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"The Fall" : on a rencontré la mystérieuse Gillian Anderson

On a rencontré Gillian Anderson

Dans "X-Files", elle était Scully, la cérébrale. Dans "The Fall", Gillian Anderson est plus magnétique que jamais, et toujours aussi difficile à cerner. Rencontre chaud-froid.

"Enigmatique ? Oui, et c’est ce que j’aime chez elle. Le fait qu’elle ne soit pas facile à cerner." La voix est sensuelle, le ton autoritaire, la réponse expéditive. Quand elle évoque Stella Gibson, son personnage dans The Fall, Gillian Anderson emploie des mots que nous pourrions utiliser pour parler d’elle, l’actrice, qui depuis vingt ans nous échappe et nous fascine. En 1993, à 24 ans, elle sort de l’anonymat grâce à X-Files, où elle endosse les tailleurs mémère de Dana Scully, la moitié rationaliste du duo d’agents formé avec Fox Mulder, joué par David Duchovny. Le personnage a l’air d’une nonne sécularisée, mais une moue perplexe suffit à la rousse laiteuse aux yeux lagon pour chauffer à blanc des millions de geeks enamourés, et s’offrir les honneurs répétés de la presse masculine.

Quand la série culte s’achève, plutôt que de suivre les sirènes de la célébrité, Gillian Anderson se fait rare. L’actrice américano-britannique, capable de changer d’accent comme de chemise, alterne les rôles pointus en Grande Bretagne et aux Etats-Unis, au théâtre, à la télé et au cinéma. On l’aperçoit même dans un film français, L’enfant d’en haut, en 2012. Gillian se fait désirer. Son come-back, amorcé dans Hannibal, où elle joue la psy du célèbre tueur, et confirmé cette année dans la mini-série Crisis et le polar british The Fall, n’en est que plus percutant. Thriller psychologique, qui fait la part belle aux personnages, The Fall lui permet de retrouver un premier rôle, celui de Stella Gibson, une profileuse envoyée à Belfast pour traquer un serial-killer. X-Files, Hannibal, The Fall… Une prédilection pour les meurtres violents ? "C’est une pure coïncidence. Je n’ai pas d’intérêt particulier pour les serial-killers. Ce qui m’intéresse, c’est la qualité du scénario, la singularité du projet et le talent des gens avec qui je vais travailler."

En l’occurrence, elle partage l’affiche de The Fall avec le beau Jamie Dornan, le futur Christian Grey de Fifty Shades of Grey. Pas de quoi l’impressionner. "Nous ne nous sommes pas croisés pendant le tournage, et c’est aussi bien comme ça, puisque dans l’histoire j’essaye justement de le coincer sans y parvenir." Dans la tendance des polars sophistiqués à la Broadchurch, la série suit en parallèle l’enquête de Stella et le quotidien du tueur, entre vie de famille et préparation de ses meurtres. "C’est une réflexion sur le fait que nous ne sommes pas si éloignés les uns des autres, que ce soit en fantasmes ou en actes. Les gens qui ont une double vie nous fascinent parce que c’est quelque chose qui est aussi à l’intérieur de nous."

Gillian Anderson sait décidément créer le trouble. A 45 ans, dans les blouses en soie de Stella, femme indépendante qui affectionne les coups d’un soir, elle est plus stricte et flamboyante que jamais. "C’est un plaisir de jouer un personnage qui est sûre de qui elle est, de ce qu’elle veut, de ce qu’elle est prête à tolérer ou non." Brillante et intimidante, Stella rappelle la Scully d’X-Files et la psy fatale d’Hannibal. "Honnêtement, je ne vois pas vraiment de correspondance entre ces personnages. Mon travail exige que je m’intéresse plutôt à leurs différences." Soit. N’empêche que de rôle en rôle, l’actrice entretient une réserve un peu hautaine, une froideur de braises qui la rend inaccessible et d’autant plus attirante. "As-tu conscience de l’effet que tu produis sur les hommes ?", gémit d’ailleurs l’ancien amant de Stella dans The Fall.

Si Gillian Anderson séduit via ses personnages, c’est qu’elle incarne souvent une femme charismatique dans un univers sombre et violent peuplé d’hommes, dont elle est l’égale (Scully et Mulder dans X-Files, le docteur du Maurier et Hannibal), voire la supérieure (Stella dans The Fall). Féministe ? "Je ne sais pas si jouer des femmes fortes est quelque chose d’important pour moi, mais c’est le genre de personnages qu’on me propose. Ceci dit, je trouve tout aussi intéressant de jouer une femme traumatisée ou fragileD’ailleurs Stella est aussi pleine de failles que n’importe quel autre être humain." La deuxième saison, dont Gillian Anderson est aussi productrice exécutive, nous en apprendra-t-elle plus sur les secrets du personnage ? "Oui, un peu plus !", se contente de lâcher l’actrice. Fidèle à son mystère.

"The Fall", avec Gillian Anderson et Jamie Dornan. En avril sur 13e Rue (France)

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Caroline Veunac
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