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"Tyrant", le nouvel "Homeland" ?

"Tyrant", le nouvel "Homeland" ?

Le nouveau thriller géopolitique des producteurs de "Homeland" rebat les cartes en plantant son décor au Moyen-Orient. La top-série des vacances ? Euh… en fait pas vraiment.

Les mêmes producteurs…

On ne change pas une équipe qui gagne. Après Homeland, ses auteurs-producteurs, Howard Gordon et l’Israélien Gideon Raff unissent à nouveau leur force et racontent une autre histoire de retour au pays sur fond de politique internationale. Cette fois, ce n’est pas un Marine qui rentre au bercail mais le fils du dictateur d’une nation fictive du Moyen-Orient qui revient sur sa terre natale avec femme et enfants, le temps d’un mariage, après des années d’exil aux Etats-Unis. Le prénommé Barry y retrouve à contrecœur un père autoritaire et manipulateur, un frère aîné au cerveau cramé par la violence atavique et un pays sous haute tension. De quoi faire une jolie réunion de famille.

… Mais pas les mêmes acteurs

La réussite d’Homeland repose à 50% sur la qualité de ses deux acteurs principaux, Claire Danes et Damian Lewis. Tyrant n’a pas cette chance. Adam Rayner et Ashraf Barhom dans la peau des frères ennemis, ou encore Jennifer Finnigan dans celui de l’épouse naïve, se distinguent surtout par leur fadeur et leur manque de subtilité. Il faut chercher au second plan pour dénicher un acteur convaincant – l’excellent Justin Kirk de Weeds, inexplicablement relégué au rôle annexe d’un ambassadeur cynique.

Une actualité brûlante…  

Après avoir exploré dans Homeland les dessous de la guerre contre le terrorisme du point de vue de la CIA, Tyrant, en plein dans l’actu mondiale, s’attache de l’intérieur aux remous qui agitent le monde arabe. Son royaume imaginaire, où les monarques roulent en Ferrari et écrasent leur opposition dans le sang, pourrait être un avatar de la Syrie déchirée de Bachar el-Assad.

… Mais un traitement trop simpliste

Homeland avait déjà tendance à aligner les clichés sur le Moyen-Orient. Mais comme Tyrant se déroule entièrement sur place, c’est encore plus voyant. La série cumule paresseusement les figures stéréotypées – le peuple uniformément pauvre et bon, le pouvoir uniformément brutal et cupide –  et cède à toutes les facilités (les dialogues entre Arabes en anglais avec accent) sans même chercher à apporter le moindre élément d’analyse politique. En montant à gros trait son modèle de dictature et en y plantant les silhouettes raides de personnages sans singularité, Tyrant devient elle-même une série d’opérette, dont les enjeux n‘ont finalement qu’un rapport très cosmétique avec la vraie marche du monde.

Un petit potentiel addictif…

On connaît le talent des scénaristes d’Homeland pour nous tenir en haleine, quitte à fermer les yeux sur de méga-invraisemblances. Si le potentiel addictif de Tyrant est moins flagrant, la série a tout de même quelques atouts pour installer un suspense décent. Le héros et sa famille parviendront-ils à rentrer chez eux ? S’ils restent (on parie ?) comment Barry règlera-t-il ses comptes avec son embarrassante filiation ? Et son fils ado, couchera-t-il avec celui du garde du corps ? Pardon, on s’égare…

… Gâché par une ambiance outrancière

Vous l’aurez compris, Tyrant noie ses maigres arguments géopolitiques sous une épaisse couche de soap. Entre flashbacks lourdingues, duels de regards et intrigues racoleuses, la série ressemble plus à une telenovela qu’au thriller nerveux qu’on attendait. "Next" !

"Tyrant", avec Adam Rayner, Jennifer Finnigan, Ashraf Barhom...

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