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"State of Affairs" : y a-t-il une série pour sauver Katherine Heigl ?

"State of Affairs" : Y a-t-il une série pour sauver Katherine Heigl ?

Disparue du petit écran après "Grey’s Anatomy" et poursuivie par une réputation de diva des plateaux de tournage, Katherine Heigl mise tout sur "State of Affairs", une série lancée par NBC, qu’elle produit elle-même avec sa mère. Retour gagnant ?

Pourquoi on l’attend au tournant

Acclamée pour son rôle d’interne digne, belle et courageuse dans "Grey’s Anatomy" en 2005, Katherine Heigl multiplie les nominations aux Emmy Awards et aux Golden Globes. Hors plateau, elle s’investit auprès d’une association de don d’organes et devient une valeur sûre de la comédie romantique américaine ("27 Robes", "En cloque, mode d'emploi").

Étourdie par le succès, l’actrice managée par sa mère prend alors la mauvaise habitude de critiquer ouvertement les scénaristes de la série. En 2008, elle exige ainsi que son nom soit retiré des nominations aux Emmy Awards, arguant que la saison ne lui a pas offert le matériel suffisant pour livrer une prestation digne de son incommensurable talent. Réputé tyrannique sur les plateaux, le duo mère-fille signe ensuite son arrêt de mort médiatique chez David Lettermann, où Katherine Heigl lâche "Mercredi dernier, pour notre premier jour de tournage de la saison, nous avons passé 17 heures sur le plateau ! Je trouve ça cruel. Je le dis ici en espérant qu'ils aient honte."

Après plusieurs absentéismes et une discussion houleuse avec Shonda Rhimes dans les locaux d’ABC, elle claque finalement la porte de "Grey’s Anatomy" au beau milieu du tournage de la saison 6. Grossière erreur. Non seulement personne ne croit au communiqué larmoyant précisant qu’elle quitte la série pour se consacrer à son enfant, mais son image de diva aigrie finit par lui coller définitivement à la peau. Sa carrière sur grand écran n’y résistera pas.

Alors que Shonda Rhimes poursuit sa conquête de la télé US - elle a ensuite lancé les cartons "Scandal" et "How To Get Away With Murder", qui l’ont issée au rang de femme la plus influente du monde des séries - le téléphone de Katherine Heigl a peu à peu arrêté de sonner. Ses plates excuses répandues dans les médias n’y changeront rien. Si, par voie de presse, l’actrice demande régulièrement à la productrice de la reprendre dans l’une de ses séries, cette dernière refuse, l’ayant déclarée “mauvaise” pas plus tard que le mois dernier. Dernière solution pour l’actrice : produire elle-même sa propre série, avec l’aide de maman.

State of Affairs : un néo-Homeland... de supermarché

Diffusé pour la première fois lundi 17 novembre aux Etats-Unis, "State of Affairs" rentre dans le conflit du Moyen-Orient avec ses gros sabots et ses bons sentiments. Bienvenue dans une cellule terroriste où personne ne semble capable de comprendre l’arabe à part la patronne, une traumatisée de guerre ultra glamour qui s’étouffe d’effroi à chaque fois qu’elle croise une tête enturbannée.

Incarnée à l’écran par Katherine Heigl, Charleston Tucker est la meilleure, la plus audacieuse et la mieux coiffée de son open space. Son job ? Botter les fesses des terroristes, rendre des comptes à une Présidente des Etats-Unis qui fait office de figure maternelle et d’autorité à la fois. Mise en pli parfaite, colliers de perles, foulards mesquins… Tout chez Heigl évoque une Carrie Mathison ("Homeland") coincée dans le corps d’une Miss France qui serait passée entre les mains du styliste de Bernadette Chirac.

Mais Charlie est aussi une jeune femme troublée. Endeuillée d’un fiancé humanitaire exécuté sous ses yeux par un terroriste, elle multiplie les transgressions "cheap" (écraser sa cigarette dans son verre de vin blanc, coucher avec des inconnus et les jeter comme des vieux Kleenex, faire des jeux de mots sexuels à sa psy) et fait douter la CIA de son aptitude à gérer la pression. Dans cette relecture de "Homeland" à la sauce "soap" (qui transpire l’influence de Shonda Rhimes), Katherine Heigl, victime du syndrome de la bonne élève, construit un personnage moralement irréprochable et perd de vue une règle d’or : le téléspectateur préfère les salauds. Pas de Frank Underwood ("House of Cards") dans "State of Affairs", donc : l’actrice a raconté avoir interdit aux scénaristes d’infiltrer une taupe dans sa cellule anti-terroriste, s’exclamant "ils sont tous si géniaux !" Dommage : avec un scénario sans surprises, ce premier épisode de "State of Affairs" échoue à susciter la tension paranoïaque qui avait rendu fous les fans de "Homeland" et de "24h Chrono". Pour autant, les quelques bonnes surprises de ce "pilot" (notamment la géniale présence de James Remar - l’odieux Richard de "Sex and the City") laissent penser que la série pourrait gagner en finesse avec le temps... Si la dure loi des networks, qui n’hésitent plus à sacrifier un show après son troisième épisode, veut bien lui en laisser le temps.

"State of Affairs", créée par Alexi Hawley avec Katherine Heigl, Adam Kaufman, Sheila Vand ... diffusée sur NBC.


State of Affairs NBC Official Trailer [HD] | STATE OF AFFAIRS by Filmow  

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