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Le Clash : The Following, ça tue ou pas ?

The following série

Une fois par mois, nos spécialistes Marion et Jan se clashent sur une nouvelle série. Cette semaine, ils attaquent avec "The Following".

Ecrite par le scénariste de Dawson et Scream, Kevin Williamson, The Following suit l’affrontement entre un tueur en série (James Purefoy) qui forme un culte d’assassins autour de sa personne, et le flic sur le retour qui tente de l’arrêter (Kevin Bacon).


 

Attention, petits "spoilers" à suivre...

Marion aime bien The Following, parce que…
-Ça démarre vite. En à peine deux minutes, il y a déjà eu un bain de sang et une évasion de prison. J'aime quand ça ressemble d'emblée à une série de garçons, et j'aime les séries de garçons. Ça me rappelle que je suis une fille… quand Kevin Bacon prend sa douche et montre qu'il a bien vieilli. J'aime sa dégaine de bad boy qui a du mal à dessouler, son costard mal coupé, sa cravate pas serrée, ses cernes. Il est beau, Kevin.
-En bonne geek, je peux reconnaître les acteurs de séries sans Wikipedia. Là, j'ai repéré Maggie Grace, que je détestais dans Lost parce que Ian Somerhalder était amoureux d'elle, mais aussi James Purefoy, légèrement canon dans Rome, et Natalie Zea dont j’aurais voulu être la copine (ou même la cousine de province) dans Dirty Sexy Money.
Dans The Following, je me sens chez moi. J'ai vu Scream, The Faculty et Souviens-toi l'été dernier, tout droit sortis du cerveau de son créateur, le grand Kevin Williamson. Et non, je n'ai pas vu ses séries, ni Dawson – je sais que c'est grave mais je n'ai pas le temps – ni Vampire Diaries – j’ai piscine.
-Les codes du polar / "slasher" / film de tueur en série que je consomme par camions entiers sont tous là, à commencer par le serial killer intelligent et séduisant mais diabolique. Il faut se méfier de tout le monde, pour le meilleur (le jeune flic qui n'a l'air de rien mais comprend tout), comme pour le pire (le couple de voisins gay, pas sympas du tout, en fait). Et bien sûr, Bacon passe son temps à se balader dans des endroits sombres, garages, remises et autres granges ensanglantées, avec les murs couverts de messages codés.
-Le rythme est tendu comme un string dans un clip de hip-hop, chaque scène fait avancer l'histoire, avec des cliffhangers et de grands moments de stress à la pelle (la fille qui se plante un truc dans l'œil m'a glacé le sang pour trois jours, j’ai dû ressortir les chaussettes de ski). Cette série va jouer avec mes nerfs et j’aime ça.

Mais elle aime moins…
Les dialogues pas franchement fins. Par exemple, l’addition "Toi seul peut traiter cette affaire " + "Je veux te parler mais seul à seul"» + "Il ne veut s’entretenir qu’avec vous", ça fait beaucoup pour démontrer qu’entre le tueur et Bacon, c’est une histoire personnelle. On a compris depuis une demi-heure, merci. Enfin, l’utilisation de Marilyn Manson dans la B.O d’une série dark est, me semble t-il, interdite par la loi depuis 1997. Peut-être 1998.

Jan n’aime pas The Following, parce que…
-Ça, pour démarrer vite, ça démarre vite. En 2 minutes, la série a déjà perdu toute crédibilité, avec une évasion de prison comme dans du beurre, et un massacre façon Jackson Pollock, à un contre douze. Le méchant doit faire peur, mais on s’est déjà étranglé deux fois de rire tant il grimace, le front légèrement penché, la voix grave, l’œil foufou. James Purefoy était sympa en Marc-Antoine dans Rome. Il aurait du rester chez Cléopâtre.
-Kevin Bacon, lui, a sans doute passé ces dernières années à picoler devant des rediffusions de 24 Heures Chrono – il était pas au cinéma, en tout cas, ou alors bien planqué – parce qu’il se la joue Jack Bauer d’entrée de jeu. Le flic méga maudit, alcoolo fini, tellement pas bien dans ses vieilles chemises pas repassées qu’il se trimbale une fausse bouteille d’eau pleine de vodka. Je ne sais pas vous, mais moi, un type qui sirote une vodka à 9h du mat’, je le reconnais à son haleine, pas à sa bouteille…
-Ayant grandi avec Dawson, je ressens un mélange de respect et de répulsion envers Kevin Williamson, un monsieur qui m’a diverti joyeusement avec Scream… et qui a pourri mon adolescence en m’expliquant dès mes 15 ans que l’amour, c’est foireux, qu’on va tous finir seul et que Joey, à la fin, se fera la malle avec Pacey. Williamson connaît le "slasher"» par cœur ? Sans doute, mais il confond ici jouer avec les codes et collectionner les codes. Pour " jouer" avec eux, il aurait fallu prendre un peu de distance, pas en faire des caisses. Quand on me dit deux heures avant qu’un type va faire "Bouh !" en surgissant derrière moi, j’ai moins peur.
-Enfin, comble de la ringardise et du mauvais goût (et aussi du manque d’inspiration), fallait-il sérieusement faire du tueur en série un fan de Edgar Allan Poe, qui cite ses poèmes et tue en s’inspirant de ses livres ? Il crève les yeux de ses victimes en citant Poe ? Pourquoi pas leur arracher la tête et les bras en chantant Carlos, Tirelipimpon sur le chihuahua ? Là, au moins, on aurait rigolé.

Mais il aime quand même…
Si on n’est pas allergique aux caricatures et aux lourdeurs narratives, on ne s’ennuie pas. Ça galope, ça dézingue, ça sanguinole, c’est du divertissement qui s’assume, avec option boucherie-charcuterie. Pour être complètement honnête, Kevin Bacon ne s’en sort pas si mal, sous ses postures de gueule de bois ambulante. Et, si ça se trouve, une fois calmé, James Purefoy fera peut-être un psychopathe sympa…

The Following, sur Fox aux Etats-Unis, et 24h après en téléchargement payant sur MyTF1VOD.

 

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