rende compte l'arrivée à la Maison-Blanche de l'animateur bling-bling du jeu de télé-réalité "The Apprentice".

En résumé, Black Mirror a réussi à s'imposer dans la pop culture comme LA série – un brin moralisatrice – qu'il faut absolument voir. Une recommandation qui s'accompagne souvent avec une ordonnance pour des antidépresseurs... C'était vrai jusqu'à la saison 3. L'exil de la série sur Netflix marque un tournant et en particulier l'épisode "San Junipero", une histoire d'amour déchirante qui s'offre le luxe d'un happy end. Pour la première fois, deux héroïnes portent seules un épisode entier et ouvrent la voie vers une nouvelle ère dans l'univers de Black Mirror.

Des femmes et leur pouvoir

Des femmes et leur pouvoir

L'actualité de l'année 2017 aura été particulièrement marquante pour les femmes ; quelque chose que Charlie Brooker et Annabel Jones (co-showrunneuse de la série) ont senti venir et mis en avant dans cette saison. Pour commencer, Black Mirror a accueilli sa première réalisatrice : rien moins que Jodie Foster. Elle signe l'épisode "Arkangel" dans lequel une mère célibataire implante une puce GPS dans le cerveau de sa fille. L'appareil lui permet même de regarder et entendre tout ce que sa fille voit ainsi que de brouiller sa vision et son audition lorsqu'elle est exposée à un contenu jugé trop violent ou inapproprié. Avec la volonté de protéger son enfant au départ, elle devient une mère intrusive, presque monstrueuse. Beaucoup plus vertueuse, l'héroïne de "Metalhead" tente d'échapper à un robot-chien tueur. On suit cette traque dans un monde post-apocalyptique, filmée en noir et blanc et avec très peu de dialogues, sans que la tension ne nous laisse une seconde de répit ou qu'on ne cesse de trembler pour cette pro de la survie.

Qu'elles soient héroïnes ou anti-héroïnes, les femmes ont toutes en commun de vouloir à tout prix prendre le contrôle de leur destinée. Il y est question de pouvoir : sur autrui ("Arkangel"), face à un système ("Metalhead" et "Hang the DJ"), un oppresseur ("USS Callister", "Black Museum") ou même la fatalité ("Crocodile").

 

Une saison moins sombre

Une saison moins sombre

Black Mirror ne renie pas son ADN dystopique, mais elle cherche malgré tout à sortir de schémas pré-établis où la fin de chaque épisode laisserait forcément un goût amer. Si "Black Museum" s'inscrit parmi les épisodes les plus faibles de cette livraison – avec une chute mal amenée – elle participe au changement d'humeur de cette saison. Dans cette même logique, "Hang the DJ" voit deux jeunes gens défier l'algorithme d'une application de dating qui décide des couples qui se formeront. Aussi bien la fille que le garçon se battent contre l'injustice absolue de l'application et proposent la comédie romantique la plus charmante qu'on ait vue ces dernières années. Mais notre préférence va à "USS Callister" où un développeur de génie a créé un univers en ligne – réplique satirique de Star Trek – où il tyrannise des copies numériques de ses collègues qui y sont faits prisonniers. Parmi eux, une jeune femme (Cristin Milioti ressuscitée de How I Met Your Mother) va tout faire pour échapper à son emprise. Le panache et le charme étant au rendez-vous. Black Mirror n'est peut-être pas prête à nous jouer une ode à la joie, mais si on veut bien la croire il semblerait que l'avenir n'est pas si sombre finalement.

 

Black Mirror, en ce moment sur Netflix.

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