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Rentrée des séries américaines, épisode 3

Pour la troisième semaine, Glamour passe en revue les nouveautés séries en provenance des Etats-Unis. Notre avis.

Je teste : la comédie cartoonesque "The Good Place"

Le pitch

Employée dans l’industrie pharmaceutique, Eleanor gagnait sa vie en vendant des médicaments inefficaces à des personnes âgées. Si tout le long de son existence elle s’est distinguée par ses mauvaises actions, au moment du jugement dernier, elle se retrouve sur un malentendu au "bon endroit". Le surnom donné à une petite ville où se retrouvent, après la mort, les individus ayant accompli toujours œuvré pour le bien commun.

Notre avis

Après son rôle mémorable dans Veronica Mars, Kristen Bell revient à l’écran dans ce qui pourrait être l’une des comédies les plus intéressantes de la rentrée. Un choix idéal puisque l’actrice apporte à cette anti-héroïne, adepte des réparties cyniques, un indéniable capital sympathie. Face à elle, une galerie de personnages qui, dans ce paradis aux allures de Truman Show, représente la crème de la crème de la population terrestre (des Mères Theresa et autres sauveurs de l’humanité). Le potentiel comique de la série réside principalement dans ce choc des cultures : la rencontre entre cette jeune femme blasée et des comparses à l’irréprochable moralité. Et c’est là que le bât blesse : comment rendre intéressant des individus sans aucune faille (apparente) ? Le challenge est réel pour les scénaristes et n’est pas encore relevé dans le pilote. Heureusement, les fils narratifs amorcés, ce ton très cartoonesque, ainsi que le duo Kristen Bell/Ted Danson, donnent envie de laisser une chance à cette nouvelle comédie.

"The Good Place" de Michael Schur avec Kristen Bell et Ted Danson. Inédite en France.


 

Je zappe : l’anthologie sexy "Easy"

Le pitch

Les péripéties amoureuses et sexuelles d’habitants de Chicago.

Notre avis

C’est dans la plus grande discrétion que Netflix a lancé sa nouvelle production originale. Et pourtant, le projet est ambitieux : comparé par certains à un nouveau Sex and the City, Easy convoque une pléiade de stars, d’Emily Ratajkowski à Orlando Bloom. Se glissant parfaitement dans la peau d’individus lambda, ces derniers incarnent à leur manière les questionnements sentimentaux des générations actuelles. Les problématiques intemporelles (manque de désir dans le couple, infidélité) côtoient des interrogations beaucoup plus contemporaines. Ainsi l’épisode 2 (un des meilleurs) est centré une jeune femme qui prétend être vegan pour faire plaisir à sa nouvelle petite copine. Si certaines parties de cette anthologie sont réussies, la majorité brille par sa platitude. Papa du cinéma mumblecore, le réalisateur Joe Swanberg opte, comme à son habitude, pour une esthétique naturaliste servant une intrigue quasi-inexistante. Le réalisateur peine à dépasser le propos de base et ressasse des storylines déjà vues ailleurs.  

"Easy" de Joe Swanberg avec Dave Franco et Orlando Bloom. Saison 1 disponible sur Netflix France.


 

Je zappe : le drama choral "This is Us"

Le pitch

Aux quatre coins des Etats-Unis, plusieurs individus fêtent leur 36e anniversaire. Une journée mouvementée pour chacun : Jack (Milo Ventimiglia) accompagne sa femme Rebecca (Mandy Moore) qui s’apprête à accoucher de triplés, tandis que Randall croit avoir reconnu son père biologique en la personne d’un SDF. Acteur dans une sitcom minable, Kevin tente de donner un sens à son rôle de playboy perpétuellement topless, quant il ne vole pas au secours de sa sœur Kate (Chrissy Metz), déprimée par son obésité.

Notre avis

Imaginée par Dan Fogelman (scénariste de Crazy Stupid Love), This is Us jongle dans son épisode pilote entre trois intrigues parallèles. D’emblée, la série met l’accent sur le mélo, enchaînant les instants tire-larmes, alors même que le spectateur n’a encore aucun attachement aux personnages. Dans la lignée de cette manipulation émotionnelle, les premières quarante minutes se clôturent par un twist abracadabrantesque qui, au mieux vous fera doucement rire, au pire, vous provoquera un soupir de désespoir.   

"This is Us" de Dan Fogelman avec Milo Ventimiglia et Mandy Moore. Inédite en France. 

On teste : "Designated Survivor", le nouveau "24 heures chrono"

Le pitch

Tom Kirkman est le ‘"survivant désigné", un simple secrétaire d’Etat qui doit succéder au Président si celui-ci et l’ensemble du gouvernement disparaissent. Lorsque plusieurs attentats touchent le Capitole et d’autres lieux de pouvoir, tuant la totalité de ses confrères, il se retrouve propulsé à la tête du pays.

Notre avis

Difficile de nier l’évidence, à la lecture du synopsis de Designated Survivor : l’intrigue de départ est d’une efficacité redoutable. Pas seulement sur le papier, puisque le premier épisode commence avec une scène explosive, mettant en parallèle un Washington en flammes et le visage stupéfait de Kiefer Sutherland. L'acteur en impose dans le rôle de cet homme, complètement dépassé par les circonstances, à la différence du mythique Jack Bauer de 24 heures chrono. Si l'ensemble est aussi bien ficelé qu'un épisode de Scandal pour le moment, il faudra voir comment ce pitch high concept sera déployé sur la longue durée. 

"Designated Survivor" de David Guggenheim avec Kiefer Sutherland et Natascha McElhone. Inédite en France.


 

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